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Chantier colossal sur le barrage de Gèdre

Le 17 Sep. 2020

Les travaux visent à renforcer le niveau de sécurité hydraulique, tout en pérennisant l’ouvrage bientôt centenaire à proximité de Luz-Saint-Sauveur…

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C’est un véritable chantier d’envergure qu’a entrepris EDF Hydro depuis quelque temps déjà sur ce barrage historique mis en service en 1927.


Après le renforcement du pied et le cloutage du mur de la prise d’eau en 2018, les travaux débutés en juillet 2019 consistent au remplacement de deux vannes de trente-cinq tonnes chacune : la vanne de surface et celle de fond.

Ceux concernant la première sont déjà terminés. Elle est désormais opérationnelle depuis mi-mars. Ceux pour la deuxième ont démarré cet été. Selon les prévisions, mais aussi en fonction de l’évolution de la situation actuelle liée au coronavirus, ils devraient s’achever en octobre.

Afin de renforcer la résistance du barrage en augmentant la capacité de débit lors de crues extrêmes – comme ce fut le cas en 2013 -, le génie-civil a évolué avec l’abaissement de 1,50 mètre du seuil de la vanne.


Dotée d’un clapet, situé sur sa partie supérieure, cet ingénieux système lui permettra d’évacuer plus facilement les obstacles flottants importants – comme des troncs d’arbres par exemple – qui pourraient endommager l’ouvrage.

Fidèle à son désir d’entreprendre aux côtés de sociétés locales et régionales, EDF Hydro travaille à cette rénovation avec une dizaine d’entreprises ayant répondu aux appels d’offres : NGE (entreprise tarbaise titulaire du marché), Hydréo, SNEF…

François Tissier, directeur EDF Hydro Adour et Gaves, tient à souligner la priorité accordée à la sûreté des installations hydroélectriques : « Nous investissons, dans le cadre de notre politique de maintien du patrimoine, pour améliorer en permanence le niveau de performance et de sûreté de nos installations. Même si leur moyenne d’âge est de l’ordre de 60 ans, nos barrages sont robustes. Un barrage est construit pour une durée de vie qui dépasse largement un siècle, à condition d’être suivi et entretenu correctement. EDF Hydro investit en moyenne 400 millions d’euros par an dans la maintenance et la sûreté de ses aménagements ».


Grâce à cet impressionnant chantier d’un coût total de 5 millions d’euros, le barrage de Gèdre, prise d’eau principale de l’aménagement de Luz 1 (fournissant elle-même l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’une ville de 60.000 habitants), soufflera donc allègrement ses bougies dans sept ans, avant d’attaquer son centenaire de pied ferme.

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