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Le Haricot Tarbais : petite récolte, mais grande saveur

Le 23 Oct. 2020

Porté par une soixantaine de producteurs, le petit lingot magique s’est fait une place à part sur les grandes tables françaises. La qualité est une nouvelle fois au rendez-vous…

L’année 2020 ne restera pas dans les annales du Haricot Tarbais. Lui qui n’aime pas vraiment l’eau, a été copieusement arrosé dès le début par un ciel tourmenté. Les parcelles s’en sont retrouvées tassées, compactées, et le départ a été très poussif.


« L’été a été plus clément, et les agriculteurs y sont arrivés quand même, commente Jean-Marc Bédoubet, président de la coopérative du Haricot Tarbais, basée à Tarbes. Mais à l’heure de la récolte, alors que nous sommes au mois d’octobre, nous n’avons pratiquement rien ramassé ».

La faute une fois de plus aux pluies automnales, qui en mouillant les légumineuses prêtes à être récoltées, viennent produire des impuretés qui obligeront à se débarrasser des grains impactés. Alors que le préjudice est de 8 à 10% en période normale, il s’élèvera cette année à environ 20%, soit deux fois plus.


« C’est une perte pour le producteur, puisqu’il doit payer des saisonniers pour ramasser manuellement des haricots tachés, et donc invendables, qu’il lui faudra jeter ».

L’année 2020, considérée comme moyenne, devrait être semblable à celle de 2019, en terme de volume, soit environ 105 tonnes. Les mauvaises conditions climatiques n’auront heureusement aucune incidence sur la qualité gustative.

Une aubaine quand on sait que le haricot est riche en fer et magnésium, permettant de lutter contre la fatigue et le manque d’énergie, et de vitamine B9 qui participe au renouvellement des cellules. Sa chair raffinée en fait un aliment digeste, pauvre en lipides et économique. De quoi afficher fièrement un nutriscore A, qui rassurera les consommateurs.


Si peu de producteurs ont rejoint la coopérative cette année, le groupe a prévu de rouvrir, à partir de 2021, à de jeunes exploitants situés dans la zone d’Identification Géographique Protégée souhaitant diversifier leur production, sans gros investissements. De nouvelles surfaces mises en culture permettront ainsi d’accroître la quantité récoltée.

De quoi réjouir les amateurs de ce fameux petit lingot qui a su traverser les siècles – et tenir tête aux cultures dites « plus rentables » grâce à une poignée d’irréductibles agriculteurs -, pour nous régaler de mille et une façons, de la mise en bouche au dessert. Si, si, au dessert…


Informations sur le site internet, cliquez ici

 

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