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A DECOUVRIR - L’Ardoisière des Pyrénées en Bigorre

Le 09 Août. 2020

Labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, le site de Labassère s’est diversifié pour résister à la concurrence espagnole et sauvegarder son savoir-faire…

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On la connaît comme ardoise de couverture sur les toits bigourdans, mais elle est aussi présente au Capitole et à l’Archevêché de Toulouse, à la cité de Carcassonne, la faculté de médecine de Lyon, dans le nord de la France, et jusqu’en Angleterre.


En l’absence de pyrites oxydables, la roche schisteuse de Labassère garantit une durabilité de 80 à 100 ans pour les toitures, pourtant soumises à de rudes conditions climatiques, offrant des variantes de couleurs allant du gris doré au bleu.

Dotée d’une fissilité naturelle, elle favorise une planimétrie parfaite qui laisse glisser les eaux fluviales – évitant par là même la décomposition du matériau -, tout en permettant une précision extrême au niveau de son épaisseur.


Mais dans les années 70, l’Espagne commence à produire, et vend ses ardoises à moitié prix. Si la qualité est loin d’être la même, les consommateurs s’en tiennent au prix. Petit à petit, la concurrence améliore ses points faibles, et finit par absorber l’essentiel du marché. Alors, pour sauver un savoir-faire artisanal qui faisait vivre autrefois la région, il a bien fallu s’adapter et se diversifier.


Les trois cents ouvriers, répartis sur les trois exploitations d’ardoise de Labassère dans les années 50, ont laissé place depuis aux outils sophistiqués : marteaux fond de trou pour la carrière à ciel ouvert, machine de débitage et sciage à commande numérique…

Si la main de l’homme reste pourtant nécessaire et irremplaçable au niveau des finitions, ils ne sont plus que quatre employés aujourd’hui, sur la seule exploitation devenue en 2015 l’Ardoisière des Pyrénées (filiale du groupe Roy TP), à exercer ce métier en voie de disparition.


Concurrence oblige, l’ardoise de couverture ne représente plus désormais qu’un quart de l’activité. L’entreprise s’est donc investie depuis 1990 dans la décoration, intérieure et extérieure. On la retrouve sur les plans de cuisines, de salles de bain, les appuis de fenêtre, le carrelage, mais aussi le dallage, les escaliers, les clôtures, les bancs, les tables de jardin, les pas japonais… et même en paillettes pour éviter la repousse de mauvaises herbes dans les allées ou au pied des arbres.


Ses qualités indéniables en ont d’ailleurs fait une référence certifiée auprès des Monuments Historiques et Nationaux. Un gage supplémentaire de fiabilité.

Informations sur le site internet, cliquez ici

 

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