INDEX

A DÉCOUVRIR – Ostara, les savons riches de sens

Le 25 Déc. 2020

La jeune Auscitaine Juliette Sallat propose une gamme issue de plantes cultivées dans son propre jardin, garantie sans huile de palme…

Rubriques :

Alors qu’elle se destine au métier de comédienne, Juliette Sallat, 28 ans, a la vague impression de ne pas avoir fait le choix idéal, celui qui lui permettra de vivre en cohérence avec l’environnement.


Sa licence de théâtre en poche, elle quitte Montpellier pour partir un an en Amérique du Sud, guidée par son amour pour les langues latines, et l’envie d’aller à la rencontre des autochtones. Brésil, Chili, Argentine, Uruguay… C’est alors qu’elle ressent clairement le désir d’exercer une activité en lien avec la terre.

« De retour en France, je me suis orientée vers un Brevet professionnel agricole, spécialisé en culture et transformation de plantes médicinales, raconte la jeune femme. L’idée de créer mes savons s’est affirmée durant ma formation dans le Jura, et mon stage chez “Plantes des Cévennes”, une entreprise familiale de producteurs en cosmétiques bio. »


Il lui faut ensuite trouver un lieu pour s’installer, et cultiver ses propres plantes qui intègreront ses recettes, garanties sans huile de palme, et saponifiées à froid. Une tentative infructueuse de projet collectif en Catalogne plus tard, elle rentre chez ses parents pour y fêter Noël. Avec, au pied du sapin, la possibilité de s’installer tout de suite dans le jardin familial, sur les hauteurs d’Auch.

« C’était l’occasion de faire aboutir un projet que je portais depuis deux ans. La surface étant limitée, j’ai dû me concentrer sur la production des savons pour commencer, même si j’envisageais aussi les huiles de massage et baumes. L’année 2019 a été celle de toutes les démarches administratives et des constructions : de mon laboratoire au sous-sol de la maison, aux plantations de calendula, lavande, romarin, sauge, mélisse, menthe… sur mes 100 m² de terre. J’ai vendu mes premiers savons Ostara en décembre de la même année ».


Soucieuse de l’environnement, elle s’approvisionne essentiellement auprès de producteurs locaux pour obtenir les ingrédients nécessaires : huiles Vita In Bio à Monfort, l’Atelier des Huiles à Jegun, le miel de Philippe Kindts à Pouydraguin, de Philapi à Jû-Belloc, les huiles essentielles du laboratoire Altho, et les flocons d’avoine de Michel Abadie, près de Samatan, qui lui permettent de fabriquer le lait.

Pour être au plus près de ses clients, Juliette choisit la vente directe, et s’installe sur le marché d’Auch le samedi matin, et de Lectoure le vendredi. On trouve également ses produits à l’Epicerie – ambulante – du Kangourou.


En cette période de confinement, et à l’approche des fêtes de Noël, la jeune femme espère pouvoir participer à la boutique Éphémère, un projet mis en place sur Auch avec d’autres artisans, pour l’instant différé.

Elle propose en attendant à sa clientèle de récupérer les achats sur le marché, lors de “MON drive” organisé par le village voisin de Montégut, ou bien d’envoyer par voie postale si nécessaire, après avoir passé commande sur son site.

On y découvre de très jolies idées cadeaux, comme le coffret savon à barbe dans un bol en porcelaine de Laure Mitrano, et toute sa gamme – dont l’édition limitée de Noël Epices et cacao -, semblable à de savoureux gâteaux, au point qu’on en mangerait !


A suivre sur sa page Facebook, cliquez ici


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *