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Une Meilleur Ouvrier de France Fromager en Béarn

Passionnée par les rencontres, la transmission, les voyages et le fromage, Laëtitia Gaborit a déjà une vie professionnelle bien remplie.
La MOF Fromager Laëtitiat Gaborit en train de déguster du fromage chez un de ses fournisseurs.
DR
Des MOF Fromager, il en existe 26 et elles sont seulement quatre femmes à avoir ce titre. Parmi elles, une Vendéenne établie depuis 15 ans à Lucq-de-Béarn. « Je n’aime pas le lait, mais j’adore le fromage », s’amuse-t-elle.

La jeune femme a découvert cet univers grâce à son père, ouvrier dans une fromagerie. Lors des vacances scolaires, la petite famille partait souvent à la montagne, dans le Massif central ou bien les Pyrénées. « Mon père adorait aller à la rencontre des producteurs locaux et je l’accompagnais souvent », raconte-t-elle.

De cette expérience est née une petite flamme, qui sera alimentée au fil du temps par de nombreuses rencontres. D'abord, un stage dans l’entreprise où son père était employé, lui a permis de découvrir les réalités du métier.

Laëtitia Gaborit part ensuite en Haute-Savoie pour faire un premier BTS en technique produit laitier (elle rêvait de voir le Mont-Blanc), puis un autre technico-commercial en produits laitiers. Elle débute sa carrière professionnelle en tant qu'attachée commerciale auprès d’entreprises et de la grande distribution. Mais son amour pour le produit, qu’elle voyait finalement peu, la rattrape et elle se recentre sur le métier de crémier-fromager.

Attirée depuis toujours à la fois par la montagne et la mer, la jeune femme décide de poser ses valises dans le Sud-Ouest, il y a maintenant 15 ans. Alors qu'elle est vendeuse dans une fromagerie d’Anglet, Laëtitia fait la connaissance du réputé fromager-affineur palois, Gabriel Bachelet et se lie d’amitié avec lui.

De défi en défi

En 2006, Laëtitia Gaborit se lance un nouveau challenge personnel : celui d’obtenir le titre de MOF fromager. « C’était avant tout pour savoir où j’en étais professionnellement. Je ne voulais pas faire uniquement de la vente de fromage, de la fabrication ou de la commercialisation. Cette expérience m’a permis de rencontrer d’autres personnes qui partageaient la même passion et m’a apporté une certaine reconnaissance auprès de mes pairs », confie celle qui décroche le Graal en 2007, à seulement 30 ans.

La MOF Fromager Laëtitia Gaborit.
DR

Une fois titrée, Laëtitia est engagée chez Gabriel Bachelet pour travailler à la fois sur la fabrication et la vente à l’international, la gestion de la boutique et les animations. Mais le rachat de la fromagerie pousse la MOF Fromager à voler de ses propres ailes en mettant en musique toutes les facettes du métier qu’elle aime tant. En 2011, elle crée sa société de formation (pour susciter des vocations), conseil et évènementiel.

Laëtitia Gaborit ajoute : « J'ai réussi à trouver mon équilibre entre ma passion pour le fromage, pour les voyages, pour les rencontres et mon besoin de transmettre mon savoir-faire. Grâce à mon titre de MOF Fromager, je fais rayonner la gastronomie française à travers le monde entier ».

Depuis 10 ans elle collabore avec la marque Metro, un grossiste alimentaire et matériel pour les professionnels. En 2020, la Béarno-Vendéenne de 45 ans a développé pour l’enseigne la collection "Laëtitia Gaborit Meilleur Ouvrier de France Fromager", regroupant des produits liés à son histoire personnelle ou à des coups de cœur. « Je fabrique toujours des fromages, mais uniquement pour le plaisir », confie-t-elle.

Noémie Besnard

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