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Rugby : des All-Bleu magiques face aux Black

Dans une ambiance de folie, les Coqs ont bousculé les champions du monde. Révélation de la saison, le Stade Montois s’est encore bonifié et se détache en tête de la Pro D2. L’Aviron Bayonnais, en échec à Oyonnax, se retrouve à la 4e place.
Après avoir battu les Argentins et les Géorgiens, les Français ont franchi un nouveau palier, en s’offrant une victoire de prestige contre les Néo-Zélandais. Alors que le Top 14 est toujours en mode pause, les Landais se détachent au sommet de la deuxième division avec désormais 9 longueurs d’avance sur le Basques, pourtant grands favoris pour la montée en Top 14..

Oyonnax-Bayonne (30-21) : une défaite logique

Les Oyomen ont montré au grand favori de la Pro D2 qu’il faudrait compter avec eux. Ils ont fait coup double : une victoire sur un concurrent direct pour la montée, l’Aviron Bayonnais ; et une consolidation de leur place de dauphin des Montois dans ce championnat plus serré que jamais.

C’est Oyonnax qui a tiré le premier avec deux essais en 10 minutes, profitant du carton jaune infligé à Cormenier, alors que les Basques devaient se contenter de deux pénalités de Germain, avant de planter un essai sur ballon porté, signé Van Jaarsveld (14-11 à la pause) après le carton sortant le pilier d’Oyonnax.

Il faudra attendre la sortie de David (50e) pour voir les locaux reprendre leurs distances avec un 3e essai (27-14). Si l’Aviron est revenu au score par un essai de son meilleur joueur, le demi-de-mêlée Venter, il n’a jamais pu forcer son destin face à une équipe toute en maîtrise.

Mont-de-Marsan-Aurillac (38-10) : ces incroyables Landais

Après son exploit à Bayonne (14-33), le Stade Montois poursuit sa course en tête, avec 5 longueurs d’avance sur son dauphin et 9 sur les Bayonnais. Même privés de plusieurs cadres (comme Coly, De Nardi, Mensa, Alves et Wavrin), les Landais ont décroché une 6e victoire bonifiée à domicile sur 6 rencontres.

Devant 6.000 supporters, les Montois ont offert 5 essais signés par Naituvi (4e), Muzzio (26e), Doubrère (45e) et Laousse-Azpiazu (51e). Cela sans forcer leur talent face à une équipe rapidement résignée. Ce match de reprise aura permis une bonne remise en jambe avant le déplacement à Béziers, jeudi, chez l’une des belles écuries du championnat.

La régularité des prestations landaises et la capacité du groupe à sortir des performances de haut niveau, comme à Bayonne, ont fait passer le Stade Montois du statut de l’équipe surprise à celui de prétendant sérieux à la montée en Top 14. D’autant plus que tout le monde reste humble malgré cette première partie de saison en mode majeur.

11e journée de Pro D2

Jeudi 18 novembre : Oyonnax-Bayonne (30-21)

Vendredi 19 novembre : Mont-de-Marsan-Aurillac (38-10), Vannes-Provence (25-22), Rouen-Agen (27-23), Bourg-Béziers (30-22), Carcassonne-Grenoble (20-9), Montauban-Nevers (33-17, Narbonne-Colomiers (20-23))

Classement de la Pro D2

  • Qualification directe : Mont-de-Marsan (43), Oyonnax (38)

  • Qualification pour les barrages : Colomiers (37), Bayonne (34), Montauban (34), Béziers (26)

  • Milieu de classement : Nevers (26), Rouen (25), Carcassonne (24), Provence (23), Aurillac (22), Grenoble (17), Vannes (17), Bourg (16)

  • Relégation : Agen (15), Narbonne (13)

France-Nouvelle Zélande (40-25) : une performance premium et une soirée de rêve

Fabien Galthié peut être fier de ses troupes, aussi féroces qu’inspirées. Il fallait bien cela pour prendre le dessus sur les triples champions du monde. Cette victoire et surtout la manière sont un signal fort envoyé à toute la planète de l’ovalie, à quelques semaines du Tournois des 6 Nations et surtout à quelques mois de la Coupe du Monde de rugby 2023 en France.

D’entrée les Coqs ont pris les hommes à la fougère à la gorge, en déployant une énergie folle avec une rage de tuer tout mouvement adverse dans l’œuf. Résultat, dès la 3e minute, Mauvaka a conclu un ballon porté : un coup dur pour des All-Black confiants dans la puissance de leurs avants.

Comme dans un rêve, sublimés par un Stade France en fusion, les Français ont envoyé la cavalerie avec un Romain Ntamack d’exception, accélérant le jeu à merveille avec son complice Antoine Dupont, et transperçant le rideau noir (gris pour l’occasion, en hommage à leurs Poilus). Après l’essai de l’ouvreur de la Ville rose (12e), un autre Toulousain est allé à dame : Mauvaka pris en flagrant acte de récidive sur un ballon porté (32e).

Une demi-heure rondement menée par ces All-Bleu soutenus par 79.000 spectateurs de plus en plus chauds et bruyants. Incroyable 24-6 ! Mais, c’est à partir de là que les Coqs ont réussi, peut-être, la performance la plus prometteuse pour l’avenir. En fin de première période les Néo-Zélandais ont montré les dents, mais les Français n’ont pas lâché. Au retour des vestiaires, les All-Black ont fait donner leurs avants, impressionnants. Avec 3 essais en 11 minutes, ils sont revenus à 4 points des Tricolores, et semblaient inarrêtables.

C’est là que l’intrépide et si talentueux Ntamack a lancé une contre-attaque de son en-but, une contre-attaque du bout du monde, remettant ses troupes dans le bon sens et la bonne folie. Si ce mouvement n’a pas abouti, derrière les Bleus se sont à nouveau déchaînés, multipliant les exploits au cœur des lignes Black. Une interception de Penaud (68e) a scellé la victoire, mais plusieurs autres offensives ont bien failli aboutir, y compris des pilonnages à répétition de la ligne adverse.

Ce samedi, on a eu la confirmation au plus haut niveau que cette (jeune) génération avait de quoi nous faire rêver dans les prochaines années. Car, en plus, elle sait rester modeste et humble.

Les test-matches

Samedi 20 novembre : Ecosse-Japon (29-20), Italie-Uruguay (17-10), Angleterre-Afrique du Sud (27-26), Pays de Galles-Australie (29-28), France-Nouvelle Zélande (40-25)

Dimanche 21 novembre : Irlande-Argentine (57-3)

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