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CEUX QUI FONT NOTRE PAYSLa saga Agest puissance 3 avec Juliette, Jean-Baptiste et Louis

La 3e génération prend le relais à la tête du groupe familial, créé à Pau-Bizanos il y a 60 ans. Ce jeune trinôme déborde d’enthousiasme pour surfer sur la vague des camping-cars et mobil-homes.
Fondée en 1966 par Marie-Joséphe et Robert Agest, l’entreprise familiale a acquis une expérience hors pair dans le domaine de la vente de véhicules neufs et d'occasions, mais aussi dans leur réparation et les accessoires.

C’est en 2000 que Christine et son frère Philippe Agest ont pris les commandes de cette belle aventure, devenue une véritable référence dans le bassin de l’Adour. Fort de ses deux enseignes, Agest et Top Loisirs, le groupe qui emploie une cinquantaine de personnes, a développé 6 implantations à Pau-Bizanos, Pau-Lescar, Bayonne-Tarnos, Tarbes-Odos, Mont-de-Marsan et Toulouse-Muret. Des concessions qui proposent les marques leaders pour les véhicules compacts et les grands modèles.
 
Cette année du soixantenaire, c’est donc la 3e génération qui reprend le flambeau avec 3 cousins hypermotivés : Juliette Manchon (35 ans), Louis Pécastaing (33 ans) et Jean-Baptiste Agest (25 ans), se complètent parfaitement.
 
« La transmission se met en place. Nous avons chacun nos domaines de compétence » précise le fils de Philippe qui a attrapé le virus très jeune. « J'ai vu mon père s'épanouir énormément dans le travail, prendre beaucoup de plaisir dans ce qu'il faisait. Ça m'a donné l'envie de m'intéresser à l’entreprise. Ce qui n’a pas été le cas de mon frère et de ma sœur ».
 
Pour Jean-Baptiste, il était naturel d’être dans la continuité de cette entreprise familiale qui avait déjà impliqué deux générations. « Très tôt, je venais déjà à la concession le mercredi, le samedi, pendant les vacances scolaires ou lors d’opérations portes ouvertes. Je venais dire bonjour aux clients, faire le café pour les équipes, etc. C'est en 2019 qui j’ai voulu m’y intéresser davantage, comprendre ce que faisaient mon père et ma tante, concrètement au quotidien, découvrir ce qu’était gérer cette boîte ».
 
« Ainsi, j’ai passé six mois à travailler avec ma tante, en partageant son bureau. Je l’avais prévenu que c’était pour moi un test pour mesurer si j’avais vraiment envie. En fait, j'ai passé six mois à m'éclater. J'ai compris à quel point le travail pouvait être source d'épanouissement. Ce n'est pas très à la mode, j’en ai conscience. Mais, je pense que travail et plaisir peuvent aller ensemble ».

La famille Agest

Un trinôme aux compétences complémentaires…

Parcours très différent pour Juliette et Louis qui ont exercé dans le droit avant de rejoindre le groupe familial. La fille de Christine était avocate. « Je suis partie de Pau à 16 ans et je n’étais pas revenue depuis. Jusqu’à ce que la question de la transmission de l'entreprise soit posée. Nos parents ont voulu penser à la suite, même s'ils sont encore jeunes. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il était temps de m’intéresser à l’entreprise, de la découvrir. Je me suis dit : si ça me plaît très bien, sinon je repars exercer mon métier. J’ai été convaincue et j’ai saisi l’opportunité ».
 
Comme leurs parents, les 3 cousins s’entendent bien et sont complémentaires. Chacun a pris des missions dans lesquelles il est compétent et aime s’investir. Ainsi, Louis s'occupe plutôt de la partie immobilière, de la gestion financière et il assure la direction du nouveau site à Toulouse-Muret au moins dans la phase de démarrage. Juliette a pris la responsabilité des ressources humaines et de la communication. Jean-Baptiste travaille en binôme avec sa tante sur la partie commerciale, les achats de véhicules, les ventes, etc.

« Notre trinôme fonctionne bien. Nous sommes rentrés officiellement dans l’entreprise en 2025, en portant ensemble le projet d'ouvrir une nouvelle concession près de Toulouse » s’enthousiasme Jean-Baptiste. « C'est vraiment notre société, notre bébé. Nous avons pu vérifier la qualité de notre association, en menant ce projet de A à Z : du choix du bâtiment jusqu’à la recherche des marques à commercialiser. La concession vient de fêter sa première année, avec un démarrage très satisfaisant ».

« Tous les trois, nous avons l'envie de développer et de faire perdurer cette entreprise familiale. A l’heure où beaucoup de sociétés sont vendues, à l’heure des concentrations, nous sommes quelque part les irréductibles Gaulois » sourit Jean-Baptiste.
 
« Nous avons un grand attachement pour le produit. Chaque fois qu’on le peut, on part avec un véhicule. C’est essentiel pour bien connaître les modèles et les problématiques » ajoute Juliette qui pratique régulièrement le camping-car.
 
