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Jean-Charles Cistacq accompagne les salariés de l'ovalie

Le 23 Oct. 2020

L’ancien joueur de la Section a été élu président nationale de l’Union indépendante des professionnels, hors entraîneurs et joueurs. Une mission essentielle, encore plus aujourd’hui…

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Dans la tourmente actuelle provoquée par le coronavirus, et les incertitudes qui vont avec pour tous les clubs, professionnels comme amateurs, l’UNIPAAR (Union nationale indépendante des professionnels administratifs et assimilés du rugby) veut être aux côtés de leurs quelque 800 collaborateurs. Rencontre avec Jean-Charles Cistacq.


Comment se positionne cette Union ?
Jean-Charles Cistacq – Elle est récente puisqu’elle a été créée en 2017 pour être aux côtés des salariés comme le sont Provale, le syndicat des joueurs, et Tech XV, celui des entraîneurs. Le terme d’Union a été préféré pour traduire la volonté de proposer un véritable accompagnement, allant au-delà de la simple mission de défense des salariés. La volonté de l’UNIPAAR est de s’inscrire dans une démarche de co-construction, notamment avec les présidents des clubs, de la Fédération française, des comités régionaux ou encore de la Ligue nationale. J’ai d’ailleurs préparé un courrier présentant notre positionnement à l’occasion de mon entrée en fonction.


Qu’est-ce qui vous a amené à prendre ce mandat ?
J.-Ch. C. – J’ai été sollicité par Pierre Venayres, directeur général du Stade Rochelais, qui présidait cette Union jusque-là. Ils cherchaient un ancien joueur connaissant bien le volet sportif pour, justement, se positionner dans un esprit d’ouverture en intégrant la vision de cette dimension qui est la raison d’être d’un club. Mon diplôme de Manager général de club sportif professionnel, obtenu au Centre de Droit et de l’Économie du Sport (CDES) à Limoges, m’a aussi permis de côtoyer des personnalités emblématiques et d’enrichir mon expérience.


Comment allez-vous concilier ce mandat avec vos autres activités ?
J.-Ch. C. – Je vais m’organiser en conséquence, même si ces premiers mois vont être lourds à gérer avec le développement de nombreuses initiatives par l’Union. Mais, je suis fortement épaulé par une équipe expérimentée et très motivée, avec notamment : Valérie Vischi-Serraz, vice-présidente (directrice du Centre de formation du Stade Toulousain) ; Guillaume Gouze, secrétaire général (responsable des opérations de la Ligue nationale de rugby) ; Thomas Bianchin, secrétaire général adjoint (directeur communication du FC Grenoble) ; Stéphane Duberger, trésorier (directeur des projets liés au rugby amateur à la Fédération française de rugby).


Quels projets ?
J.-Ch. C. Nous voulons par exemple proposer aux adhérents des formations de qualité favorisant un épanouissement personnel, tout en renforçant les compétences. Elles doivent être mises en place d’ici le printemps 2021, sur des périodes courtes de 2 jours pour faciliter la participation. Ces séminaires seront aussi l’occasion de rencontrer d’autres acteurs du rugby et de pouvoir partager des bonnes pratiques, mais aussi d’échanger autour des principales problématiques et enjeux pour l’avenir. Il est très important pour chacun d’avoir des occasions de sortir de son isolement. C’est également une manière de contribuer à la professionnalisation des relations de travail dans le milieu de l’ovalie et d’améliorer la performance globale.


D’autres initiatives ?
J.-Ch. C. – Dans la période actuelle, il va falloir être créatif pour encore mieux accompagner nos adhérents. Nous réfléchissons à une plateforme confidentielle qui permettrait de favoriser l’évolution professionnelles des salariés d’un club vers un autre, soit parce qu’ils veulent s’ouvrir à de nouveaux challenges, soit parce qu’ils doivent déménager pour des raisons personnelles. Cela en plus des missions traditionnelles de conseil et de défense des salariés.


Les métiers concernés sont nombreux ?
J.-Ch. C. – Oui. Même s’ils sont peu connus, ces métiers sont multiples et indispensables au bon fonctionnement d’un club et à la préparation des matches. Avec l’accélération de la professionnalisation, ils exigent des compétences de plus en plus pointues et en constante évolution : direction générale, ressources humaines, marketing, commercial, communication, stadium management, kiné, team management, billetterie, comptabilité, administration… Trop souvent oubliés, ils sont les artisans et les garants de la pérennité, du développement et de l’identité des clubs et institutions du rugby français.


Informations sur le site unipaar.fr

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