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PORTRAIT PASSIONLe Durango, plus qu’une boîte de nuit, une marque festive

À 32 ans, Romain Chalan veut développer son établissement hors les murs et a pour objectif de réveiller les nuits de Pau. Ça va bouger !
Romain Chalan, le gérant de la boîte de nuit le Durango, à Pau. Crédit photo : Durango / PM TISNÈS© PM TISNÈS
Quel Palois n’a jamais entendu parler du Durango ? Il est vrai que dans la capitale béarnaise, cette boîte de nuit est une étape « obligée » pour tout fêtard qui se respecte. On vous parle aujourd’hui de l’histoire familiale qui se cache derrière cette enseigne. Car le Durango est avant tout l’histoire d’une transmission de passion et de partage !

Romain Chalan tombe amoureux de ce monde à travers la boîte de nuit gérée par ses parents Yves et Rose Chalan depuis 1985. Ils lui transmettent ainsi le goût pour la rencontre de nouvelles têtes, pour l’échange et l’envie de créer du lien social.

Avoir des parents issus du monde de la nuit est peu commun. Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance et votre adolescence ?

Romain Chalan (R.C) : J’ai passé pas mal de temps chez mes grands-parents. À l’école, c’est moi qui avais les parents cool. J’ai intégré très tôt les codes de la nuit, loin des clichés que l’on peut connaître. D’ailleurs, je bois rarement d’alcool !

Depuis l’âge de 15 ans, je voulais travailler avec mes parents. J’avais un peu une fascination pour ce lieu que je ne fréquentais qu’en journée. Je faisais du skate et j’idolâtrais tous les skateurs plus âgés du skate park qui connaissaient mes parents, car ils faisaient la fête au Durango. Il me tardait de pouvoir y aller et d’y travailler, au grand désespoir de mes parents. Ma mère me voyait en médecine et mon père c’était ‘’tout ce que tu veux faire, sauf ça…’’.

L’année prochaine va être une année importante pour le Durango…

R.C : C’est exact. On est en train de voir avec la mairie pour organiser en 2023 des fiestas en plein air. Il va y avoir une grosse programmation en 2023, on va monter d’un cran. On est en pourparlers avec un producteur-chanteur-DJ parisien pour le faire venir. On va inviter des Bordelais, des Toulousains, des Biarrots, des Parisiens, des Nantais… Bref, il y aura du beau monde.

© PM TISNÈS

De plus, le monde de la nuit est en train de changer : on se dirige de plus en plus vers une programmation de concerts. C’est d’ailleurs ce vers quoi le Durango se dirige. Je ne veux pas que ce soit seulement un lieu, mais aussi une marque. Aujourd’hui, on fait des vêtements et on va bientôt sortir une sauce piquante, la Durango hot sauce. On va aussi sortir des compiles, des vinyles… Pour amener le Durango chez soi ! 

La fête a un rôle ultra important dans l’attractivité d’une ville. Il faut aller plus loin dans l’offre des nuits paloises, ça me tient beaucoup à cœur. Il y a de multiples façons de faire la fête. 

On dénombre une forte augmentation des piqûres sauvage dans la région. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

R.C : On en entend beaucoup parler, mais il faut savoir qu’à l’échelle nationale, les injections de drogue par piqure se comptent sur les doigts de la main. Il ne faut pas tomber dans la parano. Évidemment, il faut enclencher des actions de préventions. On a déjà eu des réunions avec la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et on travaille aussi avec l’UMIH. On a d’ailleurs fait de l’affichage.

L’avantage que l’on a par rapport aux fêtes de Pampelune ou de Bayonne, c’est que c’est cadré chez nous. Le Durango n’a pas une capacité d’accueil énorme, et nos clients sont surtout des habitués. On a des agents de sécurité, des portiers et des caméras de sécurité.

Où pourra-t-on vous retrouver cet été ?

RC : Fin août, le Durango animera la rentrée du club des cinq : la présentation des clubs sportifs palois, qui sera précédée d’une fête place Clemenceau. On va aussi faire des soirées dans d’autres boîtes de nuit à Hossegor et Biarritz, mais les dates ne sont pas encore calées.

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