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Une belle aventure européenne : engagement et devoir de mémoire

Le Béarnais d'adoption Fabien Devilliers s'est lancé le défi de relier Gurs à Auschwitz. Pendant son périple de 3.000 km, il interviendra auprès de jeunes et récoltera des fonds pour l'Unicef.
Fabien Devilliers indiquent le trajet emprunté pour son Aventure Mémorielle.
Son parcours est loin d'être anodin. Il passera par plusieurs villes chargées d'une histoire forte, liée à la guerre. Le départ et l'arrivée en sont de parfaits exemples : deux camps de concentration.

Le 24 avril prochain, Fabien Devilliers partira à l'aventure (mémorielle pour reprendre le nom de son périple) de l'Europe. Un voyage qu'il a imaginé il y a 8 ans déjà, et qu'il a décidé de mettre en œuvre cette année. « J'avais besoin d'une pause dans ma vie professionnelle. Je suis arrivé au bout d'une expérience qui ne me satisfait plus. Ce projet c'est, en quelque sorte, un premier pas vers un nouvel horizon ».

Et bien qu'il n'ait pas de lien personnel avec la seconde guerre mondiale et la déportation, ce passionné de vélo a toujours été sensible à cette période. « Depuis petit, je vais à des cérémonies. Mon grand-père était un ancien combattant d'Algérie. J'allais souvent avec lui lors des hommages aux combattants, et forcément aux victimes ».

Un premier pas donc, ou plutôt un premier coup de pédale vers une nouvelle aventure, puisque c'est en vélo que le néo-béarnais parcourra la distance qui sépare le camp de Gurs à celui d'Auschwitz. « Je veux prendre le temps de faire ces 3000 km, par devoir de mémoire, en hommage. Je veux m'arrêter dans des lieux, rencontrer des gens. Et le vélo me permet de me dépasser, et d'utiliser un mode de transport écologique, bon pour la santé, économique et pratique ».

Entre les deux camps qui serviront de départ et d'arrivée, 7 points majeurs ont été notés sur l'itinéraire. Parmi eux : Oradour-sur-Glane et le Parlement européen en France, Lehrberg et le mémorial de l'Holocauste en Allemagne par exemple. « Ce sont de beaux symboles. Des lieux chargés d'histoire, ou qui représentent la nouvelle Europe d'après-guerre. Je trouve ça important de le faire ».

Une aventure sociale

Au-delà, l'Aventure Mémorielle souhaite explorer tout un pan social, auprès de tous les publics. Des jeunes, avec des interventions dans des écoles pour parler de l'engagement, du militantisme, et y sensibiliser les élèves. Mais également des moins jeunes avec l'envie de faire des rencontres, de discuter et d'échanger.

« Je compte sur la solidarité des personnes que je vais rencontrer, notamment pour dormir, manger, partager un moment, une soirée. Mais dans le pire des cas, j'aurai ma tente et mon duvet sur mon vélo ! ».

Il y a fort à parier que Fabien Devilliers ne dormira pas souvent dehors, car de nombreuses personnes ont déjà proposé de l'héberger sur son trajet. « On se rend compte très vite que tout le monde a une histoire à raconter sur la guerre. C'est un drame qui a touché toutes les familles, et cela permet de créer un premier lien. Les relations humaines font le reste. Et c'est aussi ça qui me plaît dans ce projet. Aller à la rencontre des gens et échanger avec eux ».

Un échange qu'il cherchera aussi auprès des jeunes avec qui il partagera un moment. « Dans les écoles, ce ne seront pas des cours sur le devoir de mémoire. Je veux uniquement discuter avec eux de l'engagement citoyen, et de ce que cela représente. Ce sont eux qui feront tourner l'atelier. Moi, je serai simplement là pour guider. Je suis certain d'apprendre beaucoup à leur contact ».

Pour la bonne cause

« J'aurais pu me contenter de me lancer dans cette aventure sans autre but que celui d'arriver en Pologne. Mais pour moi ce n'était pas suffisant. Je devais aussi porter un message optimiste. J'ai donc choisi de faire cette aventure au profit de l'Unicef, et de mener une campagne de don en parallèle ».

Dès le mois de mars, sur une cagnotte en ligne, Fabien Devilliers récoltera des fonds pour soutenir l'association dont il est lui-même bénévole. « J'entends soutenir le partage du savoir, et la lutte contre l'obscurantisme et le repli sur soi qui sont deux ennemis de la paix et des jours heureux ».

Pour soutenir Fabien Devilliers directement, vous pouvez le faire de plusieurs façons : en l'invitant à animer un atelier dans votre établissement scolaire, en l’hébergeant, en l'accompagnant sur quelques kilomètres, ou en devenant son sponsor. « J'ai surtout financé ce voyage avec des économies personnelles. Pour boucler le tout, j'aimerais quelques sponsors qui se sentent impliqués dans ma démarche », conclut-il.

Durant les quelques mois qui composeront son voyage, il partagera ses histoires sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Likedin), ou sur son blog. Nous vous invitons bien évidemment à suivre cette Aventure Mémorielle !

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