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Coup de corne – Pourquoi s’attaquent-ils aux vaches coursières ?

Le 07 Fév. 2020

Remise en cause du régime social forfaitaire et relance de la célèbre émission « Intervilles » sans celles qui ont fait sa réputation et sa gloire. Désolant…

Depuis quelques mois, les acteurs des « courses landaises » sont en émoi avec la décision de revoir leur statut social. Et aujourd’hui, on veut les tenir à l’écart de leur émission culte sur France 2.


Les écarteurs, les sauteurs et les hommes de pistes ne bénéficient plus du régime social dérogatoire, en vigueur depuis plus de 20 ans. Ils sont désormais alignés sur le statut des fédérations sportives, avec pour conséquence d’augmenter très fortement leurs charges sociales. Ce qui impacte également les Comités.

Pourtant, cette tradition reste un véritable patrimoine, particulièrement dans les Landes et le Gers, mais aussi en Béarn, en Bigorre et au Pays Basque. Elle est aussi un sport reconnu, placé sous tutelle de ministère de la Santé et des Sports, et géré par la Fédération française de la course landaise.


La course de vaches, dite « landaise », est une composante incontournable de chaque fête de village du Grand Sud-Ouest depuis plus de 180 ans. Que ce soit grâce à la course « formelle », avec ses écarteurs en boléro de lumière et ses sauteurs tout de blanc vêtus. Ou que ce soit grâce aux spectacles taurins, allant de la course à la cocarde jusqu’aux jeux multiples (toros piscines et autres), qui ont très largement inspiré « Intervilles » à l’époque, avec un succès extraordinaire.

Or, voici que l’animateur TV, Nagui, s’est mis en tête de relancer sur France Télévision cette émission-jeux, mais en bannissant nos célèbres vachettes. Comme s’il s’agissait d’une pratique honteuse, comme si les vachettes étaient martyrisées par les éleveurs ou par les organisateurs de courses Landaises.


Pourquoi condamner une telle tradition, et avec elle une bonne quinzaine de ganaderos du bassin Adour Gascogne qui élèvent plus de 1500 vaches en semi liberté pour préserver leur caractère sauvage.

Chaque été, ce sont plus de 500 courses landaises qui sont organisées dans la région, dans plus de 150 arènes de villages. La tradition est bien vivante.

Rappelons que ces vaches coursières ont une longue carrière pour peu qu’elles confirment leur noblesse, leur franchise lors de la charge, leur tempérament combatif… Elles sont respectées par ceux qui les affrontent et qui se font parfois bousculés, voire plus. Plusieurs villes ont déjà annoncé qu’elles ne participeraient pas à cet « Intervilles » sans vaches, comme Dax et Mont-de-Marsan.


Un groupe Facebook s’est constitué et rassemble déjà 15.500 membres : « France 2 relance Intervilles… sans vachette ! Nous Landais sommes viscéralement attaché à cette émission, depuis le début, avec Guy Lux, Léon Zitrone, Simone Garnier, etc… Nous sommes certains que les téléspectateurs de toute la France ont adhéré à ce programme grâce aux vachettes au point que les touristes qui viennent sur la côte de notre beau département se ruent l’été dans les arènes de nos villes et villages pour assister à ce style de spectacle. Alors sans agressivité aucune, sans propos déplacés, avec juste l’amour de notre territoire et de ses traditions, montrons en nombre que pour nous, Intervilles sans vachette n’est pas Intervilles ! »


Espérons que France 2 et les autorités ministérielles entendront le cri du cœur de ceux qui portent fièrement cette tradition gasconne qui ne fait de mal à personne et qui fait du bien à beaucoup.

2 commentaires au sujet de cet article

  1. Intervilles n’est pas une emission landaise, et nagui en faisant le choix de ne pas reprendre les vachettes ne s’en prend pas aux traditions landaises. Il faut avoir l’esprit plus large et eviter de se retrancher derrière des traditions, il a aussi le droit de faire evoluer l’emission, libre aux uns et aux autres de ne pas y aller. Les traditions resteront apres intervilles

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