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LES CLEFS DE L’ÉCOLes leviers pour le financement d’une entreprise

Comprendre les moteurs économiques de la vie locale, c’est aussi comprendre ce qui fait battre le cœur de nos organisations de production. La rubrique de PresseLib’ Pays Basque, "ICI, ON PRODUIT LA VIE" reprend pour vous quelques bases.
Quelles sont les sources de financement d'une entreprise ?
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Chaque premier mercredi du mois, nous vous proposons ainsi un décryptage simple, accessible et concret de notions que l’on croit parfois connaître, mais qui se révèlent souvent plus nuancées qu’il n’y paraît.

A la suite de notre article du 4 mars dernier, où nous avons parlé du besoin en financement d’une entreprise, en expliquant ce qu’il faut couvrir pour qu’une entreprise existe tout simplement, nous allons parler ici des moyens, des sources de financement que le dirigeant quel qu’il soit, artisan, industriel, commerçant… doit activer pour arriver à financer son entreprise.

Nous allons tout de suite évacuer les grandes entreprises de notre explication, celles communément appelées du CAC 40 (40 c’est le nombre d’entreprises de cet indice boursier qui réunit les plus grandes entreprises françaises). Elles trouvent de l’argent en bourse, avec des mécanismes très sophistiqués. Mais sachant qu’il y a 3.800.000 entreprises de toutes tailles en France, on comprend vite que la caricature facile qui assimile tous les entrepreneurs à ces mastodontes, souvent internationalisés, est totalement inexacte.

Bref, que ce soit seul, ou bien avec 10 ou 100 salariés, en étant fabricant ou commerçant, le besoin en financement est une réalité.

Miser d’abord sur soi pour faire naître son projet

La famille des capitaux propres réunit des gens, et parfois des sociétés financières
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Les sources de financement, pour répondre au besoin, sont diverses, mais l’une d’entre elles est obligatoire, c’est l’argent personnel que le dirigeant va investir dans son entreprise.

S’il est jeune, il aura en général peu de moyens personnels. Mais s’il croit en son projet, il sera convaincant et il saura mobiliser de l’argent de ses parents, de ses copains… Parfois, il s’associera avec d’autres personnes qui ont aussi des parents, des amis, etc.

Cet argent réuni et investi, vient financer le pari du projet économique porté par le dirigeant. C’est ce que l’on appelle du capital propre, le sien.

Cette famille des capitaux propres réunit des gens, et parfois des sociétés financières, appelées « de capital risque ». Leur argent est investi en risque total : aucune garantie de le revoir, sauf si l’entreprise est un succès. Par contre, si elle dépose le bilan, ces fonds sont tout simplement perdus.

Une entreprise, c'est un risque pris par son dirigeant
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Presque toujours, les capitaux propres apportés (en risque total donc), sont complétés par un prêt bancaire : une dette, comme nous l’avons déjà vu dans cette rubrique.
Lire notre article : Les clefs de l'éco - La dette ou les dettes

Ainsi, le dirigeant qui a puisé dans ses économies, parfois toutes ses économies tant il croit à son projet, négocie un prêt avec son banquier pour avoir des moyens plus importants pour lancer son entreprise. Mais cet argent du banquier est appelé à lui être remboursé.

C’est bien normal, le projet est celui du dirigeant et non celui du banquier. Le banquier rémunère l’argent qu’il prête par les intérêts qu’il perçoit sur les fonds débloqués. Comme ce n’est pas son projet, il prend en plus une garantie de remboursement sous couvert d’un vocabulaire technique. Ici, on entend parler de cautions, de nantissement, d’hypothèque, etc.

Évacuons l’idée souvent entendue : « Le banquier n’a qu’à me prêter, et moi je garde mes économies ». L e banquier répond avec un argument imparable : « Vous voudriez que je prête de l’argent pour votre projet. Mais si vous ne prenez aucun risque de votre côté, en « pariant » votre argent personnel, c’est que vous me demandez de croire à votre projet plus que vous n’y croyez-vous même ! ».

La règle est vraiment ici : « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

Pour résumer. Ce que nous voyons d’une entreprise, c’est d’abord un risque pris par son dirigeant, parfois par sa famille et ses amis. C’est aussi un risque pris par une banque qui croit au discours du dirigeant, mais surtout qui croit à ses compétences, au marché visé, à la part de marché qui est attendue, etc.

Réinvestir pour durer et se développer

Freepik

Une autre solution de financement peut venir des bénéfices, accumulés patiemment, années après années, qui sont laissés dans l’entreprise pour y être réinvestis. Bien évidemment, c’est de l’argent qu’il faut mettre de côté, sans le distribuer en dividendes (distribution des bénéfices). Une telle approche est un signal très fort donné à son environnement, dont son banquier : « Regardez, mon entreprise j’y crois puisque je la conforte tous les ans en y laissant les bénéfices réalisés ».

C’est tout simple en fait.

Un dernier point : petit projet, petits besoins de financement ; grands projets, grands besoins. 

Le monde basque de la petite et moyenne entreprise regorge d'entreprises attachées à leur territoire. Construites avec patience, parfois sur plusieurs générations, elles ont régulièrement et frugalement, mis de côté les bénéfices réalisés, années après années, pour préserver leur existence et assurer leur développement.  Et le plus grand gagnant en est... le bassin de vie, bien sûr.

ICI, on produit la vie

Chaque mercredi, au minimum, vous retrouverez cette rubrique : un rendez-vous inédit pour défendre les métiers de production. Des témoignages, des reportages, des interviews, des dossiers permettront de porter cette CAUSE majeure, pour la faire avancer.

Pour découvrir, les articles déjà publiés dans cette rubrique, cliquez ici

Au sommaire de Ici, on produit la vie

  • Un rendez-vous hebdomadaire inédit pour défendre les métiers de production

  • Artzainak à Mauléon : les bergers d’une production indépendante

  • La Ferme Elizaldia : au cœur de Gamarthe, l’agro-pépite se bâtit de génération en génération

  • Créer une nouvelle dynamique autour de la fierté « industrielle »

  • Boulangerie du Moulin à Mauléon

  • Lynxter façonne l'avenir en 3D

  • L’IzarFamily invente une dimension humaine pour les télécoms et le numérique

  • Erro, quand la maroquinerie fait vivre un atelier, un village, un pays

  • Alki : des racines et des ailes

  • Itsalga, quand la mer nourrit la terre

  • Tannerie Carriat : le cuir solide et la créativité éclatante

  • SEI, le numérique made in Pays basque

  • Resak : le design naît du recyclé

  • Arsène, l’espadrille retrouve ses pas à Mauléon

  • Du garage à la pasta factory : la success story d’Irina

  • La maison Pascal Massonde cultive le goût de ses terres

  • Egiazki, la jeunesse basque qui entreprend ici

  • Antoine Maury et Zanzibar, à contre-courant des délocalisations

  • Port de Bayonne : quand l’industrie navigue vers le futur

  • BiPiA, quand l’artisanat nourrit l’économie basque

  • Comment le CETIA fait entrer le textile en économie circulaire

  • BioclimaKit, quand le compost fait repousser l'idée de produire localement

  • Kollect Tech transforme les toilettes en filière d’avenir

  • Le Béret Français : du fil au produit fini, du geste à l’avenir

  • Synelis et Olivier Neys au cœur des réseaux essentiels

  • Montrer, transmettre, fabriquer et... donner du sens

  • Epta fabrique à Hendaye des vitrines réfrigérées pour le monde entier

  • Quand l’océan inspire un projet industriel porteur de sens

  • Sokoa, l’industrie basque qui mise sur l’humain et le territoire

  • Uzitek, quand la mécanique de précision fait tourner les fabrications locales

  • Ainciart Bergara, gardiens d’un savoir-faire unique et vivant

Les clefs de l'éco

  • Chiffre d’affaires ou bénéfice ?

  • La dette ou les dettes

  • L’investissement c’est quoi ? Et à quoi ça sert ?

  • Le besoin de financement d’une entreprise

Un défi majeur à relever ensemble…



Plus nombreux qu’on ne le pense, ceux qui produisent au Pays Basque montrent la voie. On pense souvent à quelques fleurons industriels, à des grands groupes, mais une multitude de femmes et d’hommes font partie de l’aventure production, avec des structures de toutes tailles. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.



Tous méritent d’être encouragés.

A travers cette rubrique « ICI, on produit la vie », PresseLib’ veut animer une communauté, en favorisant des solidarités, en encourageant la partage d’expériences, en incitant aux transmissions, en faisant bouger les lignes, en faisant émerger des solutions nouvelles… Bref, en créant une dynamique inédite.

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Ce nouveau rendez-vous est celui d’une communauté, engagée pour défendre et valoriser les emplois de production. 

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