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CEUX QUI FONT NOTRE PAYSPhilippe Laurent, la passion du beau et du bon

Ancien professeur de saxophone devenu artisan d’excellence, Patrice Laurent insuffle depuis 2011 un vent de créativité et d'audace sur la biscuiterie locale.
Patrice Laurent; le foondateur et gérant des iscuits de Mr. Laurent, aux côté de sa fille.N.B
Entre respect des traditions et défis techniques, portrait d'un Lillois d'origine qui a conquis le cœur (et les papilles) des Béarnais.

Rien ne prédestinait Patrice à la pâtisserie, si ce n'est un héritage familial tourné vers l'artisanat, avec un grand-père couturier et un père tonnelier.

En 2011, cet ancien professeur de saxophone et Lillois d'origine décide de troquer ses partitions pour les fourneaux. « Un instrument et un public différents, mais avec la même créativité », confie-t-il.

Sans diplôme de pâtissier, mais armé d'une détermination sans faille, il se lance en autodidacte avec une idée fixe : créer un biscuit inspiré d'une ancienne monnaie locale au sel de Salies-de-Béarn et au Jurançon.

Ce qui n'était au départ qu'un pari fou réalisé dans sa cuisine avec un four vieillissant est devenu une véritable success-story. À force d'acharnement et en arpentant les marchés de la région, l’artisan a transformé son essai en un réseau de trois boutiques situées à Idron, Pau et Lescar.

Dans ses ateliers, l'humilité, excellence et simplicité sont les garants d'un savoir-faire unique. C'est d'ailleurs une simple soirée en cuisine avec sa fille Léa qui a donné naissance à son plus grand succès : le « cookie de la mort qui tue ».

Cette gamme, lancée presque pour plaisanter après une validation enthousiaste de la jeune fille, fait aujourd’hui sa renommée bien au-delà de l’agglomération paloise. C'est aussi là que s'exprime une valeur forte : l’esprit d’équipe, pour avancer ensemble avec ses collaborateurs. « On essaye de faire des choses simples, mais très bien, tous les jours ».

Eric Traversié

Précision, créativité et respect 

Mais cette rigueur n’empêche en aucun cas l’amusement : Patrice n'hésite pas à réaliser des défis fous, comme cette nageoire de baleine de 25 kg pour Pâques ou une pièce montée en forme de « X », décorée de têtes de mort noires sur chaque cookie, pour le lancement d'une moto Ducati. 

Pour le biscuitier-chocolatier béarnais, rien n'est trop ambitieux : « J’adore dire oui, même si des commandes semblent impossibles ou farfelues. Mon but est de mettre du woaw ! J’aime casser les codes et aller où l’on ne m’attend pas. La vie est trop courte pour faire des choses ordinaires. À nous de la rendre extraordinaire »

Pour y parvenir, il n'hésite pas à allier tradition et modernité : il utilise notamment une imprimante 3D pour donner vie à ses créations les plus complexes. Cette agilité lui permet de proposer du sur-mesure pour répondre aux demandes les plus spécifiques. 

Pour cet artisan passionné, la création n'est pas un processus mécanique, mais une observation patiente du monde. Il a d’ailleurs érigé la « bio-imitation » en règle d'or, tout en cultivant une fibre écoresponsable depuis la création de son entreprise. 

Selon lui, « tout tourne autour du respect : des humains, des produits, de la planète », une philosophie qui se traduit par une politique RSE prégnante au sein de son activité. « Lors des processus de créations, je me demande toujours : si la nature devait le faire, comment elle s’y prendrait ? Eh bien, elle le ferait avec ce qu’elle a sous les yeux et sous la main. Je n’ai jamais changé de ligne de conduite : je veux d’abord faire des choses bonnes, puis belles, si possible ». 

Eric traversié

Le meilleur reste à venir

Si l'entreprise prospère désormais à travers trois boutiques, le biscuitier-chocolatier garde la même « gnac » qu'à ses débuts sur les marchés et son imagination bouillonne de nouveaux projets.

Aujourd'hui entouré de quinze salariés et de ses deux enfants, David et Léa, l'entrepreneur ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

« Tout m’inspire. L’imagination est un muscle que l’on doit travailler. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers. Il faut que ça bouillonne, que ça vive, toujours être dans la création, car c’est ça qui m’anime ».

Dans quelques semaines, Patrice ouvrira un salon d’inspiration Art déco dans sa boutique de Lescar pour un véritable voyage dans le temps direction les années 1920. Le public y dégustera un café transporté d'Amérique latine à la force du vent, sur un bateau à voile, ultime preuve de sa fibre écoresponsable.

En refusant de se reposer sur ses lauriers, ce passionné de plantes continue de tracer sa route là où personne ne l’attend. Et il l’assure, le plein potentiel de sa maison reste à découvrir !

Noémie Besnard

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