L’activité évolue énormément, avec des pratiques qui changent dans un marché porteur qui progresse tous les ans de 5% à +6 % en moyenne, depuis le covid.
 
« Aujourd'hui, nous travaillons principalement avec 6 grands constructeurs qui développent une trentaine de marques. Nous proposons trois grandes catégories de véhicules : le van, le fourgon et le camping-car (profilés, intégral et capucine). La construction des modèles se fait par rapport au châssis et de multiples aménagements sont possibles : matériaux, rangements, isolation, chauffage, lits, places, frigo... Nous avons la chance de travailler avec certaines marques depuis très longtemps. On se suit dans les bons moments comme dans les périodes difficiles et nous avons un vrai dialogue » insiste Juliette.
 
Quelles évolutions ? Les véhicules avec une boîte automatique sont de plus en plus recherchés. Concernant l’électrique, il y a peu d'avancées. Les prototypes présentés dans les salons ne sont pas vendables par manque d’autonomie. Il faut savoir également que, pour être accessible avec un permis B, le véhicule doit avoir un poids inférieur à 3,5 tonnes. Si l’on ajoute des batteries électriques ou un système hybride, on ne peut respecter cette contrainte.
 
« De plus, ça ne correspond pas tellement au mode de voyage que les gens s'imaginent. Si on achète un camping-car, ce n’est pas pour dormir sur un parking à côté d’une borne de recharge » sourit Jean-Baptiste.

Proximité, compétences, transmission…

La différence apportée par la Maison Agest vient à la fois de la proximité et de l’hyper réactivité. « Notre priorité absolue est la satisfaction de nos clients et la qualité du suivi. Nous avons su préserver cette relation essentielle et l’améliorer pour aller le plus loin possible » se réjouit Juliette. « Notre atout est également notre savoir-faire de longue date, avec une transmission de compétences en interne. C’est très important, sachant que c'est un métier dans lequel il n'y a pas vraiment de formation, ni d'école. Nous favorisons la transmission entre collaborateurs ».

« Nous avons une grosse activité de réparation et notre réactivité pour répondre aux besoins des clients est fondamentale. Ce sont des maisons sur quatre roues qui bougent, qui prennent des dos d’âne, qui vont en montagne… Elles subissent des contraintes énormes et il y a toujours des petites choses à réajuster. De plus, ce sont des véhicules qui demandent un certain entretien, que ce soit pour l'hivernage, pour garantir l'étanchéité, ou même au niveau mécanique » complète Jean-Baptiste.
 
« Les garages classiques sont pas toujours enclins à travailler sur des camping-cars, ils n’ont pas toujours les ponts nécessaires. C'est la raison pour laquelle nous avons ouvert notre Centre technique qui permet à nos clients d’avoir accès à tous les services centralisés : mécanique, entretien, vidange, distribution, carrosserie, etc.  Nous avons une cabine de peinture de 9 mètres de long qui est exceptionnelle dans le Sud-Ouest ».
 
Pour l’entreprise Agest, la mise en main d’un véhicule est une étape importante pour une bonne utilisation. « C'est un produit technique. Quand on n'en a jamais eu, il peut y avoir des difficultés au début, que ce soit au niveau électrique ou au niveau des circuits d'eau et de gaz. En plus d’une présentation à la livraison, on peut avoir besoin d'une piqûre de rappel. Nos clients savent qu'ici, il y a toujours quelqu'un qui va prendre le temps de donner des explications et de trouver des solutions ». L’accompagnement est aussi nécessaire quand quelqu’un veut faire évoluer l’utilisation de son véhicule.
 
Au-delà de son métier, le groupe familial s’implique dans son environnement local. Par exemple, au niveau de la zone commerciale du Grand Hameau, créée à l'initiative de Philippe Agest, pour la faire rayonner mais aussi pour favoriser des liens entre les différentes entreprises. Il est aussi présent aux côtés d’associations et de clubs sportifs, de l'Aviron Bayonnais jusqu’au Bizanos Rugby Club, même s’il ne peut pas répondre à toutes les sollicitations.
 
Jean-Baptiste est adhérent au Centre des jeunes dirigeants, depuis deux ans. « Çà m’apporte beaucoup. Le CJD permet d'échanger avec d'autres chefs d'entreprise de secteurs d’activité très différents ». Le peu de temps laissé par l’entreprise les oblige à se concentrer sur quelques impératifs, notamment familiaux. Comme Juliette le fait avec son mari et ses deux enfants.
 
Informations sur le Groupe Agest, c’est ici

Les 60 ans d'Agest avec Joan de Nadau

CEUX QUI FONT NOTRE PAYS

Retrouvez chaque vendredi « Ceux qui font notre pays », la nouvelle rubrique de PresseLib' Béarn. Une rubrique qui célèbre des gens ordinaires qui font de leur territoire un pays extraordinaire.

Des femmes et des hommes qui font vivre et rayonner le Béarn et le bassin Adour-Gascogne, pas en slogans, mais en actes.

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