Abonnez-vous
Publié le

BONNE NOUVELLEAirbus confirme des perspectives de folie

Son président exécutif a précisé les ambitions de l’avionneur basé à Toulouse, porté par un marché mondial vertigineux : il faudra 44.000 avions neufs d’ici 2045 !
BONNE NOUVELLE – Airbus confirme des perspectives de folie
Devant la presse régionale, Guillaume Faury, a affirmé qu’Airbus s’était mis en position de livrer 1.000 appareils chaque année, dès 2030, soit 140 de plus que la cadence actuelle.
Guillaume Faury,

C’est donc une très bonne nouvelle pour tout le Grand Sud-Ouest. Outre les 33.000 salariés d’Airbus en Occitanie et les 2.000 en Nouvelle-Aquitaine, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont générés dans la filière, avec un demi-millier de sous-traitants.

Ainsi, le pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui associe la Nouvelles-Aquitaine et l’Occitanie, représente le premier bassin d’emplois européen dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace, des drones et des systèmes embarqués. Il pèse 147.000 emplois industriels, 8.500 chercheurs, 13.000 étudiants et 1.260 entreprises.

Pour illustrer les intentions d’Airbus, l’évolution de son lycée maison est très parlante : il va passer de 450 à 800 élèves en 2030 pour pouvoir former directement les talents de demain. Le groupe va aussi accélérer ses embauches. Depuis dix ans, il a recruté la bagatelle de 10.000 personnes par an dont un tiers en France.

Avec la période covid, le secteur a souffert et a eu du mal à retrouver son niveau d’avant pandémie, en raison des problèmes rencontrés sur toute la chaîne de fabrication et les problématiques lourdes des fournisseurs. Pour Guillaume Faury, les difficultés ont été surmontées et Airbus est en ordre de bataille pour un grand coup d’accélérateur au niveau de la production.

Le président exécutif a précisé les grands axes de développement pour les prochaines années : produire davantage d’A321, accélérer au niveau de l’A350 et construire l’avion qui remplacera la famille A320neo, d’ici une dizaine d’années. Ce modèle va évoluer fortement pour consommer entre 20% et 30% de carburant de moins. Il bénéficiera de gains considérables au niveau de l’aérodynamique, avec notamment des ailes nettement plus allongées, plus fines, et capables de s’adapter aux turbulences grâce à de grosses capacités de calcul embarquées. 

Parallèlement, il est étudié des moteurs plus grands et sans carénage extérieur. Enfin, les appareils seront capables de voler avec 100% de carburant d’aviation durable (SAF), contre 50% actuellement. Même si cela devra se faire progressivement en raison des risques sur la capacité à fournir ces produits.

Si le projet d’avion à hydrogène est pour le moment en stand-by, Airbus compte investir fortement dans le domaine de l’espace et milite pour la mise en place d’une démarche fédérative au niveau européen, avec Thales et Leonardo (projet Bromo).

Bientôt, l’Airbus du spatial ?

Informations sur Airbus, cliquez ici

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi