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Le bassin de Lacq vers la relocalisation ?

Le 10 Avr. 2020

La communauté de communes et le GIP Chemparc veulent encourager les réflexions sur la production sur notre territoire de composants chimiques et d’ingrédients actifs…

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La crise du coronavirus, outre qu’elle chamboule provisoirement l’organisation de nos filières économiques, pourrait la modifier à plus long terme, notamment via des relocalisations. Un constat valable pour le secteur-clé de la chimie. Le bassin de Lacq pourrait en profiter.


Dans les prochains mois, on risque d’entendre parler un peu plus souvent de relocalisations. La crise sanitaire nous rappelle trop cruellement les lacunes de notre tissu économique pour que le sujet ne fasse pas débat quand le soufflé sera un peu retombé. Dans cet esprit, certains commencent déjà à penser à l’après. « Les acteurs du bassin de Lacq souhaitent tirer les enseignements de la crise et anticiper la reconstruction, en menant une réflexion collective visant à relocaliser la production de composants de base et d’ingrédients actifs dans les domaines de la chimie, de la pharmacie et de la cosmétique », explique ainsi la CCLO (Communauté de communes de Lacq-Orthez).

Les vice-présidents du développement économique de cette dernière sont en train d’accompagner Pierre Nerguararian et Patrick Bernos, respectivement président et directeur général du GIP Chemparc, dans le recensement des sociétés du bassin de Lacq « qui seraient prêtes à participer à des échanges autour de cet objectif » de relocalisation de productions chimiques. Un courriel a été récemment envoyé aux entreprises concernées, en concertation avec la Région.


Relocaliser pour maîtriser les approvisionnements…

Certaines de ces entreprises méditaient apparemment déjà sur le sujet « pour des raisons de qualité, de fiabilité et/ou de bilan carbone ». L’épisode actuel, marqué par des difficultés d’acheminement depuis l’étranger et en particulier l’Asie, pourrait les inciter à passer à l’action plus vite pour réduire leur dépendance aux importations.

Le bassin de Lacq serait évidemment un lieu idéal pour accueillir de nouvelles unités de production, alors que toutes les infrastructures sont déjà sur place. « Les projets de relocalisation seront examinés avec une attention particulière par les élus de la CCLO, les pouvoirs publics régionaux et nationaux », précise la Communauté de communes, qui en cette période particulière a mis en place un plan de continuité de son activité.


Au moins 30 agents de la CCLO seraient en effet encore sur le terrain pour répondre « aux besoins prioritaires des habitants ». Se poursuivent la collecte des déchets, l’accueil en crèche d’enfants des personnels soignants ou encore le service de transport Mobilacq pour les déplacements autorisés. De même, le réseau Cyber-base Lacq-orthez poursuit ses activités à distance : ses médiateurs répondent par e-mail aux questions des habitants. On notera enfin que la CCLO a décidé de suspendre les loyers d’avril des entreprises installées dans des locaux intercommunaux.

Du côté du GIP Chemparc, les équipes sont désormais en télétravail. Les bureaux du groupement sont fermés. Sur le pôle Chemstart’up, seule la société M2i Life Sciences, spécialisée dans le biocontrôle et la protection des cultures, poursuivrait encore son activité.

Plus d’informations sur le site chemparc.fr et sur cc-lacqorthez.fr

Notre article sur M2i Life Sciences, cliquez ici


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