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Créateurs et passionnés – Le fablab de Pulseo devient makeo

Le 11 Déc. 2019

Nouveau nom, nouveau logo et surtout nouvelles activités : l’ex-Art3fact Lab passe à la vitesse supérieure. On en discute avec son responsable Pol Olory…

Depuis la rentrée, le fablab rebaptisé propose des ateliers ouverts et gratuits le samedi après-midi, ainsi que des formations au numérique les mardis et jeudis soir. Des rendez-vous qui font déjà le plein.


Structure associative hébergée par le centre d’innovation pulseo et entrée l’an dernier dans le giron du GIP du Grand Dax, l’Art3fact Lab change de nom et d’identité visuelle. Mais si ce « makeo » tout nouveau, tout beau n’a plus le même statut, « il s’inscrit toujours dans la même démarche d’innovation et ne perdra pas son âme », prévient son manager Paul Olory, désormais épaulé par Blaise Ramu, engagé en avril dernier en qualité de médiateur numérique.


Tout au contraire, le fablab pourra assumer un rôle plus clairement établi de service public de nouvelle génération, déjà visible à travers ses formations au numérique, son accueil de scolaires et de jeunes en difficulté ou encore ses ateliers grand public.

Depuis la rentrée, le fablab a pris date en lançant deux nouveaux rendez-vous hebdomadaires. Les mardis et jeudis, makeo propose d’abord des « ateliers du soir » (18h-20h) de formation technique à la fabrication numérique, lors desquels on apprend à manier découpeuse laser, imprimantes 3D ou fraiseuse numérique à des fins de design, de modélisation et de prototypage.


On en profite pour ajouter qu’après la formation de médiateur numérique imaginée l’an dernier (avec Insup), le fablab a en a cette année lancé une autre d’assistant numérique (avec l’école In’Tech), cette fois plus axée sur l’insertion des stagiaires dans le secteur industriel.


Deux milliers de personnes accueillies…

À côté de ces formations du soir pour techniciens dans l’âme, la structure propose à ses adhérents et au grand public des « ateliers du samedi » (après-midi). « Ce rendez-vous est essentiel pour le développement du fablab. Ouvert à tous, il permet de montrer que l’usage d’outils numériques est loin de n’être réservé qu’à un petit nombre de spécialistes », commente Pol Olory. Lors de ces moments qui se veulent ludiques mais aussi propices à « une réflexion sur nos usages et sur l’utilité de ce qu’on fabrique », on peut réparer, imaginer ou personnaliser collectivement des objets du quotidien.


Réparation de voiturette électrique, création d’un masque d’halloween ou customisation d’un cadeau de Noël : tout est possible en théorie, et tout devient plus compréhensible en pratique.

Bien entendu, ces nouveaux rendez-vous ne doivent pas faire oublier l’intérêt de cette structure originale au quotidien. Ce makeo est toujours « un lieu de prototypage rapide, de formation et de R&D, axé sur le jeu comme argument pédagogique, mais aussi sur les relations entre art et technologie ». Il compte aujourd’hui 105 adhérents (particuliers ou petites entreprises), qui représenteraient le vingtième du public reçu, soit environ 2.000 personnes, preuve du succès grandissant que connaît la structure.


En lien avec l’éducation nationale, le lieu reçoit des dizaines de stagiaires chaque année, « de l’élève de 3ème jusqu’à l’ingénieur en alternance », ainsi que des jeunes en difficulté ou en décrochage scolaire, qu’il s’agit de déculpabiliser en leur ouvrant l’esprit sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies. Au-delà d’emblématiques exemples de jeunes déscolarisés ayant pu intégrer l’In’Tech, ce genre d’initiative, tout en apportant un socle de compétences, ne peut avoir que des effets bénéfiques : grâce à une approche distincte de la pédagogie traditionnelle, il remet le pied à l’étrier à des jeunes devenus allergiques à l’école.


Des projets innovants à la pelle…

Enfin, on connaissait aussi ce fablab pour ses projets novateurs. On se souvient de la fameuse tireuse à bière d’Olivier Jammes et de Beer Up, en partie développée sur place, mais dans ce lieu expérimental où se multiplient les expérimentations, on a toujours une batterie de projets innovants sur le feu. Quelques exemples ? D’abord, il faut parler de cette machine dédiée au recyclage des plastiques ménagers (bouteilles et gobelets plastiques, touillettes, etc.), reconvertis en filaments pour l’impression 3D : « Quand le plastique ne peut plus être recyclé, nous pouvons désormais le fixer dans des matériaux de construction », expose Pol Olory.

L’idée et les procédés associés intéressent de près des entreprises comme Enedis et Le Plastique Français. Ce dernier, qui opère déjà dans le recyclage, méditerait ainsi sur la production d’objets venant en plus de la matière plastique brute proposée à ses clients. Autre exemple : avec une centaine d’élèves de 3 lycées et une dizaine de partenaires, makeo médite pour l’an prochain un prototype de quadricycle électrique en forme de réplique personnalisée de l’illustre Bugatti Veyron. Une belle illustration de la double vocation technologique et humaine de makeo.


Pour la suite, ce fablab pour tous ambitionne de nouer de nouveaux partenariats et de mener à bien de nouveaux projets, mais aussi « d’être encore plus présent sur l’agglo et de se rendre davantage dans les petits villages », à la rencontre des curieux plus isolés. De quoi continuer de faire la preuve que dans les Landes, on ne manque décidément pas d’idées !

Plus d’informations sur le site internet – cliquez ici

 

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