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Talents d’ici – Un GMI landais sur le toit des échecs

Le 07 Déc. 2018

Grand maître international d’échecs, vice-champion d’Europe, le dacquois Laurent Fressinet se mesure aux meilleurs joueurs de la planète. Rencontre…

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Depuis une demi-douzaine d’années, il fait partie de l’équipe resserrée des « secondants » du prodige norvégien Magnus Carlsen, qui a remporté la semaine dernière son quatrième championnat du monde consécutif. Difficile d’obtenir un regard plus éclairé sur les échecs de haut niveau et sur l’actualité d’un vrai sport… de combat !


Comment avez-vous attrapé ce virus des échecs ?
Laurent Fressinet – J’ai commencé très jeune et tout de suite pris beaucoup de plaisir à jouer, puis à analyser des parties. J’y ai assez vite consacré énormément de temps, par passion, sans véritablement avoir l’impression de travailler. J’ai vraiment pris conscience que je pouvais en faire une activité professionnelle quand je suis devenu vice-champion du monde des moins de 14 ans. Cela a constitué une sorte de déclic. J’ai ensuite quitté Dax vers 18 ans, pour profiter de meilleures structures et continuer à progresser.

Comment s’organise l’activité professionnelle du joueur d’échecs ? Quelles sont vos sources de revenus ?
L. F. – L’activité se fonde principalement sur les prix et les tournois que les joueurs disputent tout au long de l’année. Mais il y a très peu de joueurs qui subviennent entièrement à leurs besoins en ne faisant que jouer des grands tournois, environ une dizaine en France. La plupart des grands maîtres donnent des cours en dehors, dans les écoles, via des « ateliers échecs », etc. En ce qui me concerne, je ne donne pas de cours, étant pris 3 à 4 mois par an par la préparation de Magnus (Carlsen, champion du monde, NDLR), qui vient en complément de mon activité de joueur. Il faut savoir que la question de la reconversion se pose aussi dans le monde des échecs : après 35 ans, il y a un déclin naturel du joueur qui s’opère et il devient de plus en plus difficile pour lui de se maintenir dans l’élite.


Un peu comme dans tout sport de haut niveau, finalement…
L. F. – Exactement. Étant moi-même joueur de tennis, avec un modeste classement à 30, je suis d’ailleurs assez frappé par les similitudes entre ce sport et les échecs. Comme les échecs, le tennis est un sport d’adaptation dans lequel les coups se répondent. Je lisais l’autre jour une interview de Gilles Simon qui expliquait que le déclin des joueurs de tennis était moins physique que mental, qu’il résultait pour beaucoup d’une fatigue nerveuse, d’un épuisement lié à l’enchaînement des situations tendues, du stress des matchs à répétition. Et bien c’est la même chose aux échecs. Les cas de joueurs comme Vishy Anand (qui aura 50 ans l’année prochaine, NDLR) sont des exceptions, qui comme dans le tennis reposent sur une hygiène de vie irréprochable et sur le fait de conserver une grande motivation malgré les années, l’usure mentale, les victoires déjà acquises, etc.

Et comme dans le tennis, toute une équipe gravite autour des meilleurs joueurs d’échecs… À ce propos, pouvez-vous nous dire comment vous en êtes venu à travailler avec Magnus Carlsen ?
L. F. – Mais où comme dans le tennis, le joueur se retrouve finalement seul avec son adversaire sur le terrain… Pour Magnus, je le connaissais depuis assez longtemps. Il m’avait battu à 16 ans (Magnus Carlsen est né en 1990, Laurent Fressinet en 1981, NDLR), et nous nous sommes par la suite recroisés plusieurs fois sur des tournois. Nous avons à chaque fois pris le temps de discuter un peu et nous nous entendions assez bien. Il m’a contacté avant son premier match de championnat du monde, lorsqu’il a commencé à chercher des secondants pour l’épauler dans sa préparation. J’avais déjà une expérience en la matière, plutôt délicate d’ailleurs, puisque j’avais secondé Vladimir Kramnik (ancien champion du monde et « tombeur » de Kasparov en 2000, NDLR) dans son match perdu contre Anand en 2008. L’intérêt pour Magnus était aussi d’avoir autour de lui des joueurs avec lesquels échanger sans danger. De ce point de vue, il sait que je peux discuter avec lui de telle ou telle configuration de jeu, mais en aucun cas constituer une menace sérieuse pour un joueur de son envergure.


