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Pratique - Les prêts garantis par l’État lancés ce mercredi

Le 25 Mar. 2020

Le ministre de l’Economie a défini les contours du dispositif portant sur la garantie de 300 milliards d’euros de prêts aux entreprises et professionnels…

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Lancé avec Bpifrance et la FBF (Fédération Bancaire Française), ce dispositif permettra à l’État de garantir des prêts qui vont courir sur un maximum de 5 ans. On apprend également ce mardi que 730.000 salariés seraient désormais en chômage partiel.


L’État va donc garantir 300 milliards de prêts pour « soulager la trésorerie des entreprises et des professionnels qui subissent le choc lié à l’urgence sanitaire ». Cette mesure, détaillée ce mardi 24 mars par Bruno Le Maire, est assez inédite : elle porte sur l’équivalent de 15% du produit intérieur brut français. Elle serait la première du genre à avoir été validée par la commission européenne dans le contexte d’épidémie actuel.

« Le lancement de ce dispositif est rendu possible par la mobilisation en un temps de record de toutes les énergies des réseaux bancaires, pleinement engagés pour réussir le déploiement des prêts garantis par l’Etat, ainsi que de Bpifrance, qui a développé en 72 heures la plateforme nécessaire à la gestion la plus fluide possible de ce dispositif massif », précise Bercy.


730.000 salariés en chômage partiel…

Concrètement, toutes les entreprises (hors SCI, établissements de crédit et sociétés de financement) pourront demander un prêt garanti par l’État à leur banque pour maintenir leur trésorerie à un niveau acceptable, et ce jusqu’à fin décembre. Le montant du prêt pourra s’élever jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires (2019) ou jusqu’à « deux années de masse salariale pour les entreprises innovantes ou créées depuis le 1er janvier 2019 ».

Ces prêts pourront être amortis sur une durée maximale de 5 ans, sans remboursement exigé la première année. Les banques s’engagent à jouer le jeu et à fournir une réponse rapide à leurs clients. « Elles s’engagent à distribuer massivement, à prix coûtant, les prêts garantis par l’Etat pour soulager sans délai la trésorerie des entreprises et des professionnels », explique le ministère de l’économie.


Dans le contexte d’un durcissement du confinement passant notamment par la fermeture des marchés ouverts, le ministre souhaite en outre pousser les enseignes à s’approvisionner prioritairement auprès d’agriculteurs français. Il a aussi indiqué que 730.000 salariés étaient déjà passés en chômage partiel, pour un coût s’élevant déjà à 2,2 milliards d’euros, alors que l’État en a provisionné 8,5. Autrement dit, il va sans doute falloir débourser davantage que l’enveloppe prévue.

Concernant la fameuse prime de 1.000 euros que Bruno Le Maire espère voir accordée aux salariés présents sur le terrain, il a précisé qu’elle ne serait plus soumise à l’obligation d’un accord d’intéressement. Il a également rappelé que l’aide forfaitaire de 1.500 euros pour les PME et indépendants sera versée à partir du 4 ou du 5 avril. Et confirmé l’hypothèse d’une croissance de -1% pour 2020…


Enfin, le ministre a rappelé que l’État viendrait à la rescousse de grandes entreprises fortement menacées par les conditions actuelles, sans citer aucun nom pour ne fragiliser personne, quoique ceux d’Air France et de Renault soient dans toutes les têtes. Plusieurs solutions pourront être envisagées, de la simple prise de participation jusqu’à la nationalisation, un « derniers recours » que Bruno Le Maire n’a pas exclu.

Plus d’informations sur le site internet du ministère – cliquez ici


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