L’hydrogéologue David Flandin alerte sur la situation préoccupante des nappes de la vallée de l’Adour, dont les niveaux sont déjà inférieurs aux normales saisonnières. Cette diminution intervient au moment où la demande en eau atteint son pic, rendant les opérations de pompage de plus en plus difficiles pour les agriculteurs.
Les conséquences se font déjà sentir dans les exploitations. Selon la Chambre d’agriculture, près de 200.000 hectares sont affectés par le manque d’eau et la canicule.
Les pertes pourraient atteindre jusqu’à 35% pour le maïs irrigué, tandis que le tournesol et les cultures légumières enregistrent également des baisses significatives, notamment pour le haricot dont les rendements pourraient chuter de 30 à 60%.
La présidente Marie-Hélène Cazaubon insiste sur le caractère vital de l’accès à l’eau et regrette des restrictions d’irrigation désormais imposées un jour sur deux dans certains secteurs.
Parallèlement, les cours d’eau affichent des débits critiques. Le Midou a vu son niveau fortement diminuer en deux mois, tandis que le Bahus a atteint un débit nul à la fin juillet. Cette situation fragilise les écosystèmes aquatiques, avec des épisodes de mortalité piscicole déjà observés dans l’Adour.

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