Elles cultivent la terre, mais trop souvent restent marginales dans les regards. Le 5 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Fonds de dotation Indarra et l’association Andere Nahia ont choisi de remettre ces visages au cœur du paysage avec une soirée intitulée « Femmes Paysannes ». Une initiative qui entend labourer les idées reçues et faire pousser la reconnaissance là où elle peine encore à germer.
Sortir de l'ombre
Dans les campagnes, elles sont pourtant partout. À la tête d’exploitations, dans les champs, auprès des troupeaux ou dans les ateliers de transformation, elles sèment, récoltent, innovent et transmettent. Mais dans les représentations collectives, leur place reste souvent reléguée à l’arrière-plan. « Nous avons imaginé cette soirée Femmes Paysannes pour visibiliser tous les défis qu'elles rencontrent au quotidien et dans l'exercice de leur activité », rappellent les organisateurs, bien décidés à remettre ces trajectoires en pleine lumière.
Pensée avec l’association Andere Nahia, engagée pour la visibilité et l’autonomie des femmes dans l’économie, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des actions du Fonds Indarra, qui œuvre pour des territoires plus justes et plus solidaires. Un travail de fond, à l’image de ces métiers de la terre, où rien ne pousse sans patience ni engagement.
Au fil de la soirée, les témoignages ont fait écho comme autant de sillons tracés dans une réalité souvent méconnue. « C'est important pour moi d'être ici ce soir parce que je suis une femme dans un métier considéré pour les hommes », confie Florence Debove, bergère salariée. Une parole partagée par Annabelle Meyer, vachère sans terre : « Dans le monde agricole, on est quasiment que avec des hommes, donc c'est super de pouvoir se retrouver. »
Des témoignages qui font germer l’espoir
Certaines, comme Audrey Dubuc, racontent aussi les reconversions possibles : « S'installer comme paysanne en deuxième partie de vie, c'est faisable et j'aimerais inspirer d'autres femmes. » D’autres évoquent la force du collectif. « C'est aussi se sentir moins seule », glisse Amandine Bourgy, tandis que Corinne Bidault parle d’un besoin vital de « prendre de l'énergie féminine pour continuer ».
Entre projections, échanges et discussions, la soirée a permis de croiser les expériences et de faire circuler une parole trop souvent restée en jachère. « Voir du monde, croiser des expériences », résume simplement Marta Fély, comme un retour aux racines d’un métier profondément humain.
Dans ce champ encore en transformation, l’enjeu est clair : faire reconnaître ces femmes à la hauteur de leur engagement. Une dynamique que Presselib suit avec attention, fidèle à sa ligne éditoriale. Car, comme le rappelle Presselib, « c’est dans la durée que l’on crée le lien », et que les initiatives comme celle-ci deviennent de véritables semences d’avenir, « une inspiration comme ça » appelée à essaimer bien au-delà de cette soirée.
Vous l'aurez compris, la soirée du 5 mars 2026 fut une réussite ! Elle a en effet affiché complet avec pas moins de 100 participantes. Un portrait photo de ces Femmes Paysannes présentes à l'événement a été réalisé, qui devrait prochainement servir à alimenter un annuaire des femmes agricultrices. En effet, il est prévu d'éditer ce document afin de les valoriser, de lutter contre l'isolement et de leur permettre d'élargir leur réseau pour échanger les bonnes pratiques et s'entraider.
Cet annuaire sera disponible en ligne dans les prochaines semaines, sur le site de Indarra ainsi que sur les réseaux sociaux.






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