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INNOVATION – Pierre Pomiers, Benoît Rameix et Notox

Installée à Anglet, cette startup a mis au point une gamme de planches de surf performantes et éco-responsables. La production est locale et les matériaux principalement français…
NOTOX 4
PresseLib’ vous a déjà parlé de cette jeune pousse de la glisse. Que deviennent-ils ? Leur concept plaît, au point de rayonner jusqu'en Australie, où une antenne a été créée récemment. Dans l'Hexagone, ce sont 400 planches qui sont produites chaque année.
  • Ils sont deux à l'origine de Notox : Pierre et Benoît. Tous les deux issus du monde de la robotique, ils sont également passionnés de surf, comme en témoigne Benoît qui concevait déjà des planches, pour le plaisir.

    « C'est en découvrant les coulisses de la fabrication de planches de surf qu'il a eu un déclic et qu’il a décidé de se lancer dans une démarche innovante et éco-responsable », explique Axel Bouzonnie, digital manager. « Il a été frappé par un décalage fréquent entre l'image que voulait porter l'industrie et la réalité des choses ».

    Après deux ans de travail, la première planche signée Notox voit le jour. « Il faut savoir qu'une planche classique de 3 kg produit 6 kg de déchets non-recyclables. Avec Notox, notre objectif est d'être le plus responsable possible. Grace à nos actions mises en place, nous arrivons à diminuer de 5kg la production de déchets non-recyclables par planche produite ».

    C'est pour cette raison que les planches fabriquées à Anglet utilisent des matériaux bio-sourcés, pour la grande majorité locaux ou tout du moins français. « Par exemple, le liège est produit dans les Lande et le lin provient du Nord de la France. La résine que nous utilisons est également végétale à 56%, pour allier performance et écologie ».

    Aujourd'hui, cinq personnes travaillent pour cette startup, permettant des évolutions importantes pour la marque. « Nous allons bientôt basculer sur un nouveau fonctionnement pour notre site internet. Jusqu'à présent, il était une vitrine de nos produits. Très vite, il va devenir un site marchand, où le visiteur pourra directement commander sa planche ».

    Le client bénéficiera alors d'un visualiseur 3D, pour suivre l'évolution de sa commande au fur et à mesure des options choisies. « L'idée est d'améliorer au maximum l'expérience du visiteur. C'est important pour nous qu'il soit content et qu'il sente qu'on se préoccupe très concrètement de ses besoins ».

    Ce site ne sera pas la seule nouveauté de Notox, puisque deux produits sont en développement. « Nous travaillons sur une planche de foil (discipline proche du surf). Nous ne développons que la planche, le mat et les ailes étant fabriqués par une autre entreprise ».

    Le produit sera composé d'un noyau en polystyrène extrudé à 20% de part recyclé, « pour que l'eau ne s'infiltre pas », et le reste de la planche sera en carbone. « Tous les matériaux sont issus de l'industrie ou d'autre secteurs, comme le carbone recyclé, issu de l'industrie automobile, et nous leur donnons une nouvelle vie », continue Axel Bouzonnie.

    Enfin, Notox continuera à développer une gamme de planches destinées au sauvetage, comme c'est le cas depuis une grosse année déjà. « En plus de Vielle Saint-Girons, Hossegor, Capbreton et la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) se sont ajoutées à la liste des entités partenaires. Elles nous font des retour pour que nous améliorons le produit : c'est un développement par expérience ».

    Pierre, Benoît et les trois autres membres de l'équipe souhaitent continuer le développement de la marque, surtout pour porter leur message de sensibilisation du milieu marin aux enjeux environnementaux.

    « Il y a 4 ans, Louise Dever, implantée au Australie, s'est manifestée pour nous dire qu'elle adorait ce que l'on faisait, et qu'elle aimerait propager nos valeurs chez elle, en Océanie ». C'est ainsi qu'est né Notox Australie, qui propose des planches en lin avec succès. « Le concept est le même, mais là-bas : les produits sont australiens, la fabrication est locale, etc. Ca n'aurait pas eu de sens pour nous d'exporter nos produits français ».

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    Photos : Notox et Johann Garcia

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