D’un côté, la religion chrétienne a exprimé sa ferveur, de manière exceptionnelle, dans les rues de Paris, au Stade de France, à la Concorde et sur les Champs-Elysées, au Sanctuaire de Lourdes. De l’autre, des « Grands Électeurs » ont voté pour renouveler la moitié des mandats des sénateurs : 178 sur les 348.
La venue du pape en France a clairement frappé les esprits par l’importance de la mobilisation (plus de 800.000 personnes à la messe de samedi, 80.000 jeunes au Stade de France vendredi et 200.000 à Lourdes dimanche) et peut-être plus encore par la qualité de ces temps forts et l’esprit qui y régnait. Un beau ballon d’oxygène dans cette période particulièrement tendue.
Concernant les élections sénatoriales, aucune grosse surprise n’était attendue avec le caractère indirect de ce scrutin. Les mouvements au Sénat sont en effet triplement décalés par rapport à la photographie politique du pays : ils reflètent les Municipales précédentes (2026) ; ils portent sur seulement la moitié des départements tous les 3 ans (dans le bassin Adour Gascogne, seul le Gers était concerné ; les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Landes ne votaient pas cette fois-ci) ; ils passent par le filtre des Grands Électeurs, pour lesquels l’image personnelle des candidats et leur implantation locale comptent davantage que l’affiliation partisane.
Dans le Gers, Alain Duffourg (Divers Droite) est réélu avec 350 voix, tandis que Carole Rolando (Socialiste) prend le fauteuil de Franck Montaugé (qui ne se représentait pas) avec 324 voix. Viennent ensuite : Céline Salles (Divers Gauche, 268 voix), Michel Gabas (Divers Droite, 234), Alain Scudellaro (Radicaux de Gauche, 93), Jean-Luc Yelma (Rassemblement National, 52), Emma Davezac (Divers Gauche, 23) et Françoise Castex (La France Insoumise, 16).
Sur le plan national, comme prévu, la Majorité constituée par Les Républicains et l’Union centriste s’effrite. Gérard Larcher devrait conserver la présidence de la Chambre Haute. On note la progression du Rassemblement national qui, avec ses alliés de l’UDR, passe la barre des 10 sénateurs, lui permettant d’avoir un groupe au Sénat. Il va passer de 3 à une quinzaine d’élus. De son côté, La France Insoumise fait son entrée au Palais du Luxembourg. Pour avoir la composition définitive, il faut attendre les affiliations et certains résultats outre-mer.
En bref…
Le Sénat participe au travail législatif, contrôle l’action du gouvernement et représente les collectivités territoriales. Il examine les projets de loi et peut proposer des amendements. Les Sages peuvent également déposer des propositions de loi, mener des commissions d’enquête, etc.
Son rôle est essentiel au niveau du Congrès du Parlement français qui rassemble les élus des deux chambres : 577 députés et 348 sénateurs. Réuni à Versailles, ce sont ces 925 parlementaires qui doivent se prononcer notamment pour toute révision de la Constitution.
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