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A Pau, la réalité virtuelle veut aider les jeunes autistes

Dans le cadre du programme européen Autism-VR, on teste l’utilisation de ces technologies de pointe pour améliorer leur vie quotidienne, très concrètement. Exemple avec la numérisation de la place d'Espagne...
Financé par Erasmus+, ce projet réunit cinq pays européens : l'Allemagne, Angleterre, Chypre, le Danemark et la France. Chez nous, c'est Pistes Solidaires qui supervise la démarche.

Jusqu'au 28 octobre dernier, des professionnels du numérique et de la santé étaient réunis à Pau. Cette rencontre était destinée à continuer le développement d'Autism-VR, un projet novateur dont l'objectif est de faciliter la vie des jeunes personnes atteintes d'autisme.

« C'est une problématique qui prend de plus en plus d'ampleur dans nos sociétés », commence l'association Pistes Solidaires, pilote du volet français du projet. « Souvent, cette problématique est accompagnée de clichés, de discriminations, notamment à l'embauche pour les jeunes adultes diagnostiqués ».

C'est donc dans l'idée de venir en aide à ces 15-25 ans qu'Autism-VR a été pensé. « Lancé en septembre 2019, ce projet européen vise à tester les technologies de réalité virtuelle auprès des personnes autistes pour voir si leur utilisation peut les aider ensuite à faire face à certaines difficultés de la vie quotidienne ».

« La partie innovante du projet est que le contenu sera développé par des personnes atteintes d'autisme. Cela signifie que les outils seront réalisés par ceux qui les utiliseront également pour la formation. Il permettra également d’élaborer un manuel pour sensibiliser les employeurs aux difficultés rencontrées par les personnes diagnostiquées afin de favoriser leur intégration professionnelle », précise Autism-VR.

Dix environnements ont été choisis pour plonger les diagnostiqués dans une simulation capable de les mettre à l'aise, de leur redonner confiance, et de les préparer. On peut ainsi noter par exemple un supermarché, la simulation d'un rendez-vous chez le médecin, un entretien d'embauche, un premier jour au travail, un restaurant, une alerte incendie, etc.

Récemment, à Pau, c'est le volet des transports en commun qui a été travaillé, grâce à la modélisation de la place d'Espagne et de sa station Fébus. « L'univers est adapté à chaque pays et à sa réalité locale », souligne l'association. Ainsi, d'autres rencontres ont déjà eu lieu dans les autres pays participant au projet, avec d'autres données, propres à leurs zones.

Une cinquantaine de personnes ont donc pu observer les travaux réalisés par Vifin, organisme danois chargé de développer le projet virtuel. Parmi les autres partenaires, on peut citer le London Borough of Hammersmith and Fulham, Synthesys, et Wisamar, respectivement britannique, chypriote et allemand.

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