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1500 COUPS DE POUCEL’audace sans frontières avec Du Béarn aux Grandes Ecoles

Longtemps, les lycéens d’Orthez ou d’Oloron ont cru que les Grandes Écoles parisiennes étaient un monde à part, inaccessible. Aujourd'hui, l'association Du Béarn aux Grandes Écoles prouve que nos racines sont un tremplin, pas un boulet.
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En finir avec l’autocensure et transformer l'exil étudiant en un cercle vertueux pour le territoire : c’est le pari fou lancé en 2018 par une poignée de passionnés.

Avec plus de 5.000 élèves sensibilisés et un réseau de parrainage qui ne cesse de croître, l’association DBGE brise le plafond de verre géographique.

Pendant longtemps, pour un lycéen d’Orthez, d’Oloron ou de Pau, intégrer une prestigieuse école parisienne ressemblait à un saut dans l’inconnu, doublé d’un adieu définitif à ses racines.

Fondée en 2018 par Guillaume Dutheil et Hugo Longeas, Du Béarn aux Grandes Ecoles s’est donnée pour mission de dire aux jeunes Béarnais que leur origine géographique est une force et non un frein.

Tout commence par un constat frappant : « un lycéen Béarnais a trois fois moins de chance d’entrer dans une grande école qu’un lycéen parisien. De nombreux talents n'osent même pas postuler aux filières d’excellence par peur de ne pas être à la hauteur ou de se sentir isolés », soulignait Guillaume Dutheil dans un ancien article.

Pour contrer ce sentiment d’illégitimité, l’association a déployé un arsenal de solidarité à destination des étudiants et diplômés de tous les cursus sélectifs (écoles de commerce, d’ingénieur, Science Po, université de droit, prépa…).

DBGE

Une force collective

À travers un système de parrainage personnalisé, des étudiants déjà installés dans de grands établissements tendent la main à leurs cadets.

Ces étudiants ne se contentent pas de donner des conseils méthodologiques ; ils partagent leurs codes, leurs doutes et leurs succès, agissant comme de véritables phares pour ceux qui hésitent encore à franchir le pas.

Cette chaîne humaine transforme la solitude de l’étudiant expatrié en une force collective.

Au cœur du dispositif, 600 jeunes ont déjà bénéficié d’un parrainage bienveillant où des étudiants installés dans de grands établissements tendent la main à leurs cadets.

Ce système est bien plus que du simple conseil méthodologique : c'est un véritable transfert de confiance qui transforme la solitude de l’étudiant expatrié en une force collective.

L'excellence au service du territoire 

Mais l’aventure ne s’arrête pas à la réussite des concours. L’innovation majeure de cette initiative réside dans sa volonté de créer un flux de retour vers le Béarn. L’idée n’est pas de perdre ces cerveaux, mais de les accompagner pour qu’ils reviennent irriguer l’économie locale une fois diplômés. 

« Notre ambition est de créer un cercle vertueux où l'excellence académique nourrit directement le développement de nos entreprises locales », affirme l’association. 

En organisant des visites d’entreprises et des tables rondes en partenariat avec les Ambassadeurs du Béarn, l’association tisse des liens professionnels précoces. L'ambition est claire : créer un cercle vertueux où l'excellence académique nourrit directement le développement des entreprises locales. 

En complément, grâce au soutien de la Fondation du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne et de l’entreprise Michaud, des bourses aident les profils atypiques à financer leurs études d’ingénieurs, de commerce, de droit ou d’économie.

« Grâce à cette bourse, les bénéficiaires sont accompagnés pendant deux ans, avec un suivi régulier pour les aider dans cette période qui peut être complexe », ajoute-t-elle. 

Un nouveau souffle pour de nouveaux défis

Depuis sa création, Du Béarn aux Grandes Ecoles a bien grandit. L’association a signé des conventions avec une dizaine de lycées béarnais et des partenaires privés, afin de réaliser des interventions auprès de plus de 5.000 élèves.

En 2025, un nouveau chapitre s’est ouvert avec l'arrivée de Romain Minvielle à la présidence. Ancien lauréat du dispositif de bourses et étudiant à Sciences Po, il incarne aujourd'hui les ambitions d’une association qui compte plus de 270 membres actifs.

Loin d’être un club fermé, cette plateforme reste ouverte à tous ceux pour qui l’audace est la seule condition d’entrée.

Noémie Besnard

COUPS DE POUCE

Pour un chef d’entreprise béarnais, soutenir cette démarche, c'est investir directement dans le capital intellectuel de sa région.

C'est l'assurance de voir revenir des profils de haut vol, formés aux meilleures méthodes, mais gardant chevillée au corps cette culture gasconne si précieuse.

Du Béarn aux Grandes Écoles est à la recherche de nouveaux étudiants pour le dispositif de parrainage.

Si vous souhaitez donner un peu de votre temps afin d’accompagner un jeune dans son orientation et ses premiers pas dans les études supérieures, n’hésitez pas à rejoindre l’association.

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