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ICI, ON PRODUIT LA VIELes Couteliers Basques : transmettre pour faire durer

À travers leurs gestes, leurs ateliers ouverts et leur volonté de former, Les Couteliers Basques, basés à Bidart, rappellent une évidence : produire ici, c’est avant tout transmettre.
L'équipe des Couteliers Basques avec Andrea Carvalho au centreLes Couteliers Basques DR
Pendant cette période estivale, PresseLib’ Pays Basque vous propose de nouveaux zoom sur la cinquantaine de témoignages déjà publiés dans la rubrique hebdomadaire « ICI, on produit la vie ». Un fil conducteur demeure : sensibiliser le plus grand nombre à la nécessité, pour notre territoire, de pérenniser et renforcer les emplois de production.
Transmettre et sauvegarder un savoir-faire
Les Couteliers Basques DR

Avec Les Couteliers Basques, produire ici dépasse largement l’objet fabriqué. C’est faire vivre des gestes, des savoir-faire, une culture. « Produire la vie ici au Pays Basque, c'est quelque chose de très concret chez nous », explique Andréa Carvalho, associée gérante chez Les Couteliers Basques. « C'est d'abord faire le choix de fabriquer ici, pour de vrai, de créer de l'emploi local et de faire vivre un savoir-faire qui a du sens. »

Dans chaque couteau, il y a bien plus qu’un usage. « Chaque couteau fabriqué ici porte une part de notre culture et de nos valeurs », poursuit-elle. Un objet utile, pensé pour durer, mais aussi pour accompagner des moments de vie. Une production qui s’inscrit dans le quotidien… et dans le temps long.

Et c’est justement ce temps long qui donne toute sa valeur à cette démarche.

Car derrière ces gestes, il y a une transmission. Une histoire humaine. Celle d’Andréa Carvalho en est une illustration directe. « Je suis arrivée dans la coutellerie tout à fait par hasard », raconte-t-elle. « Rien ne me prédestinait à ce domaine. » Devenue aujourd’hui associée, elle incarne cette capacité des métiers de production à créer des vocations.

Les couteliers travaillent avec des gestes traditionnels
Les Couteliers Basques DR

Une évidence, selon elle. « C'est essentiel de donner envie aux jeunes de faire perdurer nos savoir-faire. » Dans un monde en quête de sens, ces métiers retrouvent une attractivité nouvelle, justement parce qu’ils relient le geste, la matière et l’utilité.

Contrairement aux idées reçues, la coutellerie n’est pas tournée vers le passé. « C'est un métier qui évolue en permanence », souligne Andréa Carvalho. Entre gestes traditionnels, outils modernes et nouveaux matériaux, l’équilibre se construit au quotidien. « Ce qui fait qu'il est bien vivant, c'est cet équilibre entre héritage et innovation. »

Et cette dynamique répond à une attente bien réelle. « Les gens cherchent de plus en plus des objets utiles, durables, réparables, qui ont une âme. » Une aspiration qui redonne toute sa place à ces métiers de production, longtemps invisibilisés.

Reste une question centrale : pourquoi produire ici, et pas ailleurs ? La réponse tient autant au bon sens qu’à l’engagement. « Travailler le néflier, c’est un savoir-faire propre au Pays Basque », explique-t-elle. « C’est l’âme de notre coutellerie. » Impossible, dès lors, d’imaginer délocaliser cette étape clé. Produire ici devient une évidence… et une responsabilité.

Au fond, Les Couteliers Basques défendent une conviction simple mais forte, à savoir que produire localement, c’est faire vivre un territoire, des savoir-faire et des parcours humains.

ICI, on produit la vie

Chaque mercredi, cette rubrique propose un rendez-vous inédit pour défendre les métiers de production. Des témoignages, des reportages, des interviews, des dossiers permettront de porter cette CAUSE majeure, pour la faire avancer.

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