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Les fiançailles de Luz-Ardiden et Cauterets

Le 28 Déc. 2018

En Bigorre, les deux stations viennent de franchir un cap décisif vers leur future alliance, en votant les statuts d’un syndicat qui englobera au total six communes…

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Ce projet de noces entre Luz-Ardiden et Cauterets prévoit la possibilité de créer une liaison par télécabine entre les deux stations de ski à l’horizon 2024.


D’accord, cela ressemble plus à un mariage de raison qu’à un mariage de passion. Mais, après bien des années de tergiversations économiques et de craintes mutuelles de perte d’identité, la pression de l’État et des banques était devenue trop lourde à assumer. Luz-Ardiden était au bord du gouffre, l’urgence était donc de trouver une solution pour la survie de la station, et de s’engager vers des perspectives d’avenir en commun.


L’approbation de la création de ce nouveau Sivom, incluant les cinq communes actuelles de celui de l’Ardiden (Luz, Sassis, Sazos, Grust et Esquière-Sère) auxquelles viendra s’ajouter Cauterets, devrait permettre dans un premier temps de renégocier la dette de Luz-Ardiden. Condition sine qua non pour la suite du projet.

Au-delà du débat –passionnel- qui agite l’avancée vers la fusion, l’accord repose sur des intérêts convergents, comme l’ambition de relancer l’activité autour du ski, notamment grâce à une liaison qui permettrait de relier les deux stations.


Car le domaine de Luz, à travers ses vingt-huit pistes, possède plus de soixante kilomètres de glisse, mais n’attire pas assez les skieurs. Celui de Cauterets s’étend sur trente-six kilomètres dans le domaine du Lys, et connaît une fréquentation importante grâce à un accès direct aux pieds des pistes, sans problème de circulation. Mais il souffre d’un manque d’hébergement.

La mise en place d’une télécabine entre Luz et Cauterets permettrait donc la mise à disposition d’une centaine de kilomètres de pistes au total, avec une nouvelle attractivité favorable à leur notoriété, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux marchés.


La complémentarité des deux stations profiterait alors à leur développement mutuel, avec pour objectif d’ajouter 100.000 journées-skieurs par an aux 450.000 déjà atteintes à l’heure actuelle.

Si les statuts du Sivom ont déjà été approuvés, la création du nouveau syndicat ne devrait être effective qu’au 1er juin 2019.

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