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Le Secours Catholique plus mobilisé que jamais !

En 2020 jusqu'à 7 millions de personnes auraient eu recours à l'aide alimentaire délivrée par l’organisation caritative. L’Antenne des Pays de l’Adour fait le même constat…
Reconnue d’utilité publique, le Secours Catholique Caritas France est une association qui lutte contre les causes de pauvreté, d’inégalité et d’exclusion et propose des alternatives, au service du bien commun.

Depuis plus de 25 ans, il publie son rapport sur l'état de la pauvreté en France. La pandémie de Covid-19 a déstabilisé des situations budgétaires déjà très serrées. Mais elle a aussi été l'occasion d'inventer de nouvelles formes de solidarité.

La délégation du Secours Catholique des Pays de l'Adour, couvre les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, un vaste territoire de 1.023.244 habitants. Le Secours Catholique y est présent par l'action des 1.450 bénévoles (570 dans les Landes, 450 dans le Béarn et 430 dans le Pays basque). Ces bénévoles sont répartis en 65 équipes locales, et 54 lieux d’accueil maillant ainsi l'ensemble du territoire, afin de répondre au mieux aux réalités de pauvreté.

En 2020, l’antenne locale de l’association a rencontré, accompagné et aidé près de 16.828 personnes (soit 500 personnes de plus qu’en 2019). Environ 205.000 euros ont été donnés en aides directes (chiffre stable par rapport à 2019), aux ménages sollicitant une aide et un accompagnement.

Que dit le rapport… en 2020, 43% des ménages ayant répondu à l’enquête du Secours Catholique ne percevaient aucune ressource financière et étaient en situation d’extrême pauvreté. Dans ce rapport, le Secours Catholique révèle que la moitié des ménages étudiés vit avec moins de 9 euros par jour pour se nourrir, s’habiller, se payer des loisirs…

Avec la crise, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté particulièrement dans les familles avec enfants et chez les jeunes de moins de 25 ans (+6 points entre 2019 et 2020).

Les visages de la précarité alimentaire sont multiples, complexes et évolutifs, mais toutes ces situations sont liées à un manque de ressources financières. La précarité ne touche pas seulement les retraités, mais également des familles monoparentales (plus des deux tiers des ménages interrogés), des personnes seules sans revenus, des jeunes (les 18-25 ans sont plus que jamais impactés par la crise sanitaire) et des étrangers en situation régulière.

En 2020, 57 % des ménages interrogés ont demandé une aide alimentaire pour la première fois. Ce sont ceux qui ont subi une perte de revenus (pour 28% d’entre eux) ou une augmentation des charges (liée notamment à la fermeture des cantines). Cette situation peut être en partie expliquée par l’augmentation des dépenses incompressibles (logement et charges, eau, électricité…), comme c’est le cas pour l’essence et le gaz.

La situation dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes

Cette année, au-delà des contours d’une pauvreté multiple et complexe qui caractérise l’exclusion d’aujourd’hui, l’image marquante que nous garderons tous restera ces files d’attente devant les lieux de distribution alimentaire.

« Avant la crise sanitaire, notre premier poste de soutien était l’aide à la mobilité et au logement, et ce depuis plusieurs années. Avec la pandémie, l’aide alimentaire est devenue la demande prioritaire des ménages aidés, passant de 20 % des aides directes en 2019 à 51% en 2020 », souligne Rémy Campion, délégué général du Secours Catholique des Pays de l’Adour.

Les bénévoles des Pyrénées-Atlantiques ont multiplié les distributions de paniers solidaires et de plans alimentaires territoriaux. Depuis le 15 février 2021, date de reprise de l’accueil des petits déjeuners par le Secours Catholique (au 65 Boulevard Alsace Lorraine à Pau), 400 repas/mois ont été servis.

« Ce n’est pas un lieu de passage, mais de rencontres. Beaucoup de retraités qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, les migrants, des sans-domiciles fixes et également des étudiants y trouvent un endroit accueillant. Ce n’est pas que la distribution de nourriture », explique Martine Phesans, en charge des petits-déjeuners à Pau.

D’autres part, en plus de ces dispositifs habituels, l’antenne dirigée par Rémy Campion, une réflexion est menée pour développer la création de jardins partagés nourriciers et d’épiceries solidaires ouvertes à tous. Ainsi, depuis 2020, la mairie de Lescar prête à l’association un terrain proche du centre social l’Escale. Transformé en jardin partagé de 100m2, c’est avant tout un lieu de partage, pour les bénévoles et les bénéficiaires.

« Les projets que nous menons dépendent des idées des bénévoles. Par exemple, nous allons bientôt mettre en circulation un Fraternibus dans les Landes. Il s’agit d’une camionnette aménagée, avec une douche et des toilettes. L’idée est d’aller vers les différentes formes de pauvreté et aller à la rencontre des personnes. On réfléchit aussi à la construction d’une épicerie solidaire ouverte à tous avec d’autres associations », révèle Rémy Campion.

À la fin de son rapport, le Secours Catholique-Caritas France émet différentes pistes de solution pour que chacun puisse vivre dignement. L’association porte ainsi des propositions concrètes, à l’instar de la mise en place d’un revenu minimum garanti. Destiné à tous les habitants en situation régulière (à partir de 18 ans), il serait fixé à 50 % du niveau de vie médian (919 euros en 2019) et accessible le plus automatiquement possible.

Pour découvrir le rapport détaillé, rendez-vous sur le site du Secours Catholique

Photo : © VINCENT BOISOT / SCC

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