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Créateurs et Passionnés

Mary Dussarrat, de Eyres-Moncube aux grandes Fashion Weeks

Cette jeune Landaise de 23 ans s'est fait un nom dans le mannequinat depuis ses débuts en 2016. Un parcours atypique sur lequel elle revient avec beaucoup de recul...
Malgré une vie faite de strass et de paillettes, Mary Dussarrat garde les pieds sur terre, et conserve un attachement très fort au Sud-Ouest et à ses valeurs.

Rien ne destinait cette petite fille d'agriculteurs à devenir mannequin internationale. « Le mannequinat n'a jamais été mon domaine de prédilection. C'est totalement étranger à ma famille qui a toujours été très simple. Si j'avais quelque chose en tête, c'était le basket », raconte celle qui jouait à Basket Landes quand sa vie a changé.

« C'est une amie qui m'a inscrite au concours Elite Model Look en 2015 ». Après une première sélection à Bordeaux, Mary Dussarrat file à Paris pour la finale. « À ce moment-là, on n'était plus que huit. Ce n'est pas moi qui ai gagné le concours, mais j'ai tout de même eu une offre pour un contrat international de la part d'Elite ».

Studieuse, elle repousse la signature pour se laisser le temps de terminer son parcours scolaire au Lycée Charles-Despiau de Mont-de-Marsan. « J'étais en Terminale à cette époque. Je n'avais pas vraiment envie de partir, de manquer des cours, et puis le milieu ne me passionnait pas forcément », raconte-t-elle. Une fois son BAC obtenu, elle décide de tenter l'expérience et monte à la capitale pour réaliser son book.

« Tout a été très vite ensuite. J'ai officiellement commencé ma carrière en octobre 2016 avec un défilé pour Louis Vuitton pendant la Fashion Week de Paris. C'était incroyable. Et puis commencer avec une marque française, en France, étant moi-même française c'était vraiment super ».

Toujours avec des couturiers français, elle a intégré la maison de couture de Christian Dior pour la réalisation d'une collection. S'ensuivent d'autres défilés, notamment pour Burberry et Giorgio Armani, lors des Fashion Weeks de Paris, Milan, Londres. « Ce métier m'a fait énormément voyager. J'ai également pu travailler à Barcelone, Munich, et plus récemment je suis même allée en Egypte ».

Elle a également pu s’inscrire dans une collaboration entre The Kooples et la NBA. « C'était génial car cela m'a permis de revenir à mes premiers amours. Moi qui avais toujours été plongée dans le milieu du basket, j'ai adoré ».

Avec une vie dans un milieu imprégné de luxe, Mary Dussarrat aurait pu se détacher de ses origines et s'habituer aux strass et aux paillettes. « Je pense avoir les pieds sur terre. Enfin, si l'on regarde d'où je viens, je pense avoir les pieds même bien ancrés dans la terre ! ».

« J'adore le Sud-Ouest, je suis fière d'en être originaire, et je pense que les valeurs locales, la simplicité et l'humilité, c'est ce qui m'a sauvée. Je pense sincèrement que mon métier est dur, même si je ne m'en plains pas du tout, et avoir ma famille toujours présente pour moi a été une aide précieuse ».

Actuellement à Paris, Mary Dussarrat revient dès que possible dans sa région natale. « La région m'apporte beaucoup de bonheur et d'apaisement. Vivre en ville tout le temps quand ce n'est pas notre milieu, ce n'est pas toujours facile, ça fait du bien de revenir d'où l'on vient », dit celle qui quittera la capitale pour se rapprocher de la côte basque dès le mois de juillet.

« J'espère que cela pourra me permettre de travailler avec plus de marques locales. C'est quelque chose que je n'ai pas pu faire dans le passé et qui me tient énormément à cœur. Il y a beaucoup de choses à faire ici. On y est bien chez nous ! On a l'Espagne, la mer, la montagne, des activités folles, plein de sport, des traditions, de la gastronomie ». Pas de doute, Mary Dussarrat est bel(le) et bien une amoureuse de la région !

Des engagements personnels

« Ça me tient à cœur de faire changer les normes dans ce milieu-là. Il faut arrêter de prendre les mannequins les plus fines possible et qui ont le moins de formes possible. Il faut également ouvrir le marché aux mannequins de toutes les origines et couleurs de peau. Quelques marques le font déjà, mais ce n'est pas assez. J'ai envie que l'on puisse donner leur chance à toutes les femmes, et aux hommes aussi, qui souhaitent faire ce métier ».

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