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HISTORIQUELe squelette de d’Artagnan enfin retrouvé à Maastricht ?

Le célèbre mousquetaire gascon, originaire de Lupiac, était tombé sur le champ de bataille, le 25 juin 1673, lors du siège de cette ville néerlandaise.
HISTORIQUE - Le squelette de d’Artagnan enfin retrouvé à Maastricht ?
L’information a été dévoilée par un média de la province de Limbourg, L1 Nieuws. Des tests ADN sont en cours pour confirmer cette découverte historique.

 Pendant des centaines d’années, les nombreuses recherches concernant la dépouille du héros français étaient restées vaines. Le mystère était entier. Jusqu’à l’effondrement accidentel du sol de l’église Saint-Pierre-et-Paul, dans le quartier Wolder à Maastricht.
 
Au cours des travaux de réparation, des restes ont été découverts dans la nef, juste devant l’autel actuel. Cette église a été reconstruite à plusieurs reprises, depuis son origine qui remonte au XIe siècle.
 
Le mousquetaire Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan fut mortellement frappé par une balle de mousquet, lors du siège de Maastricht par l'armée française de Louis XIV. « En raison de la chaleur et de l'absence de fin rapide à la bataille, il fut probablement décidé de ne pas transférer le corps à Paris. Le roi catholique choisit donc d'enterrer le soldat d'honneur à Maastricht, dans un sol dit consacré. L'armée française avait installé son camp de tentes à Wolder, près de l'ancienne église du village. Cette église fut très probablement désignée comme lieu de repos final de d'Artagnan » précise le média local.

Des indices importants…

Le diacre Jos Valke, présent lors de la première fouille, a confirmé qu’il y avait une pièce française semblant confirmer le statut du défunt. Il s’agirait d’une pièce frappée dans la seconde moitié du XVIIe siècle par le prince-évêque de Liège et probablement utilisée pour le culte du Roi-Soleil.
 
« De plus, l'emplacement de la tombe indique qu'il s'agit d'une personne importante : le squelette était à l'endroit où se trouvait l'ancien autel, et seules des personnalités royales ou importantes étaient enterrées sous un autel à l'époque. »
 
Autre indice laissant penser qu’il s’agir bien des restes du confident du roi de France, une balle de mousquet a été retrouvée près des côtes ; ce qui correspond à la description de la blessure de d'Artagnan figurant dans des ouvrages d'histoire.
 
Pour identifier formellement ces ossements, un échantillon d'ADN a été prélevé le 13 mars dernier, au niveau de la mâchoire et de la racine d’une dent. Un laboratoire de Munich a été chargé de comparer cet ADN avec celui d'un descendant de d’Artagnan. « À proximité d'Avignon, il existe une autre lignée du côté du père : Bertrand de Batz de Castelmore. Cet ADN est actuellement en cours d'enquête. Le résultat est attendu prochainement » précise le média néerlandais.

L'archéologue Wim Dijkman semble convaincu. « Je fais des recherches pour retrouver la tombe de d'Artagnan depuis 28 ans. J'ai eu de nombreux contacts en France depuis des années et ils me demandent toujours pourquoi il n'a pas encore été retrouvé. Cela semble être le cas maintenant, car rien n'a été trouvé jusqu'à présent qui contredise le fait que ce ne serait pas lui. Mais encore une fois : j'attends le test ADN. » Si le personnage d’Alexandre Dumas n’vais qu’une trentaine d’années, « le d'Artagnan historique avait plus de soixante ans et n'était pas en très bon état à sa mort ».
 
Par précaution, le squelette a été retiré de l'église et se trouve désormais dans un institut archéologique à Deventer. Les objets qui se trouvaient dans la tombe avec les restes ont aussi été mis en sécurité. Parallèlement, un système d'alarme a été installé dans l’église pour dissuader les visiteurs indésirables et les pilleurs de tombes.
 
Le maire de Maastricht, Wim Hillenaar, attend avec impatience les résultats des tests ADN. Même chose du côté de Lupiac et du Gers.
 
 
Photos : L1 (Bern Opdenacker) et Fondation 6213 HL

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