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ENTREPRISE D’ICI - Materrup à fond dans l’économie circulaire

La startup de Saint-Geours-de-Maremne et l’établissement public BRGM ont l’ambition de créer une filière de valorisation des terres excavées sur les chantiers français...
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Après avoir levé 3 millions d’euros l’an dernier et récemment lancé une chaire avec l’université de Pau et des Pays de l’Adour, Materrup se signale encore une fois avec la signature d’un accord prometteur.

D’après le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), établissement public dédié aux applications des sciences de la terre, près de 130 millions de tonnes de terres excavées chaque année (sur des chantiers d’infrastructures et d’aménagement français) seraient valorisables.

Or, on sait qu’à Saint-Geours-de-Maremne, la jeune société Materrup, cofondée il y a 3 ans et présidée par Mathieu Neuville (associé à son frère Charles et à Manuel Mercé), s’est fait une spécialité des bétons bas carbone à base de terres d’excavation ou de ciment d’argile.

Et entre les 3 millions d’euros levés en octobre dernier pour bâtir son usine landaise et la création récente d’une chaire avec l’université de Pau, la société fait beaucoup parler d’elle depuis quelques mois.

Des perspectives commerciales…

Ce 21 juin 2021, l’établissement public (représenté par sa présidente et directrice Michèle Rousseau) et l’entreprise landaise ont signé un accord de partenariat du côté d’Orléans (où est établi le BRGM). « L’objectif est la création d’une filière de valorisation de ces terres en matériaux de construction à forte valeur ajoutée et à très faible empreinte carbone, dans une logique d’économie circulaire, à destination des acteurs du BTP et des déchets », expose le service géologique national.

Concrètement, les deux entités mettront leurs compétences en commun pour travailler sur 6 thématiques : les analyses d’argiles, les diagnostics de sites et chantiers et la « caractérisation des flux de matières ou terres » ; la valorisation des terres (« notamment issues de sols pollués et non-pollués ») ; la caractérisation des matériaux développés (caractéristiques, durabilité, matières constituantes) ; la cartographie des terres excavées ; les outils numériques ; et enfin le volet normatif de la certification.

Au-delà de ces grands sujets, cet accord pourrait contribuer à améliorer encore les perspectives commerciales de l’ambitieuse jeune pousse. Des perspectives déjà intéressantes, alors que le béton représenterait aujourd’hui 4 à 8% des émissions de CO2 dans le monde, et que la RE2020 entrera en vigueur en janvier prochain, imposant des seuils d’émissions plus contraignants pour les bétons, en particulier à partir de 2028. On rappelle que Materrup a pour objectif proposer des bétons bas carbone locaux dans la région d’ici 2022.

Plus d’informations sur le site internet de Materrup à Saint-Geours-de-Maremne

Pour en savoir plus sur le Bureau de recherches géologiques et minières, BRGM, rendez-vous sur le site internet

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