En quoi consiste concrètement votre rôle de « secondant » ? Sur quels aspects du jeu travaillez-vous plus spécifiquement ?
L. F. – En ce qui me concerne, je seconde principalement Magnus sur les ouvertures (c’est-à-dire le début de partie). Je peux lui proposer ou recevoir de sa part des directions de travail, puis j’explore ces directions plus en détail, de façon assez autonome. Car il ne peut évidemment pas gérer toute l’information à lui seul ou étudier toutes les parties d’ordinateur intéressantes qui se jouent désormais 24 heures sur 24. Il doit pouvoir se concentrer sur l’essentiel et déléguer certaines analyses. Dans l’ouverture peuvent en l’occurrence se créer des avantages irrattrapables en exploitant telle ou telle finesse théorique susceptible d’échapper à l’adversaire, et il est donc crucial de réfléchir sous cet angle aux moyens de le gêner, de le sortir de sa zone de confort et des schémas qu’il affectionne. Mais il faut savoir que Magnus, qui est un joueur plutôt intuitif, n’apprécie pas vraiment cette préparation, très théorique, aux ouvertures. L’ouverture lui sert moins à faire triompher une savante préparation qu’à créer des situations de jeu où pourra s’exprimer et triompher le meilleur joueur d’échecs.

À quel stade de la préparation et des événements intervenez-vous ? On pense notamment au contexte particulier de ce championnat du monde (ayant désormais lieu tous les deux ans et opposant historiquement le tenant du titre à un challenger sorti vainqueur du fameux tournoi dit « des candidats »).
L. F. – Sur le championnat du monde, l’équipe de secondants intervient avant et pendant. Cela commence bien en amont du match, 2 à 4 mois avant, essentiellement dans le cadre de stages de préparation, où l’on travaille certes sur des questions purement échiquéennes, mais où l’on fait aussi beaucoup de sport. J’ai donc aussi joué, par exemple, au basket et au tennis avec Magnus. Le championnat du monde est un match au long cours, avec 12 parties qui peuvent durer plus de 7 heures chacune et où à chaque instant, la moindre erreur peut vous perdre. Au bout de trois semaines à ce régime, c’est bien souvent la condition physique qui fait la différence, à plus forte raison entre deux joueurs dont le niveau technique est généralement assez proche. Il faut pouvoir résister à des phases de stress intenses. On s’est déjà « amusé » à prendre le pouls de joueurs en zeitnot (littéralement « en manque de temps » à la pendule, NDLR), et l’on a constaté qu’il est semblable à celui de pilotes de formule 1 pendant une course. Il est déjà arrivé qu’un joueur fasse une crise cardiaque pendant une partie…


Et pendant le match ? Étiez-vous présent à Londres ? Étiez-vous nombreux dans cette « équipe Carlsen » ?
L. F. – L’équipe était composée de l’entraineur principal, présent au côté de Magnus à Londres, et de quatre secondants. Nous autres secondants étions pendant le match en Asie, géographiquement bien placée pour profiter des 7 heures de décalage horaire. En effet, les parties de championnat du monde se déroulent grosso modo de 14h à 21h. Aussitôt après sa partie, Magnus répond aux sollicitations des médias, se repose un peu et dîne. Il n’est en mesure de nous envoyer ses instructions qu’autour de 23 heures. Ces instructions nous sont en grande partie données en fonction du contenu de la partie qui vient de se jouer. Si nous avions été sur place, nous aurions dû travailler entre 23h et 11h du matin, ce qui n’est évidemment pas le meilleur moment pour avoir les yeux en face des trous ! Il y a deux ans, le match entre Magnus et Sergueï Karjakine a eu lieu à New York et nous étions alors en Norvège, pour les mêmes raisons. Bref, on peut dire que l’équipe de secondants a été mobilisée à temps plein pendant ce championnat, et qu’elle entre dans une phase de repos bien méritée…

