Sans doute faut-il évoquer son origine : le 1er juillet 1638, Fontarabie est encerclée par les troupes de notre bon roi Louis XIII, commandées par le prince de Condé. Ce que voyant, les habitants jurent devant la Vierge de Guadalupe que s’ils parviennent à se libérer du siège, ils la remercieront chaque année en menant une procession jusqu’à son sanctuaire, situé sur le promontoire d’Olearso. La ville résista 69 jours et Condé préféra finalement lever le camp. Depuis lors, l’Alarde est célébré avec recueillement chaque 8 septembre.
Ce vendredi, il fallait se lever tôt, 6h du matin, pour assister à la Tamborrada qui précédait l’Alarde, devenue une procession menée par des civils et des militaires d’occasion, effectuée en honneur de la Vierge de Guadalupe.
Tout le monde s'est retrouvé sous les remparts, enfin, tout le monde, tout d’abord les compagnies représentant chaque quartier de la petite ville, avec à leur tête leur cantinière. Suivaient les sapeurs (les hatxeros), reconnaissables à leurs chapeaux en peau d’agneau, les tambours, et la foule, toujours considérable en de pareils moments.
Ce samedi, on oubliera la tradition au profit des jeux et des concerts. Un toro de fuego à 21h, et de la musique avec les groupes Aker Odol et Riot Propaganda. Dimanche, si ça vous dit, vous pourrez toujours aller tirer quelques coups, au pigeon d’argile, assister à la messe, applaudir les géants sur le Casco historico (la vieille ville) et la Marine, et le soir applaudir le groupe ETS (En Tol Sarmiento).
Lundi sera le jour des bertsolaris (Egaña et Peñagarikano), ainsi que celui des pelotaris au fronton Jostaldi. Et à 22h30, un feu d’artifices viendra clôturer l’édition 2017, à laquelle nous assisterons, preuve que nous, on a oublié l’épisode de 1638…
Informations sur le site de Fontarabie
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