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Le GIE d'Agrolandes, pour mutualiser les compétences et innover ensemble

Ce groupement d'entreprises fondé en 2019 rassemble 35 structures qui font aujourd'hui vivre 44 projets collectifs. Parmi elles, de grosses entreprises, mais aussi des startups prometteuses...
Photo : Agrolandes.
Une démarche unique en son genre qui aura vu la naissance de solutions innovantes, comme avec le projet de « traitement de l'image », initié par 3 entreprises locales et solutionné par une quatrième...
Hervé Noyon

« C'est une véritable force pour nous ! », commence Hervé Noyon, directeur général d'Agrolandes. Et difficile de le contredire tant le GIE du technopôle a fait ses preuves en trois années d'existence. « Il existait déjà une association d'entreprises, mais nous avons voulu le structurer différemment pour lui donner un nouvel élan, et orienter notre démarche vers des projets d'innovation ».

L'objectif premier de ce GIE est d'établir une force collective pour répondre à des problématiques communes partagées entre plusieurs entreprises membres associées. « Nous ne sommes que 5 salariés Agrolandes, pourtant cette méthode de fonctionnement nous permet de mobiliser environ 90 collaborateurs sur les projets, dont 71% sont des dirigeants ». Aujourd'hui, 35 entreprises sont membres de ce GIE et actionnaire du GIP Agrolandes à hauteur de 25%. « Les entreprises membres sont parties prenantes de la vie du technopôle ! ». Parmi elles, pêle-mêle : Aqualande, Labat, Maïsadour, Protifly, Pyrenex, Biolandes, Naldéo Technologies, Maison Laffite, etc.

« C'est une démarche qui a du sens car l'agriculture et l'agroalimentaire sont confrontés à des problématiques majeures. Il y a un fort enjeu, et pour que cela fonctionne, il faut que l'on avance en filière », explique Caroline Roussy, directrice du pôle projets, innovations et digital responsable de la coopérative Lur Berri, nouvelle arrivante au GIE, depuis un an. « Même si nous n'avons pas encore participé à des projets concrets, nous nous sommes positionnés sur plusieurs constructions de projets ».

Une aide principalement théorique et opérationnelle pour le moment, dont se réjouit la coopérative basque. « Ça nous apporte de la veille par l'intermédiaire de nombreuses autres entreprises, sur les synergies du territoire, sur l'émergence de partenaires éventuels, etc. Et puis cela nous aide aussi beaucoup sur la structuration de nos projets. C'est une démarche précieuse pour nous, et cela peut être le cas pour n'importe quelle autre entreprise ! ».

Surtout qu'il n'est pas impossible de rejoindre ce GIE. « Il suffit de se signaler auprès d'Agrolandes », reprend Hervé Noyon. « De notre côté, nous examinons la candidature avec le Conseil d'Administration afin de savoir si l'entreprise est dans une vraie démarche commune de recherche de projets innovants. Si oui, il y a une participation au capital, indexée sur la dimension de l'entreprise ».

Des membres du GIE d'Agrolandes lors d'une réunion.
Photo : Agrolandes.

Grâce à ce GIE, Agrolandes a pu permettre la création de solutions innovantes pour répondre à des besoins communs d'entreprises membres. Ce fut par exemple le cas récemment par l'intermédiaire du projet de « traitement de l'image », mis sur la table par la SASSO, Aqualande et Protifly. Chacune avait une problématique pour identifier ses individus : Aqualande souhaitait pouvoir compter et déterminer le sexe de ses truites rapidement, la SASSO avait une problématique concernant le suivi de ses poulets producteurs, et Protifly souhaitait également assurer le suivi de ses insectes. C'est l'entreprise SMI-IA qui est arrivée avec une solution numérique, par caméra.

Un cahier des charges établi ensemble, pour un financement ensuite partagé. « Le projet coûtait environ 120 000 euros. Environ 50% de la somme a été payée par les entreprises, et Agrolandes s'est chargé de boucler les 50% restants, notamment en allant chercher des aides et subventions de la Région Nouvelle-Aquitaine, du département, ou d'autres entreprises ». Une réduction des coûts majeure pour les entreprises impliquées dans ce projet.

« Les entreprises y ont un intérêt ! C'est une facilitation pour identifier des problématiques, monter les projets qui en découlent, trouver les entreprises compétentes pour y répondre et mettre en œuvre le financement et la technique. C'est la force d'une réflexion collective », ajoute Hervé Noyon. « Il y aura toujours des projets. Nous sommes persuadés que parmi ceux sur lesquels nous nous sommes positionnés, certains vont se concrétiser, car ce GIE est un véritable catalyseur de projets. Et ça a du sens... », parachève Caroline Roussy. Il est évident que vu la dimension de l'agriculture et de l'agroalimentaire sur notre territoire, innover dans ces secteurs est gage de cohérence...

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