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JUIN VERTPrévenir le cancer du col de l’utérus

Dans le cadre de Juin vert, de nombreux établissements de santé se mobilisent pour sensibiliser les femmes à ce cancer et les inciter à se faire dépister.
Une gynécologue parle avec sa patiente.
On connaît bien l’opération « Octobre Rose », mais beaucoup moins « Juin vert », qui a été lancé en 2010 par l'Institut National du Cancer (InCa). Son but est de créer des actions afin de sensibiliser la population féminine au cancer du col de l’utérus.

Il s’agit du 12e cancer le plus fréquent chez les femmes en France et compte près de 3.000 cas supplémentaires chaque année. 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités grâce au dépistage. Le dépistage par prélèvement cervico-utérin (frottis) est recommandé pour toutes les femmes entre 25 et 65 ans, tous les 3 ans, après deux premiers tests normaux à un an d’intervalle.

Témoignage : « J'avais 47 ans et je n'aimais pas beaucoup les visites de contrôle chez le gynécologue. Je trouvais toujours un bon prétexte pour ne pas réaliser le frottis annuel. Quand je me suis rendu compte des symptômes, il était trop tard. Il a fallu procéder à une hystérectomie et également ôter les ovaires. J'ai eu de la chance dans mon malheur, car les médecins m'ont très bien soignée. Si j'ai un message à faire passer aux femmes, c'est qu'elles soient très vigilantes. Des journées comme celles du 13 et du 27 juin à l'Hôpital de Pau peuvent sauver des vies. N'ayez pas peur, c'est le cancer qui est redoutable, pas la surveillance en amont... », témoigne Françoise.

Durant un mois, certains centres hospitaliers français participent à cette opération. C’est le cas du Centre hospitalier de Pau, qui a ouvert des créneaux de consultations gynécologiques sans délais pour les femmes de 45 à 65 ans les 13 et 27 juin après-midi (toutes les places sont prises). L'objectif est simple : permettre aux femmes sorties d'un circuit de suivi gynécologique de bénéficier d'une consultation prise en charge.

« L’an dernier, l’opération a connu un franc succès. Cette année, une vingtaine de patientes seront prises en charge lors de ces deux après-midis. On ne va pas sauver le monde, mais on apporte notre pierre à l’édifice », précise-t-on du côté du Centre hospitalier palois, dont les équipes réfléchissent à un moyen d’étendre le dispositif.

Journée d’information, de dépistage et de vaccination au Pays-basque

Le centre hospitalier de Saint-Palais, en partenariat avec le centre hospitalier de la Côte Basque, la CPAM et la Ligue contre le cancer, se mobilise également dans le cadre de Juin vert. En effet, des actions de prévention à destination du grand public seront organisées le lundi 17 juin de 10h à 16h : un stand d’information à destination des patients, du public et des visiteurs sera animé par des professionnels et bénévoles du Centre hospitalier de Saint-Palais, de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Bayonne et de la Ligue contre le cancer des Pyrénées-Atlantiques.

Par ailleurs, un médecin du centre de planification et d’éducation familiale du Centre Hospitalier de la Côte Basque assurera les dépistages (frottis) et la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV).

Une conférence-débat est également prévue au sujet de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) à 19h à la Maison de la Communauté Amikuze (salle Lagunt Etxea, 35 rue du palais de justice). Elle sera animée par le Dr Hurmic, gynécologue du centre hospitalier de Saint-Palais, le Dr Rivière, pédiatre du centre hospitalier de Saint-Palais et le Dr Farbos du centre de vaccination internationale et du service de maladies infectieuses du Centre Hospitalier de la Côte Basque.

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