Abonnez-vous
Publié le

Laure Morganx vient de publier son deuxième roman

L’autrice installée à Pau depuis dix ans, écrit aussi bien des nouvelles que des pièces de théâtre ou des poèmes. Après la publication en 2019 de son premier roman, un thriller, cette touche-à-tout de l’écriture s’attaque désormais au genre de la fantasy.
L'autrice paloise Laure Morganx.N.B
Entre son métier, sa passion pour les livres et l’écriture, sa troupe de théâtre et sa famille, le quotidien de Laure Morganx est bien rempli.

Liune Gramm, 22 ans, a déjà vécu son lot de drames et de traumatismes. Elle réussit malgré tout à suivre de brillantes études et à entretenir une vie sociale notamment grâce à sa colocataire et meilleure amie Sonja.

Cependant, la mort de son père fait voler en éclat les derniers verrous qui empêchaient Liune de sombrer dans la dépression. Victime de violentes hallucinations, sa paranoïa atteint son paroxysme lorsqu’elle reçoit des menaces de mort signées « T.Malgrav ». Devient-elle folle ? Ou a-t-elle raison de douter de son entourage ?

C’est ce que Liune va tenter de découvrir sans imaginer une seconde que son périple la conduira jusqu’à une organisation secrète : les E.N.D. à laquelle sa famille est étroitement liée.

Voici ce qu’on peut lire sur la quatrième de couverture du livre Le réveil de Liune, le premier tome de la série Les Eclaireuses, de Laure Morganx, publié en janvier dernier aux éditions Ex Aequo.

Grande passionnée de lecture, l’autrice de 48 ans travaille depuis près de deux décennies au sein de la police scientifique au commissariat de Pau et blanchit ses nuits en noircissant des pages, des litres de thé ou de café à portée de main.

Le reste du temps, elle le passe soit en famille soit sur les planches avec ses amis comédiens amateurs ou encore à… dormir pour aller dans des univers oniriques !

Dans son téléphone, elle note toutes les idées qu’elle peut avoir au cours de la journée et qui lui serviront un jour ou l’autre. Il foisonne d’ailleurs de sujets qu’elle n’a pas encore eu le temps de traiter.

Vous écrivez des nouvelles, des poèmes, des romans et vous venez d’écrire une pièce de théâtre... Vous êtes vraiment une touche-à-tout ! 

Laure Morganx – Oui, c’est vrai. J’aime me lancer des défis et varier les styles d’écriture, pour avoir une plus grande liberté. On n’écrit pas une nouvelle comme un roman ou une pièce de théâtre, donc changer de format me force à écrire différemment. Une grande partie de mes nouvelles ont été écrites à la suite de participations (ou non) à des concours d’écriture, avec un thème imposé, ou l’envie d’écrire sur un sujet précis. Dans ce type d’exercice, c’est la chute qui est importante. Et je suis très douée en général (rires). Le roman, quant à lui, part d’une idée. J’écris par la suite quelques paragraphes qui me passent par l’esprit et qui pourront être insérés à n’importe quel moment. Une fois que j’ai les personnages à peu près définis dans mon esprit, je fais des fiches de personnages et j’établis un plan, que je suivrais ou pas. Au fur et à mesure de l’écriture, j’insère les éléments qui me sont venus au tout début. Une fois la fin écrite, je reprends le livre du début et je rajoute les petits éléments qu’il me reste. C’est un peu un genre de puzzle. 

Je fais aussi partie d’une troupe de théâtre, La Sève des planches. J’ai écrit ma première pièce cette année. C’est l’histoire d’une grand-mère, de sa fille et de sa petite-fille, d’une disparition qui n’en est pas une, d’homosexualité, d’une jeunesse révoltée contre la société moderne, de monoparentalité… 

Quelles sont vos inspirations ? 

L. M.- Quand on est écrivain et que l’on a de l’imagination, le plus compliqué n’est pas d’avoir des idées, c’est plutôt de les écrire et de les exploiter jusqu’au bout (rires). À force d’écrire, je me suis rendu compte qu’il y avait des thèmes récurrents et totalement inconscients qui revenaient souvent dans mes textes. Dans la science-fiction, je traite beaucoup de la quête de l’immortalité, les femmes sont très présentes, tout comme les enfants ou, en tout cas, un rapport à l’enfance. Ma première nouvelle publiée, intitulée L'homme qui jouait aux dés, est une œuvre de science-fiction et une réflexion sur la nature humaine et sa soif d'immortalité. Pour Le vin quotidien, je souhaitais parler de l’alcoolisme, car c’est un sujet qui me touche et qui me parle.

Dans certains cas, je serais incapable de dire comment me viennent mes idées, elles surgissent, tout simplement. Par exemple, en retravaillant un de mes romans qui n’a pas encore été édité, j’ai introduit de nouveaux personnages, et notamment des geishas. Je n’avais pas vu de film ni lu de livre sur le Japon ou sur ce sujet en particulier. Je ne sais pas du tout comment c’est arrivé dans ce roman d’anticipation. Je me suis alors documentée et elles ont finalement pris une place importante dans l’histoire. 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce nouveau roman ?

L. M. - Je m’attaque cette fois à la science-fiction. L’idée me vient d’une connaissance qui aurait des dons paranormaux. Un jour, elle m’a dit que quand j’étais à ses côtés, elle voyait mieux les fantômes. Même si je reste une éternelle sceptique sur ce genre de sujet, mais j’aime quand même écrire dessus. C’est à partir de cette discussion que le mot « éclaireuse » m’est venu. Cette histoire va reprendre un peu les codes de mon premier livre : avec deux amies. L’une d’entre elles va développer des capacités, jusqu’à se croire totalement folle.

Vous avez toujours aimé lire et écrire…

L. M.- J’ai baigné depuis ma plus tendre enfance dans l’univers de la littérature. Notre salon était littéralement tapissé de livre et nous n’avions pas la télévision. Je ne saurais pas dire quand j’ai commencé à écrire des histoires ou à en lire, mais ça a toujours été une part importante de ma vie. Écrire est une nécessité pour moi. Ce n’est pas pour m’évader du quotidien, j’éprouve simplement le besoin de coucher sur le papier toutes les idées folles qui me passent par la tête. J’ai un imaginaire débordant : un mot, une phrase, une idée dans mon quotidien peut être le début d’une nouvelle histoire.

Propos recueillis par Noémie Besnard, d’un précédent article.

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi