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Entreprise d’ici - La Scaap Kiwifruits a fait sa rentrée

Le 08 Oct. 2019

La coopérative travaille avec 330 producteurs, pour 950 hectares de vergers et une récolte de 18.500 tonnes de fruits. Elle vient d’organiser son tout premier « forum technique »…

Cet événement était destiné aux agriculteurs en réflexion et aux producteurs confirmés. Il s’est tenu aux Vergers de l’Ermitage de Lahontan, gérés par le producteur Jean-Louis Tissier.


A cette occasion, ont été présentées les fameuses variétés de kiwis Hayward, Gold et Nergi, mais aussi matériels et services à la disposition des professionnels.

Du côté de la route de Saint-Cricq, à Lahontan, les Vergers de l’Ermitage s’étendent sur une trentaine d’hectares où sont cultivés pommes, poires et kiwis depuis environ 40 ans. L’exploitation s’est notamment lancée en 2011 dans la production de kiwis à chair jaune Oscar Gold. Ceux-ci seraient en effet « plus simples à cultiver » et moins coûteux en termes de taille et d’éclaircissage, aux dires de Jean-Louis Tissier, gérant desdits vergers, qui avance une économie d’environ « 600 heures de main d’œuvre par hectare et par an » en comparaison de cultures d’autres variétés de kiwis jaunes.


Outre cette nouvelle variété vedette, portée par « une vraie dynamique de consommation et des résultats de ventes excellents », le forum technique de la Scaap de Labatut a permis de présenter les variétés Hayward (kiwi vert, 90% du marché) et Nergi (mini-kiwi) aux agriculteurs « souhaitant investir dans une production d’avenir » ainsi qu’aux producteurs confirmés désirant « échanger avec leurs collègues ».

Étaient également présents plusieurs fournisseurs de matériels et de services dédiés à la culture du kiwi, type outillages, systèmes d’irrigation, filets de protection, etc.

 


Jaune, vert ou mini, une conversion à méditer…

Aujourd’hui la Scaap Kiwifruits travaille avec environ 330 producteurs, dont 230 adhérents et 100 autres associés à travers l’Alliance Kiwi France. Elle exploiterait 950 hectares de vergers (dont 600 de kiwis) et récolterait 18.500 tonnes de fruits (dont 10.000 de kiwis, le quart de la production française), pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 31 millions d’euros. La structure est dotée d’un service technique de 4 ingénieurs et souhaite visiblement multiplier les journées d’information pour les producteurs.

Des journées qui sont loin d’être de trop, car même si le kiwi a le vent en poupe, un certain nombre d’agriculteurs se sont rendus à ce forum avec en tête un projet de diversification… et pas mal de questions. En moyenne, il faut tout de même compter une cinquantaine de milliers d’euros pour se lancer dans la culture du fruit vitaminé, qui nécessite par exemple l’installation d’une réserve d’eau de plusieurs milliers de m3.


Et même pour un producteur de kiwis souhaitant évoluer vers de nouvelles variétés comme la Gold, réputé plus résistante au vent, au gel et aux intempéries, un certain nombre d’ajustements sont nécessaires. « Il s’agit de variétés nouvelles qui ont exigé un apprentissage dans la taille et dans la technique de culture. De même, il a fallu investir dans la protection du verger contre la grêle et contre le vent car le fruit est fragile », expliquait ainsi récemment à la Scaap Jean-Louis Tissier, qui a pu se lancer avec l’appui des ingénieurs de la coopérative.

 


Un autre exemple est celui de Fabrice Casteraa, producteur établi à Cauneille et quant à lui passé au kiwi vert Hayward avec l’appui de la Scaap Kiwifruits, qui soutient financièrement l’implantation et la couverture de ses vergers.

Bref, toute nouvelle culture de kiwi nécessite un investissement en argent, en temps et en énergie à ne pas sous-estimer, mais un grand nombre de convertis ne semblent pas avoir regretté leur choix. En attendant la prochaine récolte en fin d’automne.

 


Plus d’informations sur le site scaap.fr

 

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