Ascain s’apprête une nouvelle fois à ouvrir les festivités. Du 12 au 16 août 2026, le village labourdin retrouve son rôle le plus attendu de l'année, à savoir celui d’un moment où traditions et fête ne font qu’un. Ici, la convivialité se vit, se danse, se partage, entre les générations.
Chaque été, à la mi-août, Ascain donne rendez-vous à celles et ceux qui aiment les fêtes qui ont du sens. Pas de folklore cliché, mais une culture en mouvement, incarnée par des habitants, des associations, des bénévoles qui font vivre un patrimoine aussi vivant que vibrant. « Derrière ce programme riche et varié, il y a surtout un important travail collectif », souligne la municipalité, qui tient à saluer « le Comité des associations d’Azkaine, ainsi que toutes les associations, bénévoles et personnes qui se mobilisent pour préparer ces cinq journées ».
Lever de rideau en douceur
Comme toute bonne fête qui se respecte, celle d’Ascain prend le temps de s’installer. Le mercredi ouvre le bal avec le traditionnel tournoi de mus, ce jeu de cartes emblématique qui crée déjà l’ambiance. La fête commence à prendre corps.
Le lendemain, le jeudi, place à une journée entièrement dédiée à la culture basque. Une journée où Ascain joue pleinement sa partition identitaire. Chants, danses, bertsolari, cette poésie improvisée qui fait la fierté du territoire, et concerts s’enchaînent dans une atmosphère à la fois festive et profondément enracinée. « Une mention particulière pour la Journée de la culture basque du jeudi 13 août », insiste la municipalité, évoquant « une belle dynamique collective qui permettra de faire vivre la culture basque tout au long de la journée ».
Le vendredi marque le véritable coup d’envoi officiel, et cette fois, Ascain passe à la vitesse supérieure. L’après-midi voit se mêler générations et disciplines avec le triathlon des enfants, avant que la pelote ne prenne possession du fronton pour des demi-finales très attendues.
Puis vient le moment où tout bascule dans la fête pleine et entière. À 19 heures, le défilé des Joaldunak traverse le village, donnant le tempo à tous les festayres. Le spectacle de danse basque prolonge ce moment suspendu, avant que les tables ne se remplissent pour le traditionnel zikiro. Là encore, la fête prend une autre dimension, plus gourmande, plus conviviale, avant de se prolonger jusque tard dans la nuit.
Le samedi, point d’orgue et grand écart festif
Le samedi est souvent le jour où tout se joue, et Ascain ne déroge pas à la règle. Dès le matin, le village vit à cent à l’heure. Entre compétitions de pelote, jeux de force basque et animations pour les plus jeunes, chacun trouve sa place dans cette grande fête collective.
Le soir venu, le village change encore de rythme. Les concerts s’enchaînent, les styles se croisent, et la fête devient totale. Zea Mays, Moca, Kalume ou encore DJ Etxekoi prennent le relais pour faire danser la nuit. Ici, la tradition ne tourne pas le dos à la modernité, elle l’embrasse plutôt, dans une ambiance où toutes les générations se retrouvent.
Le dimanche vient refermer cette parenthèse festive, mais sans jamais donner l’impression d’un épilogue triste. Au contraire, Ascain soigne sa sortie. La finale du tournoi de pelote Jérôme Laduche attire les regards, les mutxiko rassemblent les participants dans une danse collective, et les derniers concerts prolongent l’émotion.
La fête se termine comme elle a commencé, à savoir dans le partage, dans l’envie d’être ensemble.
Une fête, un village, une identité
Au-delà du programme, les fêtes d’Ascain racontent l’attachement à un territoire, à une culture, à une manière d’être ensemble. Dans ce village traversé par la Nivelle, la fête devient un trait d’union entre passé et présent.
Et si les fêtes d’Ascain attirent chaque année autant de monde, ce n’est pas un hasard. C’est parce qu’elles restent fidèles à ce qu’elles sont. Une fête vraie, portée par des gens vrais. « Un grand merci au Comité des associations d’Azkaine, aux associations, aux bénévoles et à toutes celles et ceux qui contribuent à la réussite de ces fêtes », conclut la municipalité.
Sébastien Soumagnas





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