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Créateurs et passionnés – Trois-mâts basque

Le 02 Oct. 2019

Année charnière pour l’association cibourienne, mobilisée pour la construction d’une réplique d’Alba, l’illustre chaloupe à vapeur luzienne de 1907…

Geroa vient d’annoncer son soutien à cette initiative. Bien vu ! Le fonds de dotation, créé l’an dernier, doit financer les bordages du navire.


Celui-ci pourra accueillir une trentaine de passagers : l’association compte ainsi emmener les visiteurs de Saint-Jean-de-Luz de l’autre côté de la baie, sur son futur « chantier-spectacle » du port de Socoa.

Difficile de ne pas être emballé par le beau projet de l’association Trois-mâts basque, créée au premier trimestre 2018 à Ciboure. Son but ultime ? La construction à l’identique de Biscaye, un trois-mâts goélette de 1878, édifié à Bilbao et « armé successivement dans les trois provinces maritimes du Pays basque ». Tout un symbole…

Mais aussi un chantier qui s’étalera sur pas moins de 8 années. Il faudra au moins cela pour reproduire cet emblématique navire de 40 m de long (dont 32 m de coque), disparu en mai 1902 dans la baie de Saint-Pierre, en Martinique, où son épave a été identifiée à 40 m de profondeur. C’est suite à une éruption de la Montagne Pelée que le bateau avait coulé, en compagnie d’une quarantaine d’autres…


En attendant de pouvoir contempler le futur bijou de nos propres yeux, la première phase du projet de l’association cibourienne a débuté, qui consiste en une autre construction : celle de la réplique d’Alba, chaloupe sardinière à vapeur de 14 m de long et 3 de large, conçue et bâtie sur le chantier Letamendia en 1907.


En son temps, cette chaloupe témoignait de l’avance des pêcheurs luziens dans la mécanisation des bateaux (il fallait sortir de la baie…). Cette construction, commencée en janvier dernier sur le chantier naval Marin de Ciboure, est déjà bien avancée.

 


Alors que l’ossature du bateau s’est déjà largement dessinée et que la quille a été posée en mai (et en chanson), l’association vient de recevoir le soutien bienvenu de la fondation Geroa, qui annonce qu’elle financera ses bordages (planches de bois qui formeront l’enveloppe étanche d’Alba).

 


Un doux rêve très bien pensé…

L’objectif de ce premier chantier est simple : Alba servira (comme au bon vieux temps pendant l’été) au transport de passagers par l’association, qui emmènera ceux-ci du port de Saint-Jean-de-Luz à celui de Socoa, où ils pourront assister à la construction de Biscaye dans les conditions de l’époque, mais également se rendre au futur « Biscaye Etxea », espace qui les plongera « dans la vie des gens de mer d’il y a un peu plus d’un siècle, grâce à une scénographie et des animations originales », notamment à partir d’hologrammes « des charpentiers, des armateurs et des pêcheurs de l’époque ».


À l’issue de ce « voyage au long cours » de 8 ans, petite odyssée en soi, le Biscaye enfin à l’eau « embarquera du public pour des sorties à la journée, des stages d’apprentissage à la manœuvre des gréements anciens, des croisières et des actions de bienfaisance ». C’est ce qui s’appellera « boucler la boucle » d’un projet certes ambitieux, mais aussi et surtout d’un beau rêve particulièrement bien pensé.

L’association Trois-mâts basque compte aujourd’hui une centaine d’adhérents : inutile de préciser que tout soutien financier lui sera d’une grande utilité.


Quant à la fondation Geroa, on le rappelle créée l’an dernier et établie à Bayonne, elle confirme ainsi son attachement au patrimoine culturel et aux valeurs basques. Après avoir déjà soutenu la création d’un outil d’évaluation du développement atypique du langage (en langue basque), conclu un partenariat avec l’association « Du Pays basque aux grandes écoles » (en finançant deux bourses dès cette rentrée) ou encore remis un premier « Prix Geroa » et une bourse à une étudiante en première année de licence « Arts du spectacle », le fonds de dotation continue de se diversifier en gardant toute sa cohérence.

O nire txalupa… Haize ona !

Découvrez l’association en allant sur troismatsbasque.org



Pour lire notre précédent article sur Geroa, c’est ici

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