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J-5 : Contre-G7 puis G7, la Côte basque sous pression

Le 13 Août. 2019

Pendant 7 jours, Biarritz mais aussi les environs vont être transformés en bunker pour assurer la sécurité des dirigeants des 7 plus grandes puissances du monde…

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Du 19 au 26 août, les opposants à la politique menée par ces « grands » seront réunis à Urrugne, Hendaye et Irun. Du 24 au 26 août, les chefs d’Etat vont s’installer à Biarritz qui sera soumise à un régime impressionnant de couvre-feu.


Si les plateformes G7 Ez ! (G7 Non !) et Alternatives G7 se veulent pacifiques pour ne lutter qu’au niveau des idées, les autorités redoutent des débordements avec notamment la présence de groupes spécialisés, venant du monde entier.

A partir du 21 août, pendant 3 jours, 5.000 militants sont attendus à Hendaye pour des conférences et des ateliers, à l’initiative d’une cinquantaine d’associations et mouvements divers. Ils vont afficher leurs craintes face aux « incendiaires de la planète » et veulent faire émerger d’autres solutions. On trouvera parmi eux des « Gilets jaunes », des zadistes de Notre-Dame-des-Landes, des militants basques, des syndicalistes, etc.


Le samedi 24 août, une manifestation est prévue, à Hendaye. Plus de 10.000 personnes sont attendues.

Enfin, le dimanche 25 août, plusieurs rassemblements (non déclarés) pourraient déferler sur 7 places publiques à Biarritz, Anglet, Bidart et Bayonne.

 


Biarritz sera sanctuarisé…

Du samedi 24 août au lundi 26 août, il faudra montrer patte blanche et bien plus pour s’approcher de la cité balnéaire qui recevra le gratin des 7 pays les plus riches de la planète : Donald Trump (États-Unis), Justin Trudeau (Canada), Angela Merkel (Allemagne), Shinzo Abe (Japon), Boris Johnson (Royaume-Uni), Giuseppe Conte (Italie) et Emmanuel Macron (France). 7 pays qui représentent 40% du PIB mondial pour 10% de la population.

Avec les autres pays invités, ce sont 25 délégations étrangères qui déferleront autour de la Grande Plage, ainsi que les représentants d’institutions internationales comme le FMI, l’ONU et l’OCDE.


Plus ça va et plus l’étau sécuritaire se referme sur la ville de Biarritz, avec un hyper-centre complètement verrouillé. Ainsi, dans la zone de protection proche renforcée (zone rouge), quatre nouveaux secteurs de sécurité ont été créés, limitant fortement les déplacements des habitants et des commerçants. Des contraintes importantes vont également toucher les livraisons, ce qui risque de poser de gros problèmes notamment aux restaurants et commerces devant s’approvisionner quotidiennement en produits frais.


Parallèlement des parkings supplémentaires sont prévus à la Milady et à l’hippodrome des Fleurs, avec un système de navettes.

Biarritz (25.000 habitants) va voir converger vers elle des dizaines de milliers de personnes : plusieurs centaines par délégation, 5.000 journalistes du monde entier pour couvrir l’événement, 15.000 représentants des forces de l’ordre et de sécurité, etc.

Informations pratiques sur le site de la Ville – cliquez ici


Profiter du coup de projecteur sur la Côte Basque ?

Si les contraintes de sécurité vont lourdement perturber la fin du mois d’août et l’activité touristique, l’enjeu est de profiter au maximum de cette opportunité de mise en valeur de Biarritz et du Pays Basque dans les médias du monde entier.

Au-delà du concert de contestations que l’événement suscite, la question de ses retombées sur l’économie locale est un enjeu pris très au sérieux. À Biarritz, un « comité de valorisation territorial » réunit les acteurs et pouvoirs locaux pour plancher sur les actions à mener, sur le plan commercial, afin d’exploiter du mieux possible ce G7.

On note aussi que l’Agence d’attractivité et de développement touristiques (AaDT) du 64 compte « faire découvrir Biarritz Pays basque » aux journalistes internationaux attendus sur place : un accueil leur sera réservé… toute l’année. L’une des questions serait d’ailleurs de savoir, en dehors des dates considérées, dans quelle mesure ce coup de projecteur sur Biarritz influera sur le tourisme local.


De très importants travaux de rénovation…

En parallèle, l’agence a créé des contenus (texte, vidéo et photos) et mobilise les offices du tourisme pour faire connaître et valoriser le Pays Basque dans le cadre de ce G7. Quant à l’Union des métiers de l’hôtellerie-restauration, elle fait le nécessaire pour faciliter l’accueil de ces visiteurs et leur permettre de savourer leur séjour.

D’autres retombées sont à prendre en compte avec, notamment, les grands chantiers accélérés pour l’occasion comme la modernisation de l’aéroport de Biarritz ou encore la rénovation de l’Hôtel du Palais. Des travaux estimés à plus de 50 millions d’euros qui ont fait travailler de nombreuses entreprises locales.


Enfin, il faudra bien que nos diplomates, nos fonctionnaires et leur matériel se déplacent, ce qui devrait produire quelques effets sur les transports aérien, ferroviaires et routier, tant au niveau des compagnies assurant les transferts qu’à celui des infrastructures aéroportuaires (Biarritz, Pau, Fontarrabie) ou des gares. Et donc des commerces associés. On n’imagine pas tout ce beau monde repartant sans son petit souvenir…

 


 

Un commentaire au sujet de cet article

  1. Qui paye les 50 millions de rénovation de l’aéroport et de l’Hôtel du Palais propriété de la ville ? La ville de Biarritz peut-être ? C’est à dire les Biarrots ?
    C’est ce que vous appelez des “retombées”, elles pourraient être un peu lourdes!

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