Pour rappel, cette interconnexion est réalisée par RTE et Red Eléctrica, via la société Inelfe. Elle connectera Cubnezais, près de Bordeaux, à Gatika, aux portes de Bilbao, avec un passage sous terre du Nord de Seignosse au Sud de Capbreton, afin de contourner l’infranchissable Gouf. Ce coude landais de 27 km de long a fait l’objet de multiples polémiques, retardant largement le chantier.
Plusieurs bateaux sont chargés de ce chantier, comme le Victoria (groupe norvégien NKT) et le Monna Lisa (groupe Prysmian), avec ses 170 mètres de long, ses 34 mètres de large, pouvant transporter jusqu’à17 tonnes de câbles.
Il s’agit d’installer 4 câbles de puissance et des câbles à fibres optiques, permettant les échanges d’informations entre les stations. Il est prévu des essais à partir de mi-2027, avec une mise en service espérée en 2028.
L’objectif est donc de permettre à la France et à l’Espagne d’échanger davantage d’électricité, dans les deux sens, selon les besoins du réseau. Aujourd’hui, la capacité d’échange entre les deux pays est de 2.800 MW. Grâce à ces câbles, elle atteindra 5.000 MW.
Ces opérations sont soumises à une sécurité renforcée, avec des navires de surveillance autour des bateaux câbliers. En effet, la pêche est interdite à proximité et il s’agit d'éviter toute interaction avec les professionnels de la pêche, mais aussi avec les plaisanciers.
Une fois les câbles posés, le chantier est levé rapidement pour qu’il n’y ait plus aucun impact. Des mesures sont prises pour protéger au maximum la faune et la flore marines pendant les travaux.
Lire notre article : Nouveau tracé landais pour l’autoroute électrique
Informations sur le site d’Inelfe





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