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INFLUENZA AVIAIREFin du Plan Adour, mais reprise dans le Gers

Le vide sanitaire préventif sur les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et le Gers s’est terminé ce 15 janvier. Hélas, de nouveaux cas ont été détectés.
INFLUENZA AVIAIRE - Fin du Plan Adour, mais reprise dans le Gers

Les 17 et 18 janvier, alors que la production de canetons redémarrait avec prudence, deux nouveaux tests de dépistage se sont révélés positifs dans des élevages de canards sur la commune de Manciet, suivis de trois autres cas sur les communes de Laujuzan, Eauze et Ramouzens dans le Gers. Le dépeuplement de ces cinq nouveaux foyers, portant à dix le nombre de cas déclarés dans le département, a débuté hier mercredi et se poursuit ce 19 janvier.

Sans attendre les confirmations par le laboratoire de référence, le préfet du Gers a pris deux arrêtés redéfinissant une zone réglementée temporaire de 10 km autour de chacune de ces suspicions bloquant les mouvements des oiseaux. Les Zones de Protection, de Surveillance et Supplémentaires mises en place seront réactualisées au fur et à mesure de la réception des analyses définitives. Les mesures spécifiques de lutte contre l’influenza aviaire hautement pathogène, s’appliquant au Gers et départements limitrophes définis au plan national par instruction en date du 16 janvier, seront mises en œuvre. 

Cette reprise des cas est un nouveau coup dur pour les éleveurs du Gers, à quelques jours du bilan du Plan Adour. Bernard Malabirade, président de la Chambre d’Agriculture du Gers, ne souhaite pas le voir reconduit étant donné le prix cher payé par la filière, et le manque de marchandises qu’il a entraîné.

La question de la vaccination reste toujours d’actualité, avec l’espoir de sa mise en place au plus tard cet été afin d’assurer les fêtes de fin d’année. « Il est urgent d’anticiper la commande des vaccins en comptant sur la caution de l’État » souligne Bernard Malabirade. D’autant que les fournisseurs de vaccin auront à produire 30 millions de doses au niveau national, voire même le double en cas de deuxième injection. Le coût de chaque opération s’élèverait à 300 M€.

Les acteurs de la filière avicole entendent bien s’entretenir avec le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau le 10 février prochain, lors de sa venue pour inaugurer la Maison Gascogne Armagnac et la 50e  Foire au matériel agricole de Barcelonne-du-Gers.

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