Abonnez-vous
Publié le

L'INFO INCONTOURNABLEUn Gersois invente des granulés magiques

Avec le Polyter, Philippe Ouaki Di Giorno apporte une solution révolutionnaire pour les plantations : son produit biodégradable agit à la fois comme un réservoir d’eau et un garde-manger. Utile en ces temps arides…
Philippe Ouaki Di Giorno  dans une plantation
L’homme est un véritable passionné de l’arbre et du végétal depuis sa plus tendre enfance. À l’âge de six ans, il ne peut concevoir planter un arbuste, et être obligé d’attendre plus d’un demi-siècle pour le voir adulte. Il va donc consacrer sa vie à les étudier, jusqu’au plus profond de leurs racines. Et c’est là justement, que Philippe Ouaki Di Giorno trouve la solution.

« Mes travaux portent sur le Potentiel Génétique Latent, démontrant que tout être vivant sur cette planète en possède un, et que, selon le mode environnemental et alimentaire, ce potentiel peut se révéler. Je suis dans son optimisation, de façon à permettre au végétal de pousser plus rapidement même avec une très faible quantité d’eau, tout en le sublimant, sans qu’il s’agisse de dopage » explique posément l’agronome installé dans le Gers.

Sa solution est secrètement concentrée dans de petits granulés de Polyter, biodégradables en 3 à 5 ans, venant fusionner avec la masse racinaire, et la multiplier par cinq par rapport à une plante ou un arbre traditionnel. Hydro-rétenteurs, fertilisants et activateurs de croissance, aux quatre coins de la planète, les preuves de leur efficacité ne manquent pas.

 « J’ai reforesté depuis 2012 la Nouvelle-Calédonie avec des arbres endémiques – j’y tiens – dans des zones pourtant jugées impossibles. J’ai planté un million d’arbres avec succès à la Grande muraille, au Sénégal ; j’ai fait pousser une immense forêt pour treize villages au Nord du Burkina ; en Israël, c’est le safran, aujourd’hui considéré comme le plus puissant, qui a refait surface sur la montagne de Jérusalem… ».

L’arrosage matin et soir, c’est fini 

Car au contact de l’eau, le Polyter gonfle et se transforme en gélatine, avec tous les éléments d’activation et de nutrition permettant aux racines un meilleur ancrage de l’arbre, et une meilleure tenue au niveau du stress hydrique en surface. En multipliant par cinq le ratio (½ litre équivalant à 2,5 litres), il constitue donc à la fois un réservoir d’eau et un garde-manger permanent pour la plante, y compris sur les terres les plus arides.

 « En Afrique, les chefs m’expliquent que les jeunes reviennent au village, parce que l’on créée en plus de la richesse avec une gamme plus large, comme du piment, de la pastèque, de la mangue, etc., sans que cela soit pour autant un travail de labeur. Car, avec le Polyter, on arrose une ou deux fois par semaine et non plus matin et soir, c’est fini tout ça ».

Après un été meurtrier pour les forêts, pourrait-on espérer les voir repousser rapidement ? « Je suis contre les discours passéistes qui considèrent qu’il faut attendre deux ans avant de replanter, ou que la nature fasse les choses. Il faut replanter au plus vite pour que les sols ne se ravinent pas, et permettre au milieu de se régénérer rapidement pour recréer un microclimat. Dans le Sud de la France, j’ai l’exemple de jeunes plants de pins parasols et maritimes qui ont atteint en dix ans la taille et le tronc d’arbres de quarante ans… ».

Mon but est de fédérer des gens autour d’une agriculture raisonnable, raisonnée, et pérenne 

Alors qu’il pensait simplement apporter une technologie parmi tant d’autres pour améliorer le bien-être il y a 25 ans, Philippe Ouaki Di Giorno se retrouve aujourd’hui au centre des choses. Car avec l’explosion du prix des engrais, des pays entiers qui se tournent vers lui pour utiliser du Polyter. Mais il reste très précautionneux au niveau de son développement, et ne souhaite pas déposer de brevet d’invention.

 « J’ai plusieurs cas très concrets de brevets que j’avais déposés à l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, et qui ont été récupérés par de grands laboratoires ou des sociétés. Pour le Polyter, je me suis posé la question, parce qu’il était évident que j’allais me faire piller mon invention, et qu’elle finirait par tomber entre les mains de géants de l’agro-industrie et de l’agriculture intensive. Or, je suis un humaniste, mon but est de fédérer des gens autour d’une agriculture raisonnable, raisonnée, et pérenne, et de garantir la sécurité alimentaire dans le monde ».

La gamme Polyter a reçu l’homologation tous usages et alimentaires dans de nombreux pays européens, notamment en Autriche, et dans le monde. En France, l’autorisation de mise sur le marché pour les usages alimentaires lui a été retirée par les autorités au bout de vingt ans, malgré l’entière satisfaction des utilisateurs, et le recul scientifique. Mais l’inventeur garde bon espoir.

« On a la chance d’avoir de vraies solutions, pas des sparadraps. Il a été constaté qu’avec le Polyter, les vers de terre sont de retour dans les sols. Si ma technologie permet d’augmenter leur présence, c’est qu’elle est bonne. Parce que les vers de terre ne mentent pas… ».

Voir le site internet de "Polyter"

Marielle Fourcade

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi

FOCUSLa Maison Gascogne Armagnac, enfin !

Mercredi 9 novembre, élus et acteurs du monde viticole gersois ont inauguré à Eauze la « porte d’entrée du vignoble dans le Gers et en Occitanie ». L’aboutissement d’un projet de longue haleine, rassemblant Côtes de Gascogne, Floc, BNIA et Vignerons Indépendants.