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DÉCRYPTAGECoup de chaud autour de la chasse

A 10 jours de l’ouverture, le débat est lancé avec en toile de fond la sécheresse et les incendies. Une occasion de sortir des carricatures en connaissant mieux les problématiques.
DÉCRYPTAGE - Coup de chaud autour de la chasse
D’un côté, la députée écologiste Sandrine Rousseau qui a appelé à la révolte contre les chasseurs. De l’autre, la Fédération nationale qui rappelle le rôle essentiel de ses membres pour réguler la faune sauvage.

Les chasseurs sont plus de 65.000 sur le bassin Adour Gascogne. C’est dire à quel point ils représentent une tradition profondément ancrée dans chacune des 1.810 communes du territoire. Très largement, ils sont des amoureux de la nature, de leur nature autour de chez eux.
 
Concernant le débat actuel, tout est parti de la demande d’associations de protection animale de reporter l’ouverture de la chasse, fixée au dimanche 13 septembre, en raison de la sécheresse ; elles souhaitent également un moratoire sur les zones dévastées par les incendies. La parlementaire a été plus loin, en appelant les militants à aller sur le terrain pour faire barrage à cette ouverture, au risque de provoquer de sérieux incidents.
 
De leur côté les fédérations départementales de chasse ont confirmé qu’il n’y aurait évidemment pas de coups de fusils dans les forêts dévastées par les feux de l’été. Mais, elles insistent sur la nécessité d’ouvrir la chasse comme prévu. Sachant que chacune de ces instances prend en compte en permanence l’évolution des situations locales, dont l’impact de la sécheresse. Il faut savoir, en effet, que chaque année, ces fédérations établissent des quotas, commune par commune, pour établir les prélèvements nécessaires des principales espèces sauvages. Cela en fonction des observations faites concrètement sur le terrain.
 
Contrairement aux carricatures habituelles, les chasseurs contribuent efficacement au bon équilibre de la faune, à la fois pour protéger les animaux menacés et à la fois pour éviter une surpopulation pouvant entraîner des dégâts mais aussi une certaine dégénérescence. Par exemple, cet été des chasseurs ont aménagé de nombreux points d’eau pour permettre au gibier de ne pas trop souffrir de la canicule.

A l’image de ce qui se passe avec les sangliers, une suspension de la chasse peut avoir des conséquences lourdes. Le coût des dégâts est déjà considérable pour les agriculteurs et les particuliers, il pèse des millions d’euros chaque année, sans compter les conséquences des accidents (parfois très graves) provoqués sur les routes. Les fédérations départementales de chasseurs, qui sont appelées chaque fois à la rescousse pour lutter contre les sangliers et les nuisibles, doivent en plus financer les indemnisations.
 
S’il peut y avoir quelques dérapages de la part de certains chasseurs, la très grande majorité agit de manière responsable et connaît parfaitement les animaux. Les fédérations locales mettent donc en place des plans de chasse très précis dans chaque commune pour gérer au mieux le petit et le grand gibier.
 
Parallèlement, ces organisations ont fait de la sécurité une priorité absolue depuis plusieurs années, pour limiter les risques d’accidents. Ainsi, les directeurs de battues sont formés et, tous les 10 ans, les chasseurs doivent obligatoirement suivre une journée de formation et de sensibilisation aux principales règles de sécurité.
 
Souhaitons que des échanges constructifs puissent s’instaurer sur le terrain entre les associations de protection animale et les fédérations départementales de chasseurs. Rêvons un peu…

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