Alors que Tarbes-Lourdes a pris largement le pas sur Pau, Fontarrabie se rapproche donc de Biarritz qui reste en tête sur le bassin Adour-Gascogne : la plateforme basque (16e aéroport français) a enregistré 935.404 passagers en 2025. Tarbes-Lourdes (19e) continue sa progression avec 576.401 voyageurs l’année dernière, très loin devant Pau (32e sur 37) avec seulement 236.678 personnes embarquées.
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L’aéroport de Fontarrabie-San Sebastián, qui plafonnait à 230.000 passagers avant le covid, a désormais passé le cap des 500.000, soit plus du double du trafic enregistré à Pau et proche de celui de la plateforme bigourdane. Il a affiché un objectif de 750.000 voyageurs dans les prochaines années. Son développement est cependant limité par la longueur de sa piste qui s’avance sur la Bidasoa.
Cependant, l’Euskadi compte bien renforcer cette infrastructure qui complète ses deux autres aéroports de Bilbao et Vitoria. D’autant plus qu’un accord avec Madrid lui permet désormais d’avoir son mot à dire sur l’avenir de ses aéroports basques, jusque-là entièrement sous la coupe du Gouvernement espagnol. La puissante Communauté autonome a récemment dévoilé une stratégie ambitieuse qui prévoit de développer fortement les liaisons nationales et internationales depuis Fontarrabie.
La pétition d’habitants d’Hendaye, concernant le bruit occasionné par les avions, ne devrait guère freiner cette volonté. La concurrence avec l’aéroport de Biarritz est d’autant plus forte que les aéroports français sont plombés par des mesures fiscales nationales, comme la forte hausse de la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA) et de la taxe de sûreté et de sécurité (T2S).
Ortzibia, la société de promotion de l’aéroport de Fontarrabie-San Sebastián, est l’un des moteurs des ambitions du territoire. Elle réunit le Gouvernement basque, le Conseil territorial de Guipúzcoa, les Villes de San Sebastián, Irún et Fontarrabie, et la Chambre de commerce de Guipúzcoa. Elle a pour objet « le développement d’activités économiques et commerciales destinées à améliorer et à accroître les services de l’aéroport, activités qui répercuteront sur l’essor socioéconomique du territoire et l’amélioration de sa compétitivité ».
Actuellement, Fontarrabie propose 11 destinations : Madrid-Barajas Adolfo Suárez (Iberia) ; Barcelona-El Prat Josep Tarradellas (Vueling) ; Sevilla, Valencia, Málaga, Menorca et Palma de Mallorca (Volotea) ; Gran Canaria et Tenerife (Binter Canarias) ; Londres-Ciudad et Edimburgo (British Airways).
Pau-Orly, toujours en phase « transitoire »
Contrairement à l’aéroport de Tarbes-Lourdes qui a attribué, dès le mois de février, la gestion de la ligne avec Orly dans le cadre de l’Obligation de service public commune, le Syndicat mixte de l’aéroport de Pau n’a pas encore tranché. Si bien que la liaison, assurée ces derniers mois par Amelia, va être suspendue pendant tout le mois de juin.
Elle reprendra début juillet avec un nouveau statut provisoire, en attendant que les autorités béarnaises décident enfin de trancher.
En réalité, le Syndicat mixte cherche à négocier de nouvelles conditions, avec un opérateur qui devra investir pour arriver à relancer cette ligne, laissée longtemps à l’abandon.
Après avoir fait des pieds et des mains pour imposer une Obligation de service public avec Tarbes-Lourdes, cette instance politique béarnaise pourrait même relancer une procédure pour faire évoluer les conditions. Etonnant !
Ce nouvel épisode illustre une fois encore le gouffre qui s’est creusé entre les plateformes bigourdane et béarnaise. Cela pourrait même aggraver le décalage et avoir des conséquences sérieuses pour la structure paloise, déjà en danger avec un niveau d’activité bien trop faible. Pendant ce temps, Volotea va continuer d’investir sur Tarbes-Lourdes et sur la ligne avec Orly. Surtout avec l’interruption pendant un mois de Pau-Orly.
A suivre






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