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Quel avenir pour les barthes ?

Le 02 Jan. 2018

Naturellement, tout le monde ici connaît ces zones humides qui couvrent 12.000 hectares dans les Landes. Elle seraient menacées

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Etant donné que nous sommes lus bien plus loin que depuis nos territoires traditionnels, il n’est peut-être pas inutile d’effectuer un petit rappel, style rafraîchissement de mémoire, en dix secondes douche comprise. Alors, voilà…


Situées dans le département des Landes, sur une superficie de 12.000 hectares, elles s’étalent sur 80 kilomètres de long et traversent quarante communes. Un territoire naturel, qui nécessite attention et vigilance, et se trouve protégé par son classement au patrimoine national et européen. Le dispositif Natura 2000 est là précisément pour ça, préserver la faune et la flore. Après tout, le mot barthes vient du gascon barta, décrivant des « broussailles dans un bas-fond humide. »


En dépit de cette description de carte postale, il semblerait que les barthes pourraient être menacées. C’est du moins ce que craignent les autorités locales, qui viennent d’organiser une visite de la barthe d’Orist afin de juger sur pièces. Il y avait là le sous-préfet, mandaté par le ministère de l’Agriculture, le député, une conseillère départementale, et des représentants de Barthes Nature, le CPIE de Seignanx et même la Fédération des chasseurs, entre autres.

L’objet de leur inquiétude principale : l’agriculture dans les barthes, en voie d‘obsolescence, si l’on prend en compte le vieillissement des agriculteurs, la crise de la filière bovine, voire la menace de fermeture de certains abattoirs. Certains craignant même que l’agriculture ici ne disparaisse à jamais. Cela valait donc bien la venue sur place de ces personnalités.


Pour l’instant, on s’est contenté de prendre note, en même temps que des pistes ont été évoquées, telle la création d’une marque, style « Barthes de l’Adour », pour les produits locaux, l’incitation à la venue d’une nouvelle génération d’agriculteurs, l’indispensable maintien de l’élevage et la nécessité d’entretenir ce territoire absolument unique.

La volonté est là. Maintenant, y’a plus qu’à…

 

