Labellisé « Réserve Internationale de Ciel Etoilé », le Pic du Midi propose des visites particulièrement intéressantes de ses installations avec un accès aux coupoles d’observation et la possibilité de passer une nuit magique sur place. Des soirées galactiques sont programmées pour permettre de communier avec le Soleil couchant et les étoiles.
Parmi les autres temps forts, des concerts sur les terrasses, avec les plus grands artistes, ainsi que des évènements culinaires, sportifs et caritatifs.
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Le ministère de la Culture a donc annoncé que la candidature du Pic du Midi et son observatoire est proposée « pour illustrer de manière exceptionnelle la période pionnière d’implantation des tous premiers observatoires scientifiques de haute montagne. Véritable prouesse technique et humaine, l’observatoire du pic du Midi constitue un exemple éminent d’occupation et d’aménagement d’un sommet à des fins à la fois scientifiques et touristiques. Cette coexistence perdure depuis plus d’un siècle, formant ainsi un paysage culturel exceptionnel, où la quête de connaissance sur le cosmos a façonné un lieu unique, ouvert à tous ».
L’élaboration de cette candidature est le fruit d’une étroite collaboration avec la Région Occitanie, le Département des Hautes-Pyrénées, l’Université de Toulouse et l’équipe scientifique de l’Observatoire. Elle sera examinée par le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco lors de sa 49ème session, en juillet 2027.
Un site d’exception à découvrir…
L’horizon et les étoiles se dévoilent à l’infini à l’Observatoire du Pic du Midi. Ce site d'observation astronomique est le cadre de nombreuses découvertes scientifiques importantes depuis son inauguration en 1877.
Une visite est l’occasion de percer les mystères de ce nid d’aigle dédié à la science. Elle vous permettra de découvrir le plus grand télescope de France et la coupole des coronographes dédiée à l'observation solaire. Au plus haut planétarium d’Europe, vous embarquerez pour une aventure astrale lors de séances de projection gratuites.
À sa construction en 1877, cette station de haute altitude perchée sur un pic rocheux est considérée comme une folie. Jusqu’en 1952, l’accès n’y est possible que par un sentier de montagne se terminant par une via ferrata. Les équipes de recherche doivent supporter l’hivernage et ses conditions de vie difficiles. Les équipements sont exposés à d’importantes variations de température, à la neige, aux orages et à des vents pouvant atteindre 300 km/h. Pour survivre dans cet environnement hostile, le Pic du Midi a connu de nombreuses adaptations comme en témoignent les kilomètres de galeries souterraines qui relient les bâtiments entre eux.
La stabilité et la pureté à cette altitude ainsi que l’absence de pollution lumineuse contribuent à des conditions exceptionnelles pour observer les astres. Afin de préserver cette qualité du ciel nocturne, le Pic fait partie, depuis 2013, de la Réserve Internationale du Ciel étoilé du Pic du Midi. Dans cet espace qui s’étend sur 3.000 km², un ensemble d’acteurs s’organisent pour protéger la qualité de la nuit et veillent à la mise en place d’un éclairage responsable. En plus de l’étude du ciel, l’emplacement du Pic en fait également un lieu privilégié pour l’étude de l’atmosphère. C’est par exemple ici que les scientifiques ont détecté les premières traces du nuage radioactif, deux semaines après l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, en mars 2011.
Des découvertes majeures depuis le plus haut planétarium d’Europe
Le Pic du Midi contribue à des découvertes majeures depuis ses débuts. Il collabore régulièrement avec des agences spatiales internationales comme la NASA et l’agence spatiale européenne (ESA). Grâce aux images obtenues depuis le Pic dans les années 1940, le monde découvre que le sol lunaire est recouvert d’une couche de poussière.
Dans les années 1960, à la demande de la NASA, l'observatoire cartographie la Lune pour y faire atterrir la mission Apollo. En 1963, l’installation du télescope Bernard Lyot, le plus grand de France, marque un tournant dans les capacités d’observation de la station. Condamné à la fermeture dans les années 90, le site est sauvé grâce au combat de la communauté scientifique et son ouverture au tourisme en 2000.
L’observatoire est accessible depuis le téléphérique situé à La Mongie, au pied du col du Tourmalet. Après une ascension spectaculaire de 1.000 mètres en 15 minutes, le souffle coupé par l’altitude, mais aussi par la vue à 360° degrés sur le massif pyrénéen, vous pourrez découvrir l'observatoire, son histoire, assister à des séances de projection au plus haut planétarium d’Europe.
Les terrasses panoramiques et le « Ponton du ciel », passerelle métallique de 12 m de long à l’extrémité vitrée, offrent une vue sur 300 kilomètres de la chaine des Pyrénées.
Informations sur le site internet du Pic du Midi de Bigorre






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