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Saint-Jean-de-Luz refait son cinéma

On connaît le menu du prochain festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, qui se tiendra du 4 au 10 octobre, avec une très belle sélection et quelques nouveautés...
FILM SAINT JEAN LUZ 0
Cette année, pas moins de 36 films seront projetés, dont les 18 courts et longs métrages en compétition. Sont également prévus une rencontre avec le jury présidé par Thierry Klifa, 4 « masterclasses » et un événement autour de l’écologie et du cinéma.
  • Depuis vendredi dernier, on sait de quoi sera faite la 8ème édition du « FIF » (nouvelle formule) de Saint-Jean-de-Luz, qui aura lieu du 4 au 10 octobre. Comme chaque année, sera proposée aux cinéphiles une belle sélection de premiers et seconds longs et courts métrages.

    Du côté des longs en compétition, la sélection est comme d’habitude assez équilibrée. Cette année, elle fait une part encore plus belle aux réalisatrices, qui ont dirigé 5 des 10 films en compétition. L’origine des films est également multiple avec 4 films français, un film franco-suisse (la « Petite leçon d’amour » d’Eve Deboise) et 5 films étrangers.

    On notera d’abord la présence dans la sélection de « L’évènement », le second film d’Audrey Diwan, qui crée pour le coup l’événement, puisque le 11 septembre dernier, il a obtenu le lion d’or à la Mostra de Venise. Une belle récompense pour l’écrivain, éditrice et réalisatrice, qui fait également partie du jury du 69ème Zinemaldia de Saint-Sébastien.

    Les autres longs métrages français sélectionnés sont le « Rose » d’Aurélie Saada (avec Françoise Fabian, Aure Atika, Pascal Elbé…), le « Sentinelle Sud » de Mathieu Gérault (qui relate les péripéties d’un soldat de retour d’Afghanistan) et « Une mère », film de Sylvie Audcœur avec Karin Viard. Comme souvent dans les sélections du FIF luzien, les films retenus entrent en résonnance avec l’actualité internationale. On citera par exemple le curieux « Apples », premier film du réalisateur grec Christos Nikou, qui décrit une pandémie généralisée… d’amnésie, ou encore Luzzu (du Maltais et Américain Alex Camilleri), qui évoque les dégâts de la pêche industrielle sur le métier traditionnel.

    Des projections… et des masterclasses

    Au FIF, on retrouvera également une compétition de 8 courts métrages, deux longs métrages hors compétition (« Le test » d’Emmanuel Poulain-Arnaud et « Les héroïques » de Maxime Roy), 6 séances spéciales (dont la « Jeune fille qui va bien », premier film de Sandrine Kiberlain derrière la caméra, ainsi que le « Marcher sur l’eau » d’Aïssa Maïga, qui sera suivi d’une discussion autour de l’écologie dans le cinéma) et 3 projections destinées au jeune public.

    Le tableau sera complété par 5 courts hors compétition, dont « Le sang de la méduse » de la Luzienne Florence Toumieux. Et puis comme chaque année pour la dernière matinée du festival, sera projetée (gratuitement) la cinquantaine de « très courts » du dernier Nikon festival, des films de moins de 2 minutes 20 qui sortent généralement de l’ordinaire.

    Du côté des événements prévus en marge des projections, on ajoutera que dans sa volonté constante de créer une proximité entre les acteurs et cinéastes et le public, le FIF proposera 4 masterclasses avec Françoise Fabian, le producteur Christophe Rossignon, la réalisatrice Audrey Estrougo (dont deux films seront projetés lors du festival) et le président du jury Thierry Klifa.

    Une rencontre avec le jury est d’ailleurs aussi annoncée pour le 4 octobre, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. Enfin, petite nouveauté : un « prix de la critique » décerné en partenariat avec le SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma). Particularité de ce prix, les délibérations du jury se dérouleront « en public à l'issue de la projection des court métrages », le 9 octobre prochain à 16h00.

    En résumé, on n’aura pas le temps de s’ennuyer au prochain FIF de Saint-Jean-de-Luz, on le rappelle organisé par Saint-Jean-de-Luz Animations et Commerces (sous l’égide de la Ville). La billetterie est ouverte depuis ce lundi pour les abonnements, et depuis ce mardi pour les séances. On espère évidemment que les restrictions sanitaires n’empêcheront pas le public d’être au rendez-vous…

    Plus d’informations sur le site internet du Festival du film de Saint-Jean-de-Luz

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