3 commentaires au sujet de cet article

  1. SAUVONS NOS BARTHES
    Association pour la sauvegarde des barthes
    d’Angresse et Bénesse-Maremne
    BARTHES D’ANGRESSE et BENESSE-MAREMNE,
    UN VERITABLE MASSACRE ECOLOGIQUE ?
    Pour mieux les exploiter, les barthes ont été largement aménagées par l’homme dès le XVIIème siècle. Vastes zones humides, les barthes
    subissent aujourd’hui des inondations régulières ce qui menace leur biodiversité.
    • Le développement d’espèces exogènes par exemple jussies.
    • L’abandon des pratiques actuelles : disparition des prairies par arrêt contraint et subit du pâturage.
    • La dégradation de la flore et de la faune.
    Les barthes situées entre les communes d’Angresse et Bénesse-Maremne, appelées « barthes du Monbardon et du moulin de Lamothe »
    sont-elles vouées à devenir un marécage insalubre ?
    Un petit groupe d’usagers, de propriétaires et d’amoureux de la nature s’est mobilisé pour réfléchir au devenir des barthes et participer à
    leur sauvegarde. Son principal objectif est de tenter de sensibiliser les instances chargées du développement et la valorisation de ces sites
    aux pratiques favorables à la conservation des habitats et espèces d’intérêt communautaire. Il s’agit de « faire reconnaître » la gestion qui a
    permis le maintien de ce biotope remarquable.
    Le premier objectif identifié par le groupe de travail est d’approfondir la connaissance du site afin de proposer la mise en place d’actions
    adaptées. La priorité se porte donc sur l’étude de l’état général de cette zone humide, des espèces animales et végétales qui y sont
    présentes, de son histoire et de son fonctionnement hydraulique …
    Qui sommes-nous ?
    – Des agriculteurs qui ne peuvent plus y mettre leurs vaches ni entretenir les prairies.
    – Des usagers et amoureux des barthes qui ne peuvent pratiquement plus s’y aventurer.
    – Des propriétaires qui voient mourir leurs arbres par secteurs entiers.
    Que constatons-nous ?
    – Les pâturages sont devenus des champs de vase où seule la jussie prolifère. Cela fait plusieurs années que les vaches ne peuvent plus
    y venir brouter. Les tracteurs doivent choisir le moment et le chemin pour s’y aventurer.
    – Les eaux sales et stagnantes envahissent les terrains même l’été et, qui plus est, après 2 mois sans pluie. Une vraie marée noire.
    Les ragondins en sont devenus les occupants privilégiés et se multiplient à grande vitesse. Risque sanitaire.
    Danger aussi pour les enfants des lotissements en lisière et les usagers du chemin de randonnée, également en lisière, puisque les
    eaux stagnantes masquent toute l’année la position du canal noir, profond et très envasé.
    – Quant aux arbres en périphérie, acacias, aulnes, charmes, chênes pédonculés, peupliers, platanes, un massacre. La marée noire sape
    leurs fondations et ils se couchent. D’autres meurent debout, les pieds dans la vase. Les sangliers s’y cachent puisque même les chiens
    ne peuvent les y suivre.
    Comment était-ce il y a 15 ans ?
    Rappelez-vous il y a 15 ans, ces barthes avaient fière allure et il faisait bon s’y promener. Et pourtant, ceux qui s’en occupaient
    (simple Association Syndicale) :
    – Ne possédaient pas de diplôme
    – N’avaient pas suivi de formation en la matière
    – Ne se réunissaient qu’une ou deux fois par an pour prendre toutes les décisions de gestion
    – Et ils étaient bénévoles.
    Que s’est-il passé depuis ?
    Depuis 15 ans, le suivi des barthes et l’entretien de ses canaux de drainage sont de la compétence du syndicat des rivières Bourret/Boudigau.
    Aucune action notable n’y a été entreprise. Les barthes ont été sacrifiées, le Monbardon aussi.
    Pour exemple, le canal blanc s’est ensablé d’environ 1m (10cm par an) provoquant cette inondation permanente et ce pourrissement
    des sols sur ANGRESSE et BENESSE-MAREMNE.
    Bien sûr, ce sera toujours la faute à quelqu’un d’autre, la faute à la réglementation, la faute à l’administration au-dessus, laquelle
    invoquera la faute à l’administration encore au-dessus, enfin que peut-on imaginer ?
    Venez consulter notre site en tapant
    dans la barre d’adresse (en haut à gauche)
    https://www.sauvonsnosbarthes.fr
    Venez nous rejoindre en nous envoyant
    un mail à l’adresse suivante :
    contact@sauvonsnosbarthes.fr
    PS : Pour information,
    la cotisation annuelle sera proposée
    à 10 € par foyer familial.
    Que demandons-nous ?
    En urgence un rétablissement du lit d’origine
    des canaux : Vieux fonds vieux bords.
    Les gestionnaires actuels ne le veulent pas.
    Ils ont commandé des études très onéreuses
    !!!!!!!! et prévoient des travaux qui auront leur
    utilité, certes, mais uniquement si, au
    préalable, les canaux ont retrouvé leur lit
    d’origine. Sinon, cela ne servira strictement à
    rien.
    Comment nous faire entendre ?
    Pour pouvoir intervenir auprès des décideurs,
    accéder aux documents et études en cours et
    pouvoir être force de propositions, nous
    voulons et devons constituer une association.
    Montrer que nous sommes nombreux à
    désirer que soit mis fin à ce massacre
    écologique.

    1. Tout à fait d’accord
      Et particulièrement sur le diagnostic des responsabilités : plus les politico-fonctionnaires s’emparent de nos affaires et lèvent des impôts pour les traiter (soi-disant) et plus cela va mal.

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