Abonnez-vous
Publié le

1500 COUPS DE POUCELa cheffe Émilie Barrellon libère le quotidien des familles

À travers son entreprise « Faitout », cette cheffe à domicile bouscule les codes de la gastronomie de proximité. Entre cuisine du marché et engagement sociétal, elle redonne du temps et du souffle aux foyers du Béarn.
Emilie Barrelon s'est lancée dans la cuisine à domicile, à Pau.
À Pau et ses alentours, une petite révolution mijote doucement dans les cuisines des particuliers.

Émilie Barrellon, cheffe à domicile au sourire contagieux, s'est donné une mission aussi simple qu'ambitieuse : transformer le repas du soir, souvent perçu comme une corvée, en un moment de pur plaisir et de partage.

En franchissant le seuil des maisons avec ses mallettes, ses secrets et son sourire, la jeune cheffe cuisinière offre une denrée devenue rare : du temps.

L'histoire d'Émilie Barrellon, c'est avant tout le récit d'une reconversion réussie. En effet, rien ne prédestinait initialement cette Béarnaise d'origine, formée en école de commerce et spécialisée en marketing, à revêtir le tablier professionnel.

Le déclic s'amorce dès 2019 : elle décide alors de passer un CAP cuisine en candidat libre, en se formant en ligne avec l'idée que « ça va peut-être lancer quelque chose ».

Le véritable tournant survient lors de sa maternité. Contrainte à l'alitement durant ses deux grossesses, Émilie observe, réfléchit et analyse le poids de la charge mentale qui pèse sur les parents modernes.

« Pendant mes deux grossesses, j’ai dû être alité. Ça m’a fait beaucoup réfléchir à mes envies professionnelles. Quand je suis devenue maman, je me suis demandé comment font les autres parents : entre le travail, la vie de famille et les tâches quotidiennes. Alitée avant l’arrivée de mon deuxième enfant, j’allais souvent sur les réseaux sociaux, c’est à ce moment-là que j’ai découvert le concept des chefs à domicile. Ça a été un véritable déclic », raconte Emilie. Portée par l'amour du produit brut et le désir de redonner du sens à l'assiette, elle a finalement créé Faitout en 2024.

Déculpabiliser les familles

Dans une époque où l'injonction de la performance frise l'omniprésence, Émilie Barrellon a identifié un paradoxe tenace.

Si déléguer le ménage ou le jardinage est aujourd'hui entré dans les mœurs, faire appel à un professionnel pour préparer les repas de la semaine reste trop souvent perçu comme un luxe réservé à une élite.

C'est précisément ce plafond de verre psychologique que la fondatrice de « Faitout » a décidé de briser.

Pour elle, la gastronomie à domicile n'est pas une question de prestige, mais une solution concrète à l'épuisement mental des familles modernes.

Cette charge mentale, cette mère de deux enfants la connaît. L’entrepreneure passionnée s'est donné pour mission de démystifier le recours à un chef à domicile pour en faire un allié du quotidien, au même titre qu'une aide-ménagère.

« Dans une vie surchargée, c’est souvent l’alimentation qui est mise de côté. J’aime pouvoir aider les gens, qu’ils n’aient qu’à rentrer chez eux et manger des plats qui leur font envie, avec des produits frais », confie la cheffe cuisinière à domicile.

En libérant les parents de la corvée des courses et de la préparation, elle leur permet de se recentrer sur l'essentiel : le temps passé avec les enfants, les loisirs ou simplement le repos nécessaire pour repartir le lendemain.

Une logistique sur mesure 

Chaque prestation est une performance sur mesure, adaptée aux envies de ses hôtes, tout en conservant cette "patte" caractéristique qui fait sa renommée : une cuisine simple, mais généreuse et réconfortante.

Dans ses mallettes, on trouve d'ailleurs son ustensile fétiche : le presse-ail de sa grand-mère. « Bien que cette dernière n'ait pas été une "mamie-gâteau", elle cuisinait beaucoup avec de l'ail. J’ai récupéré cet objet, car il me rappelle mon enfance, et j’adore aussi cuisiner avec ce condiment ».

La force d'Émilie réside dans son adaptabilité. Elle s'immerge dans l'intimité de ses clients, s'ajustant à des cuisines qu'elle ne connaît pas. « Certains de mes clients restent à côté de moi pour bavarder, d’autres vaquent à leurs occupations », s'amuse-t-elle. 

Loin des artifices, elle privilégie le produit brut et local, en s'approvisionnant majoritairement chez Ferme’Envie. Sa carte change tous les mois pour suivre le rythme des saisons, proposant 25 plats équilibrés, du hachis parmentier aux currys parfumés, en passant par des options « kids friendly » ou végétariennes.

Les clients n’ont plus qu’à parcourir la carte et composer leur propre panier de services. Cette approche "à la carte" permet à chaque foyer de moduler l'aide d'Émilie selon ses besoins réels, qu'il s'agisse de couvrir tous les dîners de la semaine ou de s'offrir quelques soirées de répit.

Toutes ces prestations culinaires d’Emilie sont déductibles des impôts de 50%.

COUPS DE POUCE

Faire appel à Émilie Barrellon, c'est s'offrir bien plus qu'un simple repas. C'est choisir de retrouver le plaisir de se mettre à table sans avoir passé deux heures derrière les fourneaux après une journée marathon.

Que vous soyez un jeune parent débordé, un professionnel actif ou que vous souhaitiez simplement alléger votre charge mentale, ses plats "faits maison" avec des produits frais transforment votre quotidien en une expérience sereine et savoureuse.

C'est aussi une idée de cadeau originale et profondément utile. Offrir une prestation de « Faitout » à des proches, c'est leur offrir du repos et de la gourmandise sur un plateau.

Emilie s’est récemment associée à Sabrina, fondatrice de Mama in Bloom, pour proposer une initiative inédite : Mamacaroni. Le duo se rend à votre domicile pour prendre soin des jeunes parents.

Emilie leur cuisine de bons petits plats, et Sabrina réalise des soins bien-être à la maman. Deux formules sont proposées : Mamacare, avec deux plats généreux, avec six portions par plat et un massage postnatal d’une heure (à partir de 230 euros) ; ou encore le Golden Mama, avec trois plats généreux, un encas sucré et un massage au rebozo d’une heure (à partir de 335 euros).

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi