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CRÉATEURS ET PASSIONNÉS - Karine Coutière et Paskap

Le 04 Mai. 2021

Lancée il y a 7 ans à Labrit, cette marque landaise veut porter des valeurs fortes autour de son ancrage local, du partage de connaissances et de l’entraide…

Après deux premières expériences dans le monde du textile, Karine Coutière a décidé de se lancer dans l’aventure de la mode et du textile.


« Pendant 17 ans, j’ai travaillé pour Babylove qui fabriquait des chaussons pour bébés. Après une fermeture de cette activité en 2008, pour relocalisation, j’ai décidé de me lancer en freelance notamment pour une boîte bordelaise ».

Malheureusement, cette nouvelle aventure s’est terminée après 5 ans de bons et loyaux services, lorsque l’entreprise met la clé sous la porte. « A ce moment-là, je me suis posée la question de ce que je souhaitais faire. Est-ce que je voulais continuer à travailler dans un monde changeant, qui ne me correspondait plus, ou est-ce que je préférais revenir à mes premiers amours du cuir et de la mode ? »


La réponse a mûri et, en 2014, Karine a l’opportunité de s’installer dans les anciens locaux de Babylove avant d’investir les bâtiments de l’ancien garage Renault de Labrit, appartenant au grand-père de son mari, en septembre 2020. « Il y a toujours eu un savoir-faire ici. La commune a eu de belles heures grâce au travail du cuir, et j’ai souhaité perpétuer cette activité historique dans le respect de la tradition ».

Seule, elle se lance alors dans Paskap, un petit atelier de fabrication de chaussons pour bébés. Depuis, l’équipe s’est étoffée et mobilise trois personnes. « Avec moi, il y a Camille, en apprentissage avec les Compagnons du devoir. Tout récemment, nous avons accueilli en stage une troisième jeune fille, en CAP ».


L’effectif est donc très jeune, et majoritairement en mode apprentissage. « C’est très important de transmettre ses connaissances aux apprentis. Que ce soit des jeunes ou des moins jeunes, ce sont eux l’avenir. Si personne ne leur apprend comment travailler, ils ne sauront pas le faire ! »

« C’est dommage, surtout quand l’on sait qu’il y a beaucoup de travail dans ce secteur. Ce sont des métiers méconnus, surtout dans la région, mais qui ont beaucoup à offrir. Je suis persuadée que d’autres seront intéressés, et que des vocations vont naître ».


Au travers de son activité, ce sont donc des valeurs personnelles que Karine Coutière défend. « J’essaie au maximum de travailler avec des entreprises locales ou françaises. Par exemple, nous utilisons du cuir de la tannerie Carriat à Espelette, mais aussi du cuir de poissons, grâce à la peausserie Peau Marine installée sur le Bassin d’Arcachon ; nos outils sont fabriqués dans le Tarn, le fil est français, etc. ».

Tout n’est cependant pas originaire de France. « Nous travaillons du cuir italien également. Principalement pour des questions de prix, puisqu’avec Paskap, l’idée est de conserver des tarifs abordables pour les clients. On essaye donc d’associer qualité, provenance et coûts, pour proposer une formule convaincante ».


Outre des chaussons pour bébés, Karine Coutière propose aussi divers produits plus classique de la maroquinerie, avec notamment des sacs et des portefeuilles. « Nous avons également des coins réservés à des créateurs locaux dans la boutique. Ainsi, on met en avant la vaisselle en terre cuite de Terafeu, ou les abats-jour de Marina Wolff », conclut la créatrice.

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