Ce devait être le 3e échangeur donnant accès à l’agglomération, avec celui de Lescar (sortie n°9.1) et celui de Pau-Centre (n°10). Le suivant se trouve à Soumoulou (n°11) à une quinzaine de kilomètres vers l’Est.
En fait, il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un aménagement complémentaire indispensable comme en sont déjà dotées d’autres zones urbaines moins importantes. Par exemple, le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) bénéficie de 4 échangeurs : Bayonne-Nord, Bayonne-Centre, Bayonne-Sud et Biarritz.
L’objectif de cet ouvrage visait d’abord à offrir un accès direct depuis et vers l’autoroute aux habitants et aux entreprises de l’Est de l’agglomération paloise. Ces dernières, de plus en plus nombreuses, ont actuellement un accès compliqué à l’A64.
L’enjeu était également de mieux répartir le trafic sur l’ensemble de l’agglomération permettant ainsi de fluidifier et de sécuriser la circulation routière. Enfin, ce 3e échangeur devait permettre de reporter sur l’autoroute une partie du trafic de transit qui participe à la saturation de la rocade paloise aux heures de pointe.
Il est clair que le calendrier ne sera pas tenu, et de très loin puisqu’on parle de fin 2030, voire plus tard encore.
Deux aménagements étaient également prévus. D’abord, la création d’un pont de 300 m de long pour franchir le carrefour giratoire Nobel, à hauteur du centre Feger de TotalÉnergies ; il devait participer à fluidifier le trafic sur la rocade (RD 817) et sur la RD 943. Ensuite, la reconfiguration des voiries communales d’accès à l’échangeur permettant d’améliorer la circulation tout en respectant la quiétude des riverains.
Il faut savoir qu’en 2022, 19.000 véhicules empruntaient déjà, chaque jour, la rocade et 13.600 véhicules l’avenue Alfred Nobel. Selon une étude, ce nouveau pont devait permettre d’absorber environ 25% du trafic de la rocade et de diminuer ainsi le temps de trajet des usagers.
Le lancement de l’enquête publique n’est pas pour demain et l’on peut se demander si l’échangeur de Pau-Morlaàs deviendra, un jour, réalité. D’autant plus que, avec les changements politiques survenus lors des dernières élections municipales, la contestation du projet a pris de l’ampleur.
Affaire à suivre…






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