Alors, quelles sont vos impressions sur ce match de championnat ? Par exemple par comparaison avec le précédent ?
L. F. – Globalement, on peut dire que Magnus avait été assez moyen en 2016 contre un adversaire plus faible, qui nous avait posé assez peu de problèmes dans l’ouverture. Fabiano Caruana, le challenger de cette année (Américain, vainqueur du tournoi des candidats et n°2 mondial, NDLR), était beaucoup mieux préparé. Dans ce match, on a senti que les blancs n’ont pas vraiment réussi à convertir leurs rares occasions de gain et que ce sont surtout les noirs qui ont réussi à dicter le jeu dans les moments-clés.


On a entendu beaucoup de commentateurs regretter que les 12 parties classiques se soient soldées par des nulles et que, pour la deuxième fois de suite, la victoire se soit jouée au tie-break. Est-ce lié à un profil plus « risquophobe » des joueurs modernes, comme l’affirment certains, ou bien à une évolution du jeu en général ?
L. F. – Le nombre de parties nulles ne résulte clairement pas d’une volonté de la part des joueurs, qui cherchent évidemment à gagner sans trop se compromettre. Pour le reste, je dirais qu’on ne peut pas vraiment juger à partir d’un échantillon de 12 parties classiques, trop restreint à mon sens. Le nombre de nulles est toujours important aux échecs, où il n’est jamais évident de créer des déséquilibres dans des parties entre joueurs dont la précision des coups va tendre à se rapprocher de celle d’un ordinateur. Il faut moins regarder la proportion de parties nulles que le contenu des parties, qui me paraît très satisfaisant. Kramnik a même déclaré qu’en termes de niveau de jeu, nous venons d’assister au plus beau match de championnat du monde qui ait jamais eu lieu. J’ai bien sûr lu qu’on a reproché à Magnus d’être nerveux ou à Fabiano de n’avoir pas cherché à pousser davantage dans les dernières parties. Mais objectivement, Fabiano a quand même très bien joué et Magnus n’avait aucun intérêt à prendre des risques inconsidérés dans les dernières parties classiques du match, puisqu’il était notoirement très supérieur à son adversaire dans le format semi-rapide adopté pour le tie-break. Là-dessus, la stratégie était claire. Les parties nulles cachent d’ailleurs une réalité contrastée. Dans la première partie, Magnus a magnifiquement joué ses 35 premiers coups et obtenu une position archi-gagnante qu’il n’a étonnamment pas pu convertir en gain, tandis que dans la sixième, il a dû défendre une position difficile pendant plus de 8 heures…

Puisqu’on parle à un expert ès ouvertures, les profanes que nous sommes se demandent souvent pourquoi, dans ces parties de championnat du monde, les deux adversaires s’obstinent à jouer et rejouer un même début. Par exemple, on avait vu beaucoup de parties espagnoles à New York, et cette année des siciliennes à Londres. Vous pouvez nous expliquer ?
L. F. – On peut dire que c’est en vertu d’un vieux principe cher à la légende russe Mikhaïl Botvinnik, qui disait que trop de changements et de variations, au fil d’un match, donnent à la longue une visibilité sur la préparation de l’adversaire, sur ses lacunes du moment, etc. C’est pourquoi les matchs vont bien souvent se fixer sur un même début, qui peut être fonction des modes, d’une découverte théorique ou simplement du style des joueurs. Et le but va être d’essayer de déstabiliser l’adversaire sur ce terrain de jeu bien défini, ce qui en pratique s’avère très difficile, surtout face à un joueur bien préparé. En 2016, avec l’espagnole, les noirs étaient assez contents avec la nulle. Dans le match de cette année, au contraire, c’est surtout en contre-attaque, avec les noirs, que pouvaient se gagner les parties, en particulier quand les blancs se sont un peu sentis obligés d’exploiter leur petit avantage naturel (On rappelle qu’aux échecs, les blancs commencent et qu’en jouant le premier coup, ils donnent une première orientation à la partie, NDLR).


En parlant d’ouvertures, cette histoire d’attaque « Trompowsky » dans le championnat d’il y a deux ans, au moment de l’élection de Trump, c’était médité ?
L. F. – On va dire que cette élection a sans doute facilité les choses et que c’est tout à fait le genre d’idée qui peut germer dans l’esprit de Magnus, un joueur par ailleurs particulièrement imprévisible. Comme beaucoup de grands champions, il est aussi assez chambreur et peut être très mauvais perdant ! Cela dit, nous avions pas mal étudié cette ouverture pendant la préparation, avec justement dans l’idée de sortir un peu Karjakine de ses schémas de jeu. Cette Trompowsky avait donc toute sa raison d’être, en tant qu’ouverture jugée douteuse : c’était un moyen de se placer sur le terrain des échecs et non de la préparation théorique. Pour ce championnat de 2016, l’idée générale était de mixer un peu ce genre d’ouvertures avec des choses plus classiques.

Maintenant que Magnus Carlsen a gagné, s’ouvre une période creuse qui va courir jusqu’au printemps 2020. Comment se caractérise votre contribution dans l’intervalle entre deux championnats ?
L. F. – Pendant ces périodes, l’équipe est plus réduite et nous sommes 2 secondants à œuvrer à l’année. Ce qui représente quand même une somme de travail, car il faut savoir que Magnus est l’un des champions du monde qui joue le plus. Chaque année, il dispute 6 ou 7 tournois et ses préparateurs participent avec lui à 3 ou 4 stages. Au quotidien, pendant les tournois, la préparation va s’effectuer en fonction de ses adversaires, de la place qu’il occupe dans l’épreuve, etc.

Parlons un peu de votre propre carrière de joueur. On aurait tendance à croire que ce travail de secondant est aussi un moyen de progresser au contact d’un joueur d’exception, mais vous allez nous dire qu’il n’en est rien…
L. F. – Disons qu’avec cette activité, je me suis un peu moins concentré sur ma carrière. J’ai eu un pic à la 22ème place mondiale et atteint un classement Elo (système d’évaluation des joueurs : le classement évolue en fonction des performances, NDLR) à 2 700. Entre 2001 et 2016, je suis resté parmi les 60 premiers joueurs du monde. Aujourd’hui, je tourne plutôt autour de la 100ème place mondiale. Cette année, je n’ai pu jouer que le championnat de France et les Olympiades, sans réelle préparation. Le fait de travailler pour Magnus implique évidemment de se focaliser sur son répertoire à lui et non sur le mien. Ce travail étant par ailleurs focalisé sur l’ouverture, j’ai moins le temps de travailler sur les autres volets du jeu. Mais j’ai encore des ambitions et, je pense, quelques années devant moi. Dans un premier temps, cela passera sans doute par un choix pertinent de tournois que je pourrais jouer dans les meilleures conditions. C’est là qu’a peut-être résidé mon erreur ces deux dernières années.


Vous êtes grand maître international depuis 18 ans et avez secondé deux champions du monde. Vous avez forcément dû jouer contre toutes les légendes du jeu…
L. F. – J’ai joué contre la plupart de celles qui vivaient encore. J’ai joué contre Karpov, que j’ai réussi à battre, même s’il avait déjà plus de 60 ans… J’ai aussi joué contre Spassky, contre Smyslov… Le seul que je n’ai pas pu jouer, c’est Kasparov, mais j’ai un peu travaillé avec lui. Je recevais ses fichiers d’analyse et c’était toujours très intéressant. Je l’ai un peu côtoyé : c’est un personnage un peu bouillonnant, avec un fort caractère. Mille idées lui viennent à la seconde. C’était évidemment la référence quand j’ai commencé à jouer et il reste la légende du jeu. Personne n’a dominé la discipline comme lui, pendant 20 années d’affilée. Là encore, cela passait par une hygiène de vie. C’était assez impressionnant de le voir faire ses allers et retours dans sa piscine pour se préparer.

On a l’impression que cette compétence échiquéenne pourrait être utile à bien des entreprises, d’une façon ou d’une autre. Êtes-vous souvent approché par des sociétés privées ?
L. F. – Assez peu, en réalité. La reconversion naturelle du joueur d’échecs, comme dans le tennis une fois de plus, reste le coaching. Je sais que certains joueurs font un peu de conseil. Kasparov a maintenant une casquette de conférencier. Mais c’est sans doute à nous, joueurs d’échecs, de réfléchir à la question de ce que nous pourrions apporter aux entreprises. Le temps nous manque un peu à tous, mais il est certain que la question mériterait d’être creusée.

Magnus est-il le meilleur joueur que vous ayez eu en face de vous ?
L. F. – Je peux dire que oui, et même de très loin. La première fois que j’ai joué contre lui, j’ai aussi eu pour la première fois cette impression d’être complètement dépassé par les événements. D’habitude, même quand vous jouez un grand maître plus fort, vous comprenez ce que vous ratez ou pourquoi votre adversaire joue tel ou tel coup, vous devinez le sens de ses manœuvres. Avec Magnus, vous êtes rapidement dépassé, tout va trop vite pour que vous compreniez ce qui vous arrive !


Que lui manquerait-il, après 4 victoires en championnat du monde ?
L. F. – Magnus a battu tous les records : plus jeune numéro 1, plus jeune champion du monde… Il a cumulé les trois titres de champion du monde en classique, en rapide et en blitz. Il a atteint le meilleur classement Elo. Il ne lui reste plus qu’à garder cette motivation pour espérer rejoindre un Kasparov en termes de longévité…

Où en est ce bon vieux débat sur l’homme contre le programme d’échecs ? La machine semble avoir triomphé pour de bon…
L. F. – Cela fait un petit moment que les programmes les plus puissants sont quasiment imbattables et qu’on peut s’estimer satisfait en annulant contre eux. Ils sont maintenant incontournables dans l’étude des positions, des parties, etc. Il y a actuellement une petite révolution avec l’apparition du programme Alpha Zero, qui fonctionne par auto-apprentissage et joue des parties aléatoires (et parfois très bizarres) contre lui-même toute la journée. Il a battu tous les autres outils développés auparavant. Et on n’a pas encore tout vu… Cela peut paraître effrayant, mais ce n’est pas forcément inquiétant. Le fait que les machines ne fassent plus d’erreur n’empêchera pas la magie des parties entre deux joueurs de continuer à opérer.

Vous jouez souvent sur internet ?
L. F. – Assez peu, en réalité. Parfois pour me roder un peu lorsque je n’ai pas joué depuis longtemps. Je suis plutôt du genre à me pencher sur un livre.


Vous nous en conseillez un ?
L. F. – La série des Great Predecessors de Kasparov est vraiment très bien faite. Il raconte l’histoire de chaque champion du monde. Cela se lit un peu comme un roman, avec des analyses de parties qui sont souvent lumineuses.

Une dernière question : constatez-vous un engouement plus important pour le jeu d’échecs ?
L. F. – Pas tellement en France, mais assez au niveau mondial. Mais l’engouement vient aussi des performances des joueurs. En Norvège, Magnus est évidemment une vedette et ses parties sont diffusées en direct à la télévision, même en prime time. Et on voit des gens qui regardent ses parties sans même savoir jouer, en observant simplement les chances de gain des joueurs, calculées à chaque coup par l’ordinateur. C’est assez incroyable. En France, on a un peu vu Maxime (Vachier-Lagrave, numéro 1 français et bien installé dans le top 10 mondial, NDLR) dans les médias récemment, mais on est bien loin de cette folie…

 

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En images, une partie rapide entre Magnus Carlsen et Laurent Fressinet

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