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MOTIONLe Grand Tarbes au soutien de la filière hippique et de l’hippodrome

La Communauté d’agglomération s’élève avec vigueur contre le projet de fermeture du site de Laloubère qui reste une référence en France.
MOTION – Le Grand Tarbes au soutien de la filière hippique et de l’hippodrome
Nous en avons déjà parlé, France Galop veut arrêter les activités de 31 hippodromes dans l’hexagone, dont ceux de Tarbes et d’Auch. De quoi soulever l’indignation des responsables locaux. Voici la motion des élus communautaires…

L’hippodrome bigourdan a été créé en 1809, « c’est un des plus anciens champs de course de France, bien avant Longchamp et Chantilly ».

Il faut rappeler que Laloubère est complètement lié au développement du Haras de Tarbes, ainsi qu’à la tradition cavalière de la ville. Il occupe une place privilégiée dans le monde des courses hippiques.

Sa piste en herbe de 1800 mètres est « jugée d’excellent niveau par les experts, avec une corde à droite et une ligne droite de 450 m propice au galop, cet équipement avait, jusqu’à ce jour, toute sa place dans le calendrier des courses hippiques ».

La Communauté d’Agglomération du Grand Tarbes souligne qu’elle a intégré l’hippodrome dans les équipements sportifs d’intérêt communautaires en 2002 et qu’elle a engagé d’importants travaux de mise aux normes, tant en ce qui concerne les tribunes que la piste. « Ils ont permis son classement en première catégorie, le 2 mars 2004 ».

Entre 2012 et 2016, une nouvelle vague de travaux a été engagée par l’Agglomération : renouvellement et création de nouveaux boxes, stalle de départ, loges et salles de briefing, aménagements spécifiques pour la captation et la retransmission en direct pour un montant total de 1.038.480 euros qui ont permis d’entrer dans le cercle restreint des hippodromes « Premium ».

La volonté, par France Galop, de fermer 31 sites sur le territoire national, dont celui de Laloubère, « vient menacer toute une filière tout en reconcentrant l’activité sur des territoires plus grands et jugés plus prestigieux. Cette annonce a été faite sans aucune précaution, sans la moindre concertation préalable ».

La décision définitive pourrait être prise lors du prochain conseil d’administration de France Galop, ce 25 septembre. L’Agglo du Grand Tarbes considère que cette annonce médiatisée « est un mauvais signal envoyé à la filière, à la Société des courses et aux élus du territoire qui ont toujours soutenu cet équipement ». 

« Ce qui est en jeu, c’est le modèle économique de France Galop ». Le Conseil communautaire déplore que la nouvelle cartographie se fonde sur une perspective de retour à l’équilibre impossible à évaluer. D’autant plus qu’il n’y a eu aucun dialogue, mais également pas d’informations précises et vérifiables. 

L’Agglo insiste : « Les questions de la rétribution des acteurs des courses, celle du calendrier de réalisation des économies et de leur impact et, plus généralement, de l’avenir même des courses à moyen terme, doivent être abordées avec les principaux acteurs à partir de données transparentes ».

Cette menace de fermeture, « brandie unilatéralement, ne répond qu’à une logique financière faisant fi des territoires ruraux et de leur histoire », regrette le Bureau communautaire.

Les élus bigourdans ont voté une motion pour : exprimer sa ferme opposition au projet de fermeture de l’hippodrome envisagé par France Galop ; réaffirmer son soutien indéfectible aux professionnels, aux bénévoles, à la Société des courses et à l’ensemble des acteurs de la filière hippique locale ; demander solennellement à France Galop de retirer ce projet de fermeture.

Une pétition à signer…

Le combat mené pour sauver Tarbes-Laloubère concerne directement ou indirectement les autres hippodromes du bassin Adour-Gascogne à : Aire-sur-l’Adour, Auch, Bagnères de Luchon, Biarritz, Castéra-Verduzan, Cazaubon, Dax, Eauze, Fleurance, Gabarret, Lannemezan, Mirande, Mont-de-Marsan, Pau, Tarbes, Trie-sur-Baïse, Valence-sur-Baïse, Vic-Bigorre et Vic-Fezensac. En effet, au-delà des fermetures envisagées, plusieurs sites sont menacés de mesures restrictives.

Pour donner plus de poids à la révolte bigourdane, une pétition en ligne a été lancée. N’hésitez pas à la signer et à mobiliser d’autres personnes autour de vous.

Pour signer la pétition, cliquez